Vendée. Eloa a quitté ses études pour se consacrer à sa passion, être artiste make-up

Titulaire d’une licence de langues, Eloa a grandi à Luçon. Elle a tout plaqué à 22 ans pour se lancer dans le maquillage artistique, par le biais de sa chaîne YouTube, ainsi que ses comptes TikTok et Instagram. Son leitmotiv : faire oublier les complexes des uns et des autres, grâce à un trait d’eye-liner.

Sur les réseaux sociaux, Eloa, 23 ans, montre deux visages. D’abord celui du modèle vivant, sur lequel elle présente ses maquillages créatifs. Puis, il y a celui du quotidien, avec lequel la Vendéenne s’adresse à sa communauté de près de 40 000 abonnés, TikTok et Instagram confondus. Cheveux rapidement noués, la peau quelque peu irrégulière. Eloa, c’est nous.

Il y a un an, elle faisait le grand saut en interrompant des études qui devaient déboucher sur un master de tourisme, un cursus conventionnel, choisi par défaut . Sa passion d’enfant pour le dessin a rejoint celle du maquillage. En résulte Eloharikoa, instagrammeuse au visage peint de couleurs vives. Elle use de paillettes, plumes, de dégradés irisés sur les paupières ou procède à des transformations totales, inspirées, le plus souvent, de personnages de Disney.

@eloharikoa

Mon cou ma tête ##illusion ##illusiondoptique ##…

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Âgisme, sexisme… Ce que subissent les femmes médecins ménopausées

Une récente étude britannique met l’accent sur les (nombreuses) discriminations que subissent les femmes médecins ménopausées. Une situation qui aurait pour effet malheureux d’accentuer les inégalités professionnelles. On vous explique pourquoi.

On l’a compris en suivant la lutte des soignantes contre le coronavirus : le milieu médical souffre encore de sérieuses disparités. Et ce n’est pas la dernière enquête de la British Medical Association (BMA), c’est à dire le syndicat médical officiel du Royaume-Uni, qui contredira ce funeste constat. L’association professionnelle a effectivement contacté plus de 2 000 femmes médecins afin de les interroger sur leur carrière. Résultat ? Plus de 90 % d’entre elles ont déclaré que la ménopause – et ses effets – avait affecté leur vie pro. Un verdict qui alerte, à l’heure où l’Angleterre dénombrerait pas moins de 30 000 femmes médecins âgées de 45 à 55 ans.

Aujourd’hui encore, la ménopause reste un sujet trop peu abordé. Comme un tabou. Et pourtant, les incidences de cette phase sont loin d’être anecdotiques sur le corps, la santé et l’esprit des femmes concernées. Fatigue physique, troubles du sommeil, bouffées de chaleur, perte de confiance en soi ou encore anxiété… Les maux ne manquent pas. « La ménopause est une étape normale de la vie de toutes les femmes qu’elles vivent pourtant dans le silence du tabou qui l’accompagne », s’attristait récemment Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes.

Tout cela, les femmes médecins l’éprouvent – tout comme elles bloquent également à l’idée d’en parler, nous apprend la BMA. Mais à cette charge s’en ajoute une autre, professionnelle. Si lourde d’ailleurs que ces expertes de la santé expérimentées – occupant même le poste de directrice – prendraient leur retraite plus tôt et/ou réduiraient leurs heures de travail, quitte à accepter des postes moins rémunérés… Et là encore, les raisons s’entendent.

Une double-peine ?

Quelles sont-elles au juste ? On le devine : le manque de soutien de leurs supérieurs durant cette période très spéciale, mais aussi le sexisme et l’âgisme vécus sur le lieu de travail. L’âgisme, c’est cet ensemble de préjugés – et de discriminations – ciblant un individu en fonction de son âge avancé. Une sérieuse double-peine. « Il reste très peu de femmes âgées de mon niveau (supérieur) au sein de ma profession. Et si je mentionnais mes symptômes de périménopause (les troubles annonciateurs de la ménopause, ndrl), je serais stigmatisée et l’on me manquerait de respect, comme si je n’étais plus capable ou rationnelle », déplore à ce titre l’une des voix sondées.

D’autres encore déclarent s’être senties « ridiculisées » par leurs responsables en évoquant ce sujet, perçu négativement ou simplement incompris. Autre bémol, le refus hiérarchique d’horaires plus flexibles, prenant en compte le vécu quotidien de ces professionnelles : l’institution ferait preuve d’une véritable « rigidité » niveau planning. « La ménopause m’a frappé comme une montagne russe. Je ne m’attendais pas à avoir des symptômes paralysants. J’ai résisté pendant deux ans, mais je souffrais de privation chronique de sommeil durant cette période. Parler de la ménopause en tant que médecin est encore tabou », témoigne à ce titre la radiologue Anne Carson. .

