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L'édito de ELLE : trop d'écrans et plus assez de livres, honte aux ados ou faute aux parents ?

L'édito de ELLE : trop d'écrans et plus assez de livres, honte aux ados ou faute aux parents ?
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Dans cette bataille qui oppose les livres et les écrans, transmettre le goût de lire un livre doit être partagé de tous, du plus grand au plus petit.

On achève bien les ados ! Depuis la publication de l’étude du Centre national du livre* révélant que les 7-19 ans passent dix fois plus de temps sur leurs écrans (3 h 01 par jour) qu’à lire des livres (18 minutes par jour), on les a traités de tous les noms. Une bande d’analphabètes et de décérébrés, d’ectoplasmes et de bachi-bouzouks. La « hchouma » (la honte), comme disent nos enfants. Plutôt que s’acharner sur eux, peut-être faudrait-il se demander comment on en est arrivé là ? Ces jeunes sont nés avec des écrans en guise de hochets, ont grandi dans le Far West des réseaux sociaux, un univers sans foi ni loi, sans réglementation autre que les limites de pauvres parents dépassés. On leur a donné des frites à gogo, gratos, et on s’étonne qu’ils ne mangent pas de brocolis ! Que le père ou la mère qui se ruent le soir, dans le canapé du salon, sur Chateaubriand plutôt que sur leur smartphone pour scroller devant des hôtels de rêve ou des gens qui font de la muscu leur jettent la première pierre, ou plutôt le premier pavé (littéraire). Parce que, oui, l’exemple est déterminant.

Transmettre le goût de lire, c’est l’affaire de toutes et de tous. C’est une responsabilité collective.

Dans cette même étude, 18 % des jeunes déclarent que leurs parents eux-mêmes ne...

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