Municipales : les candidates doivent-elles sourire sur leur affiche pour être élues ?

À deux jours du deuxième tour des élections municipales, une étude publiée par The Conversation décortique les professions de foi des législatives de 2022 et 2024, et le verdict est sans appel. Pour les femmes candidates, le sourire n'est pas une option.
Sourire ou perdre des voix. C’est en substance ce que révèle une étude récente publiée par The Conversation, qui a passé au crible plus de 9 000 professions de foi des législatives françaises de 2022 et 2024. Elle montre que près de 80 % des femmes candidates arborent un sourire franc sur leur photo, contre à peine 60 % des hommes. Pour les femmes, faire fonctionner ses zygomatiques relèveraient d’une stratégie de survie politique, constate The Conversation, qui a mesuré l’impact du sourire sur les résultats électoraux des élections de 2022 et 2024.
Ainsi, une femme qui ne sourit pas obtient environ deux points de moins qu’un homme ne souriant pas. Pour vérifier ce constat, les chercheurs ont poussé l'expérience plus loin. Ils ont convoqué 1 000 personnes, représentatives de la population française, et leur ont soumis des paires de photographies de candidats fictifs, générées par intelligence artificielle. Pour chaque visage, deux versions, l'une souriante, l'autre neutre. Ils leur ont posé la question « Si vous deviez choisir entre ces deux candidats, quelle est la probabilité que vous votiez pour le candidat A plutôt que pour le candidat B ? » Une expression neutre fait baisser...



