Soins, plainte, soutien… comment la Maison des femmes accompagne les victimes depuis 10 ans

Le 3 septembre, la première Maison des femmes, ouverte en 2016 à Saint-Denis, a fêté sa première décennie. Reportage dans un lieu devenu modèle national, où 4 000 femmes poussent la porte chaque année.
Dix ans, et un anniversaire fêté en grandes pompes. Le 3 septembre, la Maison des femmes de Saint-Denis a réuni ses patientes, ses soignantes, ses mécènes et les représentants des pouvoirs publics pour célébrer la décennie du premier lieu du genre ouvert en France. Sur cette parcelle, il y a treize ans, un terrain vague.
L'hôpital Delafontaine avait cédé le terrain, mais le reste a mis plus de trois ans à venir. Arrivée en 2011 à la tête de la maternité, où 14 % des femmes qui accouchaient étaient excisées d'après une étude de 2014, la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem-Gantzer a frappé aux portes des collectivités et des fondations pour financer un bâtiment dont personne n'avait de modèle. « Ça a été extrêmement difficile de lancer le mouvement, de convaincre, de démarrer, de trouver de l'argent, de construire », a rappelé la fondatrice mercredi.
Maison des femmes de Saint-Denis : trois unités, quatre-vingts professionnels et une permanence de police
La maison a fini par sortir de terre à l'été 2016. « La Maison des femmes, c'est une structure qui accueille les femmes victimes de violences et les femmes vulnérables, et qui les soigne et les accompagne dans ce parcours de sortie des violences », résume Violette Perrotte,...



