Et si la montée de l'extrême droite avait une explication scientifique ? La réponse d'un neuroscientifique

Et si nos opinions politiques étaient aussi influencées par notre état de stress ? Selon un neuroscientifique de l’Inserm, l’anxiété provoquée par les crises consécutives pourraient pousser notre cerveau à privilégier des messages politiques simplistes, voire radicaux.
Et si la progression de l’extrême droite avait aussi une explication scientifique ? Face au stress provoqué par les crises économiques, les guerres ou les difficultés financières, notre cerveau aurait tendance à privilégier les discours politiques les plus simples. C’est le constat d’un chercheur de l’Inserm au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, qui s’est intéressé aux mécanismes cérébraux susceptibles d’influencer nos choix politiques à l’approche des élections municipales. Dans ses recherches, il s’est particulièrement intéressé au traitement cérébral des informations dans ces contextes favorables à la polarisation et à la radicalisation des idées. Si le stress rend les individus plus réceptifs à certains messages, selon lui, c’est parce que le cerveau « bascule » d’un système d’apprentissage à un autre.
Sous pression, le cerveau change notre façon de traiter l’information
Le mécanisme à l’œuvre dans notre cerveau est relativement simple. En situation normale, sans stress particulier, il privilégie un « fonctionnement exploratoire », capable d’intégrer la complexité. Ce processus, « dirigé par le but », repose sur le...



