Sexisme dans les médias : les femmes parlent moins que les hommes... sauf pour présenter les journaux

L’Arcom dresse un état des lieux sans détour de la place des femmes dans les médias audiovisuels. Si la parité progresse chez les présentatrices, elle s’effondre dès qu’il s’agit de donner la parole à des expertes, invitées ou responsables politiques. Le régulateur alerte aussi sur l’ampleur du sexisme en ligne, devenu une forme d’expression largement banalisée dans les échanges numériques.
En marge de la Journée internationale des droits des femmes, l’Arcom a rendu public son rapport sur la représentation des femmes dans les programmes d’information audiovisuels. Publié en ligne jeudi 12 mars, il montre que la parité reste loin d’être atteinte à l’antenne. Elle n’est véritablement réalisée que pour le rôle de présentatrice - c’est-à-dire les présentatrices de journaux d’information ou les animatrices de débats.
Pour les voix dites occasionnelles, les femmes représentent 43 % des interventions et 37 % des rôles secondaires - c’est-à-dire des personnes contribuant au développement des sujets abordés, selon le rapport de l’Arcom, consulté par ELLE. Le régulateur de l’audiovisuel « salue les efforts en matière de représentation des femmes parmi les présentatrices, rôle qui contribue positivement au taux de parole féminin », pointe le rapport, tout en soulignant que « les autres positions déterminantes restent trop éloignées de l’objectif de parité ».



