Quatre choses importantes à savoir sur le gaz hilarant (ou proto)

Surnommé « proto » ou « gaz hilarant », le protoxyde d'azote gagne du terrain chez les jeunes. Pour ELLE, Clément Gérome, sociologue et chargé d'études à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, nous éclaire sur le phénomène.
Rire aux éclats n’aura jamais été aussi risqué. Peu coûteux, facile d’accès, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de « proto », gagne du terrain chez les adolescents et inquiète à juste titre les familles. Habituellement dans nos cuisines, ces cartouches destinées aux siphons à chantilly se retrouvent aujourd’hui détournées lors de soirées ou mises en scène sur les réseaux sociaux. Inhalé à l’aide de simples ballons de baudruche, ce « gaz hilarant » séduit par ses effets immédiats : une sensation d’euphorie, de lâcher-prise, et l’illusion d’échapper un temps au stress quotidien.
Mais derrière cette apparente légèreté se cache une réalité préoccupante. Loin d’être anodine, sa consommation peut entraîner des conséquences neurologiques graves, parfois irréversibles, allant jusqu’à des paralysies ou des troubles cardiovasculaires. Loin d’être une « drogue douce », un usage régulier peut mener à l’addiction. Comment repérer les signes d’une consommation chez son enfant ? Changements de comportement, isolement, irritabilité, chute des résultats scolaires… Autant de signaux faibles qui doivent alerter. Dans ce contexte, l’information reste la...


