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L'édito de ELLE : vive les rousses !

L'édito de ELLE : vive les rousses !
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Les roux ne comptent pas pour des prunes ! Et c'est Alix Girod de L’ain qui nous le démontre.

À ma gauche, les roux, qui représentent 2 % de la population d’origine européenne (et 0,2 % à l’échelle de la planète). À ma droite, les chauves, un bataillon composé de 27 % à 44 % de la population mondiale, selon les pays. Pour avoir suivi quelques cours sur les gènes récessifs au lycée, on croyait les premiers menacés de disparition et les seconds en pleine expansion. Mais une étude menée par des chercheurs de Harvard publiée récemment dans la revue « Nature » vient bousculer nos intuitions. Après avoir analysé près de 16 000 génomes anciens d’Eurasie occidentale sur 18 000 ans, l’équipe du professeur Ali Akbari a prouvé que, contrairement à ce qu’on pensait, la sélection naturelle chère à Darwin n’a pas ralenti avec le développement de l’agriculture. Bien au contraire ! Aujourd’hui, le gène de la rousseur prospère, alors que celui de la calvitie régresse. À la question « Pourquoi ? », la réponse est à peu près « On ne sait pas trop ». Certains évoquent la forte propension des roux à peaux claires à produire de la vitamine D dans les pays qui manquent de lumière, mais pour ce qui est de la chute des chauves, c’est plus obscur. Dame Nature souhaiterait-elle qu’on vende encore plus de shampooings à l’avenir ? Mystère. Reste une bonne nouvelle : l’évolution continue ! Alors, suggérons aux instances qui...

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