Après la « Karen », voici « Jessica » : la nouvelle reloue qu’on va adorer détester

Politesse en façade, certitude en bandoulière : elle transforme la moindre contrariété en tribune publique. La Karen a trouvé son double millennial et elle s’appelle Jessica.
Si l’expression « une Karen » ne vous dit rien, vous avez pourtant sûrement déjà entendu ce prénom, devenu, à lui seul, un résumé de comportement agaçant. Pour celles qui y auraient échappé, un petit point pop culture (et socio-sémantique) plus précis avant de vous présenter son héritière moderne.
La « Karen » est l’archétype d’une femme de 40 à 60 ans, souvent blanche, qui, au moindre micro-conflit du quotidien, met en scène son statut de reine autoproclamée, persuadée d’être à l’abri de représailles. Son origine est multiple : certains y voient le legs d’un sketch de l’humoriste américain Dane Cook (2005), The Friend Nobody Likes ; d’autres l’associent à l’épisode canonique de la « Central Park Karen » (25 mai 2020), où, lors d’une dispute autour d’une laisse de chien, une femme appelle la police en prétendant qu’un homme afro-américain la menace (alors que pas du tout). Dopée par un sentiment d’impunité, la Karen mobilise une autorité (DRH, sécurité, service client…) et déclenche une escalade où l’autre, plus précaire, risque d’être sanctionné - voire mis en danger - alors qu’il n’a rien fait.
La Karen, une illustration de la « weaponization » du privilège
En clair : la Karen est la personne agressive que...



