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Comment « Marty Supreme » m’a réconciliée avec Timothée Chalamet

Comment « Marty Supreme » m’a réconciliée avec Timothée Chalamet
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Film événement avant même sa sortie ce mercredi 18 février, « Marty Supreme » n’offre pas seulement un rôle en or à Timothée Chalamet mais aussi une mue. Longtemps hermétique à la « Chalamet-mania », je dois aujourd’hui l’admettre : le jeune Franco-Américain mérite sa hype.

Au risque de m’attirer les foudres du fan club de Timothée Chalamet, ce dernier m'a longtemps laissée de marbre. Je reconnaissais son talent évident dans « Call Me By Your Name », sa fragilité à fleur de peau et sa manière très juste d’habiter les silences à tout juste 20 ans m’avaient bouleversée. Même émotion, l’année suivante, avec « My Beautiful Boy » aux côtés de Steve Carell. Là aussi, il m’avait cueillie. Et puis ça s’est arrêté là.

Impossible de nier la précision, le sérieux et l’intelligence dans le choix de ses rôles, certes. Mais la hype quasi unanime autour de lui a eu sur moi un effet presque répulsif.

Il faut dire que l’acteur est devenu une image avant d’être une présence. Tapis rouges à gogo, campagnes publicitaires, interviews virales : il était partout et c’en était lassant. S’ajoutait à tout ça une forme de nonchalance – séduisante pour certain·es, épidermique pour moi –, qui créait une sorte de distance. Une manière d’occuper l’espace médiatique avec détachement, ironie, presque désinvolture.

Dans « Dune », je le trouve presque survendu, écrasé par un film à gros budget, transformé en une...

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