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Reportage au cœur de l’Institut Curie, dans la lutte contre le HPV

Reportage au cœur de l’Institut Curie, dans la lutte contre le HPV
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Infection sexuellement transmissible la plus répandue au monde, le papillomavirus humain peut entraîner des cancers évitables. À l’Institut Curie, soignant.e.s et patient.e.s racontent l’urgence de mieux informer et vacciner.

Un matin de février, Alexandrine, 55 ans, pousse pour la première fois les portes de l’Institut Curie. Elle ignore encore ce qu’est le HPV, aussi appelé papillomavirus humain. Trois semaines plus tard, elle est opérée. Freelance dans l’immobilier, sportive, mère de deux fils, elle consulte pendant près de deux ans pour des douleurs et démangeaisons persistantes. « On m’a parlé de psoriasis et donné des crèmes », se souvient-elle. Jusqu’à cette troisième gynécologue qui recommande une biopsie. Le verdict tombe : lésions précancéreuses liées au papillomavirus, au grade le plus élevé. Orientée en urgence vers l'Institut Curie, Alexandrine subit en mars une vulvectomie partielle - l'ablation d'une partie de la vulve - associée à une conisation du col de l'utérus. « Il manquait 1 % pour que ce soit cancéreux », dit-elle, avec ce sourire fragile de celles qui savent qu’elles ont frôlé le pire.  Elle marque une pause. « Esthétiquement, pour une femme… c’est une partie féminine qui s’en va », avoue-t-elle. Quand on lui demande comment elle a découvert ce qu’était le HPV, elle répond simplement : « Je ne connaissais pas. J’ai regardé sur ChatGPT. »

80 % de la population concernée 

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