« Aucun autre choix » : trois raisons d'aller voir le dernier film de Park Chan-wook au cinéma

Le réalisateur coréen, Park Chan-wook, signe son grand retour avec une comédie noire sur le chômage et la violence feutrée du capitalisme. Trois bonnes raisons de ne pas rater ça.
Ovationné neuf minutes à la Mostra de Venise, nommé trois fois aux Golden Globes, affichant 97 % sur Rotten Tomatoes : autant dire qu’on ne parle pas d’une petite sortie discrète du mercredi. Avec « Aucun autre choix », Park Chan-wook signe son grand retour - et transforme le chômage en thriller délicieusement cruel. On vous explique pourquoi il faut foncer.
Parce que c’est un projet mûri pendant vingt ans
À l'origine, il y a « The Ax », roman noir de l’Américain Donald Westlake, publié en 1997. En 2005, Costa-Gavras en tirait déjà « Le Couperet » avec José Garcia. Park Chan-wook, lui, tombe amoureux du livre à la même époque - et ne le lâche plus. Vingt ans d’obsession avant de passer enfin derrière la caméra en 2024. Là où Costa-Gavras filmait la violence sociale comme une tragédie grecque, le réalisateur coréen la transforme en farce noire - même histoire, même désastre, mais plus acide et plus dérangeant. Le film est d’ailleurs dédié à Costa-Gavras. Classe.
Parce qu'il est angoissant et drôle à la fois
Yoo Man-su a 25 ans d'ancienneté dans une fabrique de papier, une famille aimante, une maison avec jardin, deux chiens. L'image même du type qui a bien fait les choses. Et puis il se fait virer. Ce qui suit, c’est sa quête d’emploi -...



