Des footballeuses iraniennes obtiennent l’asile en Australie après avoir refusé de chanter leur hymne

Après avoir refusé de chanter l’hymne iranien lors de la Coupe d’Asie féminine, cinq joueuses de la sélection nationale ont obtenu l’asile en Australie. Un geste de protestation qui les exposaient à des représailles dans leur pays.
Surnommées les « Shirzanan » - les lionnes, ou héroïnes en persan - cinq joueuses iraniennes ne retourneront pas en Iran. Mardi 10 mars, le ministre australien de l’Intérieur, Tony Burke, a annoncé que cinq joueuses de la sélection avaient obtenu l’asile en Australie, où se déroule actuellement la Coupe d’Asie féminine. Une décision prise après plusieurs appels à les protéger, notamment du syndicat international des footballeurs et de différentes personnalités dont Donald Trump, qui redoutaient des représailles si elles rentraient à Téhéran.
À l’origine de cette situation : un geste aussi simple que hautement symbolique. Les joueuses avaient refusé de chanter l’hymne national iranien avant une rencontre, le 8 mars dernier. Un acte de protestation qui leur a rapidement valu de violentes critiques dans leur pays. Sans commenter directement ce geste de désobéissance civique, l’une des joueuses, Sara Didar, a évoqué le contexte qui entoure leur décision. « Nous sommes toutes préoccupées et attristées par ce qui arrive à l’Iran et à nos familles restées au pays. J’espère que de bonnes nouvelles nous attendent », a-t-elle confié face à la presse. Dans les médias d’État iraniens, la...



