Départs en vacances : Bison Futé prévoit un samedi noir sur les routes

Les embouteillages seront particulièrement importants en « Bourgogne, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen ». 

Le premier week-end d’août s’annonce particulièrement chargé sur les routes. Samedi 1er août, la circulation est classée noire par Bison Futé dans le sens des départs, orange dans le sens des retours. Elle sera en effet « extrêmement difficile » sur la grande majorité des axes routiers, prévient prévient le Centre national d’information routière.

Son site précise que les embouteillages seront particulièrement importants en « Bourgogne, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen » notamment « sur les autoroutes A6, A7 et A9. Des difficultés de circulation sont également attendues vers le Grand-Ouest, sur l’autoroute A10 ».

Consultez les conditions de trafic en temps réel sur le site de Bison Futé.

Conseils de circulation dans le sens des départs

Voici ce que préconise Bison Futé pour les départs :

– en Île-de-France accédez au péage de l’A10 avant 6h ou après 12h

– évitez de quitter ou regagner les grandes (…)

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Une vie sauvée vaut 37 fois le coût du sauvetage par les pompiers

Dans les Bouches-du-Rhône, une opération sanitaire permettrait d’économiser, en moyenne et en valeur de vie humaine, 38.991 euros.

Combien vaut une vie sauvée? Et pourquoi une telle question peut sembler provocatrice? Car si certain·es arguent que la vie n’a pas de prix, d’autres répondent qu’elle a cependant un coût, et notamment celui qui est investi dans les services de secours quand il s’agit de mettre en œuvre d’onéreux moyens pour la sauver.

De là à évaluer la qualité de nos services publics à l’aune de leur fonction économique dans la société, il n’y a qu’un pas qu’il convient d’étudier avant de le franchir. Il se trouve que l’évaluation (et la méthode pour ce faire) de la valeur d’une vie en termes économiques peut grandement varier en fonction de l’objectif que cette évaluation poursuit: obtenir ce chiffre n’a que peu d’intérêt intrinsèquement, car la réponse paraîtrait toujours absurde.

Mais lorsqu’il s’agit d’évaluer financièrement le retour sur l’investissement que l’État et les collectivités confient aux services de secours, l’intérêt est de pouvoir juger sur des données factuelles la pertinence de cet investissement. C’est le projet dans lequel nous nous sommes lancés avec les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.

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Dépakine. Le laboratoire français Sanofi mis en examen pour « homicides involontaires »

Le groupe pharmaceutique Sanofi, déjà poursuivi pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » dans l’enquête sur la commercialisation de l’anti-épiléptique Dépakine, a également été mis en examen pour « homicides involontaires », a-t-il indiqué lundi 3 août.

L’enquête avait été ouverte en 2016 auprès du tribunal judiciaire de Paris, après une procédure à l’initiative de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant (Apesac), représentant 4 000 personnes dont la moitié des enfants malades, et qui s’appuyait sur 14 cas de mères ayant reçu de la Dépakine lors de leur grossesse.

La molécule en cause, le valproate de sodium, est commercialisée depuis 1967 sous la marque Dépakine par Sanofi, mais aussi sous des marques génériques, et est prescrite aux personnes souffrant de troubles bipolaires.

Elle présente néanmoins un risque élevé de malformations congénitales sur le fœtus si elle est prise par une femme enceinte.

Déjà mis en examen en février

En février 2020, les juges en charge de l’enquête sur la commercialisation de la Dépakine avaient mis en examen le groupe pharmaceutique français pour « tromperie aggravée » et « blessures inv…

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#EtreTransCest, un hashtag fort pour dénoncer les violences transphobes

Sur Twitter, la parole se libère pour rendre compte d’une transphobie toujours (trop) ordinaire. Cela fait quoi au juste d’être une personne transgenre en 2020 ? Entre préjugés, discriminations et craintes, les témoignages abondent et inquiètent.

Près de 5 000 tweets en quelques heures. Des témoignages qui entremêlent luttes et injonctions, harcèlement et violence médicale, santé mentale et inégalités de la vie professionnelle… Sur Twitter, le hashtag #EtreTransCest brosse un édifiant état des lieux d’une société encore trop peu inclusive, où les discriminations diverses se multiplient sans forcément alerter l’opinion publique. Raison de plus pour explorer ces publications aiguisées.

« Etre trans c’est demander à la personne qui organise une soirée si je peux me maquiller ou si je risque de me manger de la transphobie toute la soirée », « C’est voir tout le monde remettre en question ses ressentis et ses complexes », « C’est avoir peur pour ta vie quand un inconnu t’aborde dans la rue et toujours subir les mêmes moqueries en ligne de la part de personnes malveillantes »… D’une publication à l’autre, les vécus éclairent une violence à la fois verbale, physique, psychologique, et institutionnelle.

