
Ayant "grandi dans le 93", Sarah Knafo sans langue de bois sur l'immigration : "Ce n'est pas de l'idéologie, c'est..."

Les années passent, mais l’immigration reste un sujet brûlant des débats en France. Une situation qui divise profondément la société. D’un côté, on retrouve ceux qui prônent un contrôle renforcé. Des méthodes plus strictes pour réduire l’arrivée d’étranger sur le territoire français. De l’autre, des personnes qui défendent une approche plus humaniste. Une division qui alimente les tensions et rend la vie encore plus dure pour les immigrés. Le sujet est devenu tellement compliqué que certains préfèrent éviter. De quoi faire réagir Sarah Knafo.
L’immigration devient un sujet tabou
Lors de son passage sur le plateau de BFMTV, Sarah Knafo n’a pas manqué de donner son point de vue sur l’immigration. L’occasion pour la femme politique d’évoquer la volonté du Parti Socialiste d’écarter le débat sur l’immigration dans les accords législatif est le symbole d’une politique qui tue. La députée de 32 ans qui a fait parler pour sa tenue légère a alors dénoncé une classe politique qui préfère balayer d’un revers de la main les défis existentiels du pays pour maintenir un semblant de consensus. “Je trouve que c'est exemplaire de cette politique qui nous tue. C'est-à-dire que pour mettre d'accord la classe politique dans son ensemble, il faut écarter d'un revers de la main un des défis existentiels. Je ne vais pas polémiquer ni être idéologue”, a-t-elle confié.
Sarah Knafo sans détour sur l’immigration
Loin des chiffres et des théories, l’élue livre un témoignage poignant sur ses racines. Face à Jérôme Guedj, Sarah Knafo s’est livrée sur son passé. “Je viens de Seine-Saint-Denis et quand j'étais petite, je n'étais pas de droite, je n'étais pas de gauche. Je ne savais pas ce que ça voulait dire la droite et la gauche”, a-t-elle confié. Pour la femme politique, cette époque était marquée par une insécurité constante.
“Je savais qu'à 15 ans, parce que j'étais une jeune femme, je ne pouvais pas sortir de chez moi sans avoir peur. Que parfois, j'étais obligée de changer de tenue quand j'arrivais là où j'allais parce que je savais que je pouvais me faire agresser si... Je me suis fait voler mon téléphone plus de 15 fois dans le RER B, dans le tramway, dans le RER E”, a-t-elle révélé. Avant de pointer une détresse psychologique profonde. “Quand je rentrais chez moi, j'avais les larmes aux yeux. Et j'avais honte de dire à mes parents qu'ils devaient me racheter un téléphone parce que je pensais que c'était de ma faute si je m'étais faite agresser. Vous vous rendez compte ? On fait vivre toute une jeunesse dans ça. Toute une jeunesse. Et c'est pas de l'idéologie de vous dire ça. On est des millions à l'avoir vécu.”
“Tous les pays ont des frontières”
Lors de son entretien, Sarah Knafo n’a pas mâché ses mots. “Je pense que beaucoup de gens qui m'écoutent là ce soir, qui sont pas forcément des gens de droite, encore moins d'extrême droite, se disent que ça n'est pas possible de vivre comme ça dans un pays comme la France. On est un grand pays. C'est pas possible de s'habituer à ce genre de choses”, a-t-elle déclaré. Par la suite, elle est revenue sur les critiques de Manon Aubry.
L’occasion pour la femme politique d'appeler à un consensus basé sur le “bon sens” et rejette l’étiquette idéologique pour se faire la porte-parole d’une majorité silencieuse. “Il y a des mesures de bon sens qui peuvent trouver un consensus. Elles trouvent un consensus chez les Français et elles n'arrivent pas à trouver de consensus ici. Et c'est ça qui est dramatique”, a-t-elle confié. Avant de conclure : “Avoir des frontières, par exemple, c'est quelque chose de banal. Tous les pays ont des frontières. On a eu des frontières pendant des siècles. Il suffirait simplement de s'y remettre. L'Algérie a des frontières, la Tunisie a des frontières, les États-Unis ont des frontières.”
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