Violences sexuelles à l’école : ce que l’on va demander aux élèves dès la maternelle

De la grande section de maternelle à la terminale, dix millions d'élèves seront interrogés en novembre sur les violences sexistes et sexuelles qu'ils ont pu subir. Un moyen de repérer les enfants victimes et de faire remonter des situations qui n'arrivent jamais jusqu'aux adultes.
Cent quarante-trois écoles maternelles, trente-six écoles élémentaires, vingt-quatre crèches. À la veille de la rentrée, le parquet de Paris a communiqué à franceinfo le décompte des enquêtes pénales ouvertes pour des soupçons de violences, dont des violences sexuelles, dans le scolaire et le périscolaire parisiens. Deux cent trois procédures sont en cours, dans 184 établissements, visant pour la plupart des animateurs. Quarante-sept dossiers ont été classés sans suite, six sont à l'instruction, six renvoyés devant un tribunal. Sur les seuls mois de juillet et d'août, vingt-deux nouveaux signalements sont remontés. Lundi 31 août, un animateur d'une école du 15e arrondissement a comparu pour des agressions sexuelles que plusieurs enfants lui imputent. Un second procès s'ouvre dans la semaine.
Une semaine plus tôt, dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray annonçait que les élèves seraient interrogés dès novembre sur les violences sexistes et sexuelles qu'ils ont pu subir. « 10 millions d'élèves seront interrogés sur ce qu'ils ont éventuellement été amenés à subir », a-t-il...



