Grève à la Tour Eiffel : Messieurs, c’est exactement comme ça qu’on devient des alliés

Grève à la Tour Eiffel : Messieurs, c’est exactement comme ça qu’on devient des alliés

Par Elle

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Il suffit parfois d’un mouvement de grève pour le rappeler : défendre les droits des femmes n’est pas un combat réservé aux femmes.

La fermeture de la tour Eiffel fait rarement partie de mes nouvelles préférées de la journée. Celle de lundi, si.

Rembobinons de deux jours : samedi 5 septembre, une centaine de membres du BAPS (mouvement religieux issu de l’hindouisme) visite le monument en privé après avoir posé une condition : limiter les « interactions avec les femmes ». La société d’exploitation s’exécute et pousse le sens du service jusqu’à faire disparaître ses salariées. D’après le récit du personnel, certaines doivent quitter leur poste, d’autres sont remplacées par des hommes et toutes sont priées d’éviter certaines zones. Bienvenue à Paris, mais cachez-nous ces dames.

Prière de laisser les femmes hors champ

À l’origine de ce tri, leur vœu de célibat, qui leur impose d’éviter tout contact avec elles. Libre à eux. Mais un précepte est une règle que l’on s’impose à soi-même, pas un pouvoir magique permettant de réorganiser ainsi le monde autour de soi. Deux jours plus tard, le personnel se met en grève et le scandale éclate. Face au tollé, l'organisation a présenté ses « sincères excuses » à toute personne qui aurait pu être « blessée ou gênée », tout en assurant qu’à sa connaissance, l’accès à la Tour n’avait été refusé à personne. Un joli hors-sujet pour esquiver l’essentiel : le...

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