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« Pilates girl » : je fais du Pilates, et non, je ne suis pas le fantasme des masculinistes

« Pilates girl » : je fais du Pilates, et non, je ne suis pas le fantasme des masculinistes
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Sur les réseaux sociaux, les masculinistes ont trouvé leur nouvelle obsession : la « Pilates girl ». Derrière l'engouement, un fantasme de femme docile qui n'a rien à voir avec la réalité des studios. Parole de concernée.

Mesdames, si vous faites du Pilates, félicitations : vous êtes officiellement épousables. Ce n'est pas moi qui le dis, mais la fine fleur de la masculinité en ligne. Celle qui se taille la mâchoire à coups de marteau, poste des Reels avec coucher de soleil et citations de Marc-Aurèle. « Si ta meuf va au Pilates, épouse-la immédiatement », décrète l'influenceur américain Christian Commier sur son compte Instagram. Alors, rangez vos ambitions et votre personnalité : votre valeur sur le marché matrimonial tient désormais à votre capacité à enchaîner les exercices sur un tapis.

Depuis quelques mois, la « Pilates girl » est devenue la coqueluche du masculiniste 2.0. Pourquoi ? Parce que dans leur tête - accrochez-vous - la fille qui fait du Pilates ne sort pas. Elle reste chez elle le week-end, se lève tôt pour aller à son cours, s'entraîne dans un studio entre femmes (loin, très loin des hommes qui pourraient la regarder ou, pire, qu'elle même pourrait regarder), puis rentre à la maison de bonne humeur, s'occuper de son petit mari. Là encore, je n'invente rien. Christian Commier toujours : « Elle reste probablement chez elle le week-end pour pouvoir se lever tôt et aller à un cours. Et elle reviendra de bonne humeur...

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