Institutionnelle, car elle émane tout autant de cette difficulté systématique « à trouver et accéder à des soins adaptés auprès de médecins à peu près bienveillants », assure une internaute. Sans oublier le parcours du combattant que représente bien souvent la dimension administrative : la reconnaissance de son identité par l’Etat. « Etre trans c’est s’exposer aux discriminations à l’embauche, au logement, aux droits sociaux, à la transphobie administrative, juridique et surtout médicale », synthétise une femme transgenre.

Un triste panoptique.

« Etre trans c’est être invisibilisé partout »

« Les préjugés à l’encontre des personnes transgenre sont nombreux et très ancrés : il s’agirait d’un choix ou d’une dérive, voire d’une maladie, nous serions instables, chercherions avant tout l’attention, les transidentités seraient une nouveauté, les transitions des mutilations, nous chercherions à ‘convertir’ ou à ‘pervertir’ les gens », nous expliquait déjà la militante Lexie en juin dernier. Et ce ne sont pas les observations énoncées sur Twitter qui vont contester ce panorama.

Du côté des réseaux sociaux, ce sont aussi les témoignages de « mégenrage » qui reviennent bien souvent – le fait de ne pas genrer correctement – ou de nier volontairement – le genre d’autrui. « Etre trans c’est voir constamment son genre être remis en question pour les autres, et c’est aussi devoir supporter les questions déplacées liées à ta sexualité et/ou à ton entrejambes alors que ça n’a rien à voir et ça ne concerne que toi et personne d’autre », s’attriste à ce titre une voix. Des réactions malheureusement typiques.

Régulièrement, elles émanent des non-concernés qui « prétendent tout savoir sur nos opérations et débattent de notre existence », déplore à l’unisson un twitto.

Mais des lignes inspirées par ce mot-clé viral en forme de prise de parole massive émanent tout de même des constats moins négatifs. Car parler aide aussi à rendre compte de son parcours personnel, de ce combat que l’on mène pour soi-même et pour s’accepter, envers et contre tout – une évolution ardue quand son environnement ne suit pas. « Parce qu’il faut aussi du positif, #EtreTransCest affronter mille épreuves et être fière de la personne que tu es devenue », décoche ainsi une voix anonyme. Un discours des plus inspirants.

« Etre trans c’est aussi être magnifique. Et ça force à développer des compétences sociales et de survies de ouf. Savoir se battre, savoir se défendre, se protéger, tout voir, tout capter, nous sommes en hypervigilance. On verra qui survit le plus longtemps à une apocalypse zombie », ironise en retour une voix anonyme. Une lutte qui se poursuit encore et toujours face aux réactions les plus haineuses. D’où l’importance d’être un·e allié·e.

« Le rôle des allié·e·s est de s’informer correctement en lisant les ressources à disposition, notamment sur les réseaux sociaux. Il faut prendre conscience de son privilège en tant que personne cisgenre et le mettre à profit pour aider les personnes transgenres. Par exemple : expliquer à ses autres amis·e·s cisgenres qu’il est important de suivre des comptes de personnes trans* militantes pour s’informer », nous détaillait il y a peu le féministe queer Léon Salin Chappuis. A bon entendeur.

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Aux États-Unis, les anti-avortement prennent les jeunes d’assaut sur les réseaux sociaux

À moins de 130 jours de l’élection présidentielle, les adeptes de la révocation du droit à l’IVG passent par les réseaux sociaux pour séduire la nouvelle génération connectée.

À Los Angeles.

«Les jeunes sont le cœur de la Marche pour la vie, c’est votre génération qui rend l’Amérique pro-famille et notre nation “pro-vie”», clamait le président Trump le 24 janvier dernier devant une foule de plusieurs milliers de personnes. Pour la première fois en quarante-sept ans, le président des États-Unis était présent lors de la manifestation annuelle des anti-avortement. Dans leurs rangs, des groupes religieux (beaucoup de catholiques) et parmi eux énormément de jeunes, venus en autocar depuis tout le pays. Ils se sont regroupés par paroisses, lycées ou universités, pour clamer: «L’avortement, c’est du meurtre.»

«Nous sommes passionnément “pro-vie” et l’on vient dénoncer cette pratique holocaustique qu’est l’avortement.» Eric, Abigail, Abby, Bella et Elise de l’université catholique Thomas Aquinas, en Californie. | Caroline Ernesty

Avec son implication de plus en plus poussée en faveur des opposant·es à l’avortement, le candidat à sa réélection en novembre 2020 remet le sujet sur …

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