Christine Lagarde : « J’ai brisé quelques plafonds de verre durant mon parcours »

À un an et demi de la fin de son mandat comme présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde s’est donnée comme dernière mission : favoriser l’éducation financière des femmes. Rencontre.
Elle a percé plus de plafonds de verre que quiconque ou presque : d’abord comme ministre française de l’Économie et des finances, puis comme directrice générale du Fonds monétaire international et, aujourd’hui, comme présidente de la Banque centrale européenne. À un an et demi de la fin de son mandat, la dernière mission en date qu’elle s’est assignée, outre d’assurer la stabilité des prix, est de favoriser l’éducation financière des femmes. Impressionnante mais accessible, déterminée mais bienveillante, Christine Lagarde utilise son pouvoir pour notre bénéfice à toutes. Elle surplombe un quartier résidentiel à l’est de la ville, où elle occupe le plus haut bâtiment des environs. Au sein de l’institution, Christine Lagarde exerce depuis six ans le rôle de primus inter pares. Elle est la première femme présidente de la BCE, comme elle avait été auparavant la première directrice générale du Fonds monétaire international et, avant cela encore, la seule ministre française de l’Économie en plus de cinq siècles.
Elle arrive, extrêmement ponctuelle, pour la séance photos d’usage, puis nous nous installons dans son bureau en vue de notre entretien. Sa présence est imposante. Mesurant un mètre quatre-vingts, elle...



