logo Nextplz

Muriel Robin cash sur sa vie privée : "tout m'énervait"

Muriel Robin cash sur sa vie privée : "tout m'énervait"
Publié le

Il y a des paroles qui frappent par leur honnêteté. Muriel Robin, 70 ans, n’a pas cherché à enjoliver son passé lorsqu’elle a accepté de se confier récemment sur sa vie intime et son évolution personnelle. Face à Isabelle Ithurburu, la comédienne s’est livrée sans filtre, dans 50'Inside, revenant sur une période de sa vie marquée par la colère, la douleur et une forme de dureté qu’elle ne se reconnaît plus aujourd’hui.

Muriel Robin cash sur sa personnalité

L’entretien prend rapidement une tournure très émotionnelle lorsque la journaliste l’interroge sur la femme qu’elle était autrefois. Muriel Robin ne détourne pas la question. Au contraire. Elle avoue ressentir une profonde tristesse en repensant à cette époque. "Ça me fait de la peine", confie-t-elle, avant d’expliquer qu’elle n’était pas en accord avec elle-même. Une souffrance intérieure qui, selon elle, a parfois débordé sur les autres. "Peut-être d'avoir été si mal et peut-être d'avoir fait du mal aussi", reconnaît-elle avec lucidité. L’humoriste insiste pourtant sur un point essentiel : sa nature profonde. Elle se décrit comme quelqu’un de fondamentalement bienveillant, malgré les apparences qu’elle a longtemps renvoyées. "Je suis gentille. Je suis quelqu'un de gentil profondément, j'en suis sûre", affirme-t-elle.

La comédienne revient sur ses accès de colère

Mais cette gentillesse était étouffée par un mal-être constant, qui se traduisait par des réactions excessives. "J'ai pu être cassante… tout m'énervait", admet celle qui a évoqué sa routine. Muriel Robin met alors des mots très forts sur le mécanisme qu’elle avait mis en place pour survivre émotionnellement. Derrière ses piques et son agressivité se cachait une immense fragilité. "Je mordais, en fait, pour ne pas pleurer", explique-t-elle. Une phrase qui résume à elle seule des années de tensions accumulées, de non-dits et de blessures enfouies. L’humour, la répartie, la dureté étaient devenus des boucliers face à une sensibilité qu’elle ne s’autorisait pas à montrer.

Une carrière marquée par ces émotions

Aujourd’hui, le constat est radicalement différent. Interrogée sur son état actuel, Muriel Robin, qui a vécu un viol à l'âge de 10 ans, ne laisse planer aucun doute. À la question de savoir si elle se sent apaisée, sa réponse est immédiate et sans détour : "Oui. Oui". Deux mots simples, mais lourds de sens, qui traduisent un long cheminement intérieur. Ce changement se ressent aussi dans ses choix artistiques. Dans La pire mère au monde, comédie de Pierre Mazingarbe où elle partage l’affiche avec Louise Bourgoin, elle incarne une femme aux relations compliquées avec sa fille. Un rôle qui fait écho, d’une certaine manière, aux thèmes de la transmission, de la colère et des blessures familiales. Depuis 2023, Muriel Robin explique avoir pris le temps de se recentrer, de travailler sur elle-même et de comprendre l’origine de ses emportements.

Publicité

À lire aussi sur Nextplz:

Accessibilité : partiellement conforme