Pérou : la justice condamne l’État pour les stérilisations forcées de 300 000 femmes

Vingt-neuf ans après la mort de Célia Ramos, victime d’une stérilisation forcée, la justice internationale reconnaît la responsabilité du Pérou. Dans les années 1990, plus de 300 000 femmes ont été victimes de cette politique.
Ce jeudi 5 mars, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a reconnu la responsabilité de l’État péruvien dans la stérilisation forcée de centaines de milliers de femmes et dans la mort de Célia Ramos, une mère de famille péruvienne âgée de 34 ans au moment des faits.
Stérilisations forcées au Pérou : une condamnation historique de la justice internationale
Le jugement oblige le gouvernement péruvien à ouvrir une enquête dans les plus brefs délais afin d’identifier et de condamner les responsables. Il prévoit également des réparations pour la famille de la victime, mais aussi pour les 7 000 femmes inscrites au registre national des victimes de stérilisations forcées.
Même si ce chiffre ne représente qu’une partie des victimes d’une politique d’État visant à contrôler la natalité, l’organisation féministe Demus parle d’une victoire historique. « C’est une décision historique », a déclaré Cynthia Silva, avocate et membre de cette organisation qui défend les droits des femmes au Pérou.
L’affaire Célia Ramos, symbole des violences contre les femmes indigènes
Au lendemain du jugement, Marisela Monzon, l’une des filles de Célia Ramos, s’est exprimée avec émotion :
« C’est...
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