L'édito de ELLE : non, les femmes ne sont pas toutes des potiches

Sous le regard de l'extrême droite, les femmes sont encore réduites à leur apparence malgré les combats menés pour l'égalité des femmes.
Ce sont quelques mots entendus au détour d’une interview. Quelques mots du vice-président de l’Assemblée nationale, député du Nord et vice-président du Rassemblement National, parti crédité de 31,5 % à 38 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027*. Sébastien Chenu les a prononcés le 16 avril dernier sur Franceinfo, avant de les écrire sur X le lendemain. À propos de la compagne de Jordan Bardella, le président de son parti, il a déclaré : « N’en déplaise à certains, tout le monde n’a pas vocation à finir comme une prof de sociologie à Nanterre, moche, mal coiffée et aigrie ! » Cet élu de la République attaque les professeures d’université. Et avec « moche, mal coiffée et aigrie », il insulte les femmes, toutes les femmes.
Ces mots trahissent la vision sexiste de toutes les extrêmes droites populistes du monde : objectivées par le regard masculin, les femmes sont réduites à leur seule apparence, donc à leur corps, avec un seul droit, celui d’être belles, bien coiffées et souriantes. Des potiches ? Tout au long de leur bataille pour l’égalité, les femmes de tous bords politiques (rappelons que Simone Veil était de droite) ont essuyé ces remarques puisées dans le registre humiliant des « moches, mal coiffées et aigries ». En 2026, cette vision du...



