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Les Flammes 2026 : pourquoi le rap est-il encore si masculin ?

Les Flammes 2026 : pourquoi le rap est-il encore si masculin ?
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Ce soir, la quatrième édition des Flammes célèbre le rap français à la Seine musicale. Mais derrière les paillettes et les trophées, un chiffre entêtant rappelle que la fête n'est pas pour tout le monde : les rappeuses ne représentent que 13 % des artistes du genre en France. Décryptage. 

Ce jeudi 23 avril, la quatrième édition des Flammes s'installe à la Seine musicale pour sacrer les artistes du rap, du R'n'B et de la nouvelle pop française. Pas de femmes dans la catégorie « album rap de l'année » et une seule femme, Theodora, dans la catégorie « album rap de l'année ». Et pour les nommé·e·s au morceau de l'année, deux femmes, Aya Nakamura et Theodora. Deux featurings - autrement dit, pas de titre solo féminin dans la catégorie reine de la cérémonie.

Un constat qui n'a rien d'anecdotique. Selon une étude du Centre national de la musique publiée en mai 2025, à peine 13 % des morceaux de rap sont enregistrés par des artistes féminines - un chiffre qui tombe à 2 % si l'on ne retient que les 10 000 titres les plus écoutés. Dans une enquête récente, « Le Figaro » s'est penché sur les mécanismes de cette sous-représentation tenace, dans un milieu où certains artistes revendiquent ouvertement leur masculinisme. Depuis une quinzaine d’années, le rap et le hip-hop dominent les rayons des disquaires français et les classements des plus grands nombres d’écoutes de l’Hexagone. Alors que le genre musical régnait une nouvelle...

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