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Syndrome de l'intestin irritable : pourquoi les femmes sont davantage concernées

Syndrome de l'intestin irritable : pourquoi les femmes sont davantage concernées
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Deux à trois fois plus touché que les hommes, le corps des femmes paie un lourd tribut au syndrome de l'intestin irritable. Hormones, traumatismes psychiques, retard de diagnostic : les raisons de cette inégalité sont multiples, et encore mal prises en charge.

Le syndrome de l'intestin irritable serait une affaire de femmes. Ballonnements, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation - parfois les deux en alternance, comme si l'intestin ne parvenait plus à trancher. Entre 9 et 12 % de la population française souffre de ces troubles fonctionnels à des degrés divers, mais les femmes paient le plus lourd tribut : le SII les frappe deux fois plus que les hommes, un ratio qui grimpe jusqu'à trois contre un en France.

Si les symptômes restent bénins sur le plan strictement médical, leurs conséquences, elles, ne le sont pas : alimentation contrainte, sommeil dégradé, image de soi abîmée, vie sociale, professionnelle et sexuelle entravée.

Des hormones qui dictent leur loi à l'intestin

Première piste pour expliquer cette disparité : les hormones sexuelles. Les hommes disposent de taux de testostérone plus élevés, or cette hormone jouerait un rôle protecteur contre le développement du SII. À l'inverse, les fluctuations des taux d'œstrogènes et de progestérone chez les femmes influencent la motilité intestinale, la sensibilité viscérale et le fonctionnement de la barrière intestinale. Dans la seconde moitié du cycle menstruel, lorsque la...

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