
"J'ai fini à l'hôpital" : Faudel fait des révélations terribles sur son amitié avec Nicolas Sarkozy

Il y a des choix qui marquent une carrière à jamais. Pour Faudel, qui a indiqué ne pas avoir suivi un conseil de Johnny Hallyday, l’un d’eux a tout bouleversé. Près de vingt ans après sa disparition médiatique, le chanteur est revenu sur cet épisode fondateur qui a fait basculer sa vie, jusqu’à l’exil et l’hôpital.
Faudel revient sur son amitié passée avec Nicolas Sarkozy
Un récit brut, livré sur le plateau de Quelle époque !, où il évoque sans détour son amitié avec Nicolas Sarkozy et les conséquences qu’elle a entraînées. Le 6 mai 2007 reste une date charnière. Ce soir-là, Nicolas Sarkozy fête sa victoire à l’élection présidentielle place de la Concorde. Faudel est présent, invité parmi d’autres artistes. À l’époque, il n’imagine pas une seconde que cette apparition publique scellera son sort. Quelques heures avant l’événement, une scène l’a pourtant marqué. Johnny Hallyday, également convié, décide finalement de ne pas s’y rendre. "Il a dit : je n’y vais pas, je ne le sens pas", raconte Faudel aujourd’hui. L’avertissement était clair. Johnny aurait même insisté sur l’organisation défaillante de la soirée. Avec le recul, le chanteur reconnaît qu’il aurait dû suivre ce conseil.
Des menaces sur sa famille
À 26 ans, Faudel se voit encore comme un artiste engagé, convaincu de pouvoir créer un pont entre le monde politique et la jeunesse des quartiers populaires. "Je pensais sincèrement que ça pouvait apporter quelque chose", explique-t-il. Sa relation avec Nicolas Sarkozy, qu’il avait rencontré bien avant, à Neuilly, lui semblait alors naturelle, presque amicale. "Je n’ai pas réfléchi aux conséquences", admet-il aujourd’hui. La chute n’a pas tardé. Après cette soirée, le rejet est brutal. Face à Léa Salamé, Faudel décrit un véritable déchaînement. "Je me suis fait massacrer", lâche-t-il. Les attaques ne s’arrêtent pas à lui. Son entourage est touché de plein fouet. Son fils est agressé, sa famille subit des pressions répétées, ses parents, restés à Mantes-la-Jolie, vivent dans la peur.
Le chanteur est aujourd'hui installé hors de France
Les menaces s’accumulent, installant un climat de tension permanente. Sur le plan professionnel, tout s’effondre. Les concerts sont annulés, les projets disparaissent, la maison de disques se désengage. En quelques mois, Faudel, qui avait réagi sur l'affaire Palmade, passe de star populaire à artiste persona non grata. Cette mise à l’écart le plonge dans une détresse profonde. "J’ai fini à l’hôpital", confie-t-il, évoquant une dépression sévère. Interrogé sur ses pensées à cette période, il ne cache rien : l’idée de tout arrêter l’a traversé. Il se sent alors responsable de sa propre chute, écrasé par la culpabilité. Ce qui le marque encore davantage, c’est le silence. Aucun soutien du monde politique, aucun appel de Nicolas Sarkozy. "Personne ne m’a appelé", répète-t-il, amer. Seuls ses parents et ses proches sont restés présents. Sa vie personnelle n’y résiste pas non plus. Son couple se brise, un divorce douloureux s’ajoute à la spirale.
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