L'édito de ELLE : et si on prônait l'imperfection ?

Être à l’heure à son cours de sport, appliquer son régime à la lettre… Vouloir être irréprochable, ne serait-ce pas le meilleur moyen de perdre le cap ?
Le syndrome de la bonne élève, vous connaissez forcément. Vouloir tout faire comme il faut. Assurer partout : au bureau, à la maison, avec ses ami(e)s. Tenir son régime, sa discipline, ses engagements. Être assidue au sport, au taquet avec les enfants. Au fait de l’actualité et de son emploi du temps. Mais aussi lire un livre, nourrir les réseaux sociaux, regarder le printemps ! Bref, être à la hauteur. De quoi ? On ne sait pas. De ce que l’on nous a enseigné, de ce que l’on voit, de ce que l’on nous vend. Être « au top » ! Être « renta » (rentable), comme disent les ados. Et devenir « son propre dictateur », ainsi que s’en targuait Karl Lagerfeld. Comme si toute concession à cette hyper-exigence et hypervigilance que l’on s’impose – et que l’on impose parfois aux autres – était une faiblesse, un danger, un échec et qu’il fallait être irréprochable. La perfection au féminin.
Épuisant ? Oui. Et pas forcément payant, en plus. « Le risque, c’est de finir moyenne en tout et bonne à rien », nous disait un ex avec beaucoup de délicatesse, qu’il en soit ici remercié ! Mais tout cela, c’était avant. Avant la merveilleuse tendance « Vegan + bacon », lancée sur TikTok par une Canadienne (@addietheoptimist) et vue des millions de fois. De quoi s’agit-il ? En...