Par-delà ce manque d’empathie, le regard d’autrui et la stigmatisation qu’il implique importe beaucoup quand il est question d’évolution de carrière. Et bien qu’expérimentées, nombreuses sont les femmes médecins à ne pas supporter ce cap qu’elles doivent traverser seules. On s’en doute, de par ses conséquences concrètes sur leur vie pro, ce sentiment d’exclusion n’arrange en rien un panorama déjà touché par les inégalités salariales.

Mais aujourd’hui, la parole se libère. Un bon début puisque comme l’indique au Guardian la professeure de médecine Neena Modi, le rapport du syndicat britannique pourrait bien « inciter les employeurs à apporter un soutien approprié à leurs employées et à mettre fin aux non-dits recouvrant un processus physiologique pourtant normal ». La BMA interpelle à l’unisson les employeurs. « Nous les appelons à adopter une approche proactive sur le sujet de la ménopause, à faciliter les discussions et à s’assurer que le personnel sait quel soutien est disponible », déclare l’association.

Espérons que le message soit passé.

 

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Sexe virtuel, et si on était déjà en plein dedans?

L’impression que la grande époque du sexe virtuel est encore à venir est sans doute erronée: en réalité, tout est là.

Qu’est-ce que l’amour? Une émotion? Un sentiment? Intouchable, intangible, volatile… À travers une scénographie poétique et artistique, l’exposition «De l’amour» au Palais de la découverte apporte des réponses scientifiques précises sur cet attachement irraisonné qui nous étreint tous un jour ou l’autre. Vous allez l’aimer!

En 1993, la comédie d’action et d’anticipation Demolition Man, avec Sylvester Stallone et Wesley Snipes, prend la tête du box-office américain avant de connaître une carrière assez honorable pour sa sortie française (environ 1,8 million d’entrées entre février et mars 1994). Avec les années, le premier long-métrage de l’Italien Marco Brambilla a fini par accéder au statut de film culte. En plus du mystère des trois coquillages (enfin résolu à l’hiver 2019), une scène marque le public: celle du rapport sexuel entre les deux personnages.

La scène se passe en 2032. Ses deux protagonistes sont la policière Lenina Huxley (Sandra Bullock dans son premier rôle marquant) et son collègue John Spartan (Stallone), fraîchement décongelé après avoir été cryogénisé en 1996. Après quelques rapprochements relativement orthodoxes, de l’ordre de la parade …

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« Les CRS ont levé la matraque gratuitement sous nos yeux » : il y a 40 ans, la révolte de Plogoff

Face au refus de l’enquête d’utilité publique nécessaire au projet de centrale, l’État envoie plus de 500 gendarmes mobiles et parachutistes à Plogoff et des CRS à Quimper. Utilisation de grenades interdites et de canons à eau, coups et blessures en garde à vue et journalistes volontairement visés… Pendant six semaines, le déploiement policier est énorme et la répression violente. Plongée dans les archives de janvier à mai 1980. Dernier volet de notre série sur la révolte de Plogoff.

C’est d’abord la violence d’une situation, une situation tragique où la liberté de s’exprimer, d’être là, constitue un délit, où la voix de Plogoff est couverte par le cliquetis de la force publique ». Le 8 mars 1980 dans Ouest-France, le journaliste Guy de Lignière pointe du doigt la violence de l’État contre les manifestants de Plogoff (Finistère), qui luttent contre l’implantation d’une centrale nucléaire, à quelques kilomètres de la Pointe du Raz.

Après le choc pétrolier de 1973, la France a en effet accéléré son programme nucléaire et envisage alors de construire plus de 200 centrales d’ici l’an 2000. Annoncé en 1975, le projet d’une nouvelle centrale en Bretagne est alors accueilli par un mou…

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EN IMAGES. Il y a 40 ans, la révolte de Plogoff : les photos de la lutte antinucléaire

Entre 1975 et 1981, les opposants à la centrale nucléaire à Plogoff, dans le Finistère, s’organisent et luttent jusqu’à l’abandon du projet. Point culminant de ce combat antinucléaire : l’enquête d’utilité publique. Retour en images sur ce début d’année 1980.

Avec le choc pétrolier de 1973, la France accélère son programme nucléaire et ambitionne de construire des centaines de centrales nucléaires partout en France. En Bretagne, plusieurs sites sont pressentis mais le Conseil régional vote pour Plogoff, petite ville à la pointe du Finistère, à quelques kilomètres de la Pointe du Raz, aujourd’hui protégée.

Alors que l’Amoco Cadiz vient de déverser des milliers de litres de pétrole sur les côtes bretonnes, les opposants au nucléaire deviennent de plus en plus nombreux dans la région. Bien avant que le site de Plogoff et des communes du Cap-Sizun ne soient officiellement choisis, des manifestations ont lieu dans le Finistère et rassemblent des milliers de personnes.

En mars 1978, plus de 15 000 personnes sont ainsi présentes à Brest pour protester contre l’implantation d’une centrale nucléaire et les dangers que cela représente. Quelques mois plus tard, un Groupement foncier agricole …

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