Le papillomavirus : 5 idées reçues sur le virus

De nombreuses informations circulent sur le papillomavirus humain (HPV). La Dre Diana Bello Roufai, oncologue médicale à l’Institut Curie, démêle le vrai du faux.
Faux : les HPV sont rares
Au cours de leur vie, près de 80 % des femmes et des hommes sont exposés, souvent sans le savoir, à ces infections sexuellement transmissibles (IST). Dans 90 % des cas, le virus est éliminé par le système immunitaire. Pour les 10 % restants, il provoque des lésions bénignes (verrues plantaires ou génitales) ou malignes (cancers). Le préservatif ne protège pas complètement car les papillomavirus se transmettent également par les muqueuses (buccales, vaginales ou anales), ou par contact cutané (la peau).
Vrai : on peut être porteur sans symptômes
Entre le moment où l’on contracte le HPV et celui où il se transforme en cancer, plusieurs années, voire décennies peuvent s’écouler. Le dépistage régulier gratuit du cancer du col de l’utérus est donc indispensable caril permet d’identifier les lésions les plus précoces et d’agir à temps. Il est préconisé aux femmes de 25 à 65ans, même si elles sont déjà vaccinées, qu’elles n’ont pas d’activité sexuelle ou qu’elles ont été enceintes.
Vrai : le cancer du col de l’utérus n’est pas le seul concerné
C’est le cancer dont la cause la plus fréquente est le HPV, mais il y a aussi les cancers des voies ORL (bouche, gorge…), de l’anus, du pénis, de la vulve et du vagin.



