La future retraite d'Helena Noguerra dévoilée : le montant inattendu qui inquiète

La future retraite d'Helena Noguerra dévoilée : le montant inattendu qui inquiète

Par Nextplz

Publié le Modifié le

Helena Noguerra s’affiche en invité prestige de Capitaine Marleau, a coanimé les Victoires de la musique 2026, mais parle déjà beaucoup de sa retraite. À 57 ans, l’actrice et chanteuse avoue se projeter à 67 ans pour raccrocher, tout en redoutant ce qui l’attend sur son relevé de pension. Derrière l’image d’artiste installée, la retraite d’Helena Noguerra ressemble à un point d’interrogation.

Dans un entretien accordé à Nice-Matin, elle confie : "J’en suis encore à me dire, est-ce que ça va durer ? Est-ce qu’il ne va pas falloir que j’ouvre une petite boutique ou un salon de thé à un moment ou à un autre ?" Elle parle même d’"une sensation de précarité" malgré les succès. Quand elle lance, mi-sérieuse mi-amusée, "Ça va aller, plus que dix ans à tirer. Bon, ils ont mis la retraite à 67 ans", la question surgit aussitôt : et si le montant final était très en dessous de ce que son aura publique laisse imaginer ?

Pourquoi la retraite d’Helena Noguerra la fait douter

Le flop de la série Nouveau Jour, arrêtée prématurément sur M6, a servi d’électrochoc. "Si vous n’êtes pas prêt à affronter les difficultés, vous changez de cap", explique-t-elle, avant de reconnaître que ce revers ravive ses peurs. Elle se décrit comme "un funambule" qui marche "sur un fil", même si elle se rassure en se disant qu’elle "va arriver bientôt à la retraite". En février, sur la scène des Victoires de la musique 2026, elle lançait déjà : "Je vous avoue que, bien que j’aie l’habitude d’être sur scène, j'ai un petit peu le trac... Non, je suis carrément pétrifiée, en fait".

Cette angoisse ne porte pas seulement sur les projets à venir, mais sur l’après. "La difficulté d’être artiste, c’est que même quand ça marche, il y a une sensation de précarité. Je parle en tout cas à mon niveau", résume Helena Noguerra. Car, dans son métier, les années fastes alternent avec les périodes plus creuses, et le système de retraite français ne fait aucun cadeau à ces carrières en dents de scie.

Retraite des artistes : le piège qui guette Helena Noguerra

Le Code de la Sécurité sociale, via l’article L382-1, encadre la retraite des artistes-auteurs. Tout repose sur un empilement de régimes : le régime de base géré par la CNAV, la complémentaire Audiens pour les cachets et l’intermittence, et le RAAP géré par l’IRCEC pour les droits d’auteur. Pour valider 1 trimestre en 2024, un artiste doit déclarer 1 747,50 euros de revenus cotisés, soit 6 990 euros pour obtenir les 4 trimestres annuels, avec une pension de base calculée sur les 25 meilleures années et un objectif de 169 trimestres pour la génération 1969.

  • La pension moyenne d’une femme artiste plafonne à environ 1 140 euros nets par mois.
  • Un rapport diffusé sur Vie-publique chiffre la retraite complémentaire moyenne du RAAP autour de 1 315 euros par an seulement.
  • Les dividendes versés via une société ne génèrent aucun trimestre, contrairement au salaire.

Résultat : un artiste peut avoir gagné beaucoup, mais si ses revenus sont irréguliers, mal déclarés en salaires ou sortis en dividendes, sa pension chute. C’est ce "trou noir" des droits d’auteur qui alimente, en arrière-plan, l’inquiétude d’Helena Noguerra.

Vers quel montant de retraite pour Helena Noguerra ?

Selon le site d’actualité Yahoo Actualités, sa demi-sœur Lio a raconté que sa propre retraite était estimée à environ 980 euros par mois après plus de 40 ans de carrière et des millions de disques vendus. Mis en regard avec la moyenne de 1 140 euros pour les femmes artistes, ce chiffre donne une idée du "montant inattendu" qui attend parfois les vedettes. Sans données personnelles sur le parcours exact d’Helena Noguerra, impossible de chiffrer sa future pension, mais tout indique qu’elle se situera dans cette zone modeste si ses dix prochaines années ne sont pas fortement cotisées en salaires.

Il lui reste toutefois une décennie pour densifier ses droits, entre tournages, musique et éventuels cachets télé. Ses confidences résonnent avec toute une génération d’artistes de 50 à 60 ans qui découvrent que la gloire médiatique ne pèse pas lourd face aux règles de la CNAV, d’Audiens et du RAAP, et que la "retraite Helena Noguerra" pourrait bien ressembler à la leur.

Publicité