Affaire de la Dépakine : Sanofi condamné à indemniser une famille à hauteur de 450 000 euros pour manque d’informations sur la notice

Le tribunal de Nanterre a condamné jeudi le laboratoire à indemniser une famille, dont la fille née avec des malformations a été exposée à la Dépakine, à hauteur de 450 000 euros.

Le groupe français Sanofi a été condamné jeudi 12 mai par le tribunal de Nanterre à indemniser à hauteur de 450 000 euros une famille dont la fille, exposée à la Dépakine in utero, est née avec des malformations. Le tribunal a estimé que le risque de troubles autistiques en lien avec la Dépakine étaient connus du laboratoire, au moins en 2005, et qu’en conséquence, il avait le devoir de le mentionner dans la notice, selon le jugement consulté samedi par l’AFP.

« Cette décision de condamnation du laboratoire marque un tournant pour la reconnaissance individuelle de chacun des enfants exposé à la Dépakine », a réagi auprès de l’AFP, l’avocat de la famille, Charles Joseph-Oudin, appelant le groupe à « changer de comportement dans toutes les procédures ». Selon lui, le laboratoire « doit désormais se ranger à la raison et prendre en charge dignement les familles durement touchées » par le médicament.

Le laboratoire a attendu 3 ans avant d’informer les patients des risques de son traitