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Privée de PMA après la mort de son mari, elle remporte un bras-de-fer juridique qui fera date

Privée de PMA après la mort de son mari, elle remporte un bras-de-fer juridique qui fera date
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Après le décès de son mari, Charlotte Ngoma s’est vue interdire par la loi française d’utiliser les embryons conçus avec lui lors de leur parcours de PMA. Elle a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme, qui vient de juger sa requête recevable.

Un premier espoir. Charlotte Ngoma n’a jamais renoncé à son projet de devenir mère. Avec son mari Jocelyn, elle avait entamé un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) début 2021. Mais quelques mois plus tard, Jocelyn meurt d’un cancer foudroyant, et tout s’arrête net. En France, le décès d’un des conjoints met automatiquement fin à la procédure.

Pourtant, Charlotte refuse d’abandonner. Trois embryons, issus de leur projet commun, sont toujours conservés au CHU de Caen (Calvados), qui s’est engagé à les garder jusqu’à l’issue de la procédure. En avril 2024, lorsqu’elle demande à reprendre ce parcours, elle se heurte au refus du tribunal administratif, puis du Conseil d’État.
« On me dit que les textes sont ainsi. En fait, on me donne le choix entre détruire les embryons ou en faire don à une autre, explique-t-elle au « Parisien ». Mais pas à moi-même ! Pour avoir un enfant, je devrais recommencer tout le processus de PMA et bénéficier du don d’une autre. »

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Face à ce qu’elle considère comme une injustice, Charlotte Ngoma décide de saisir la Cour européenne des...

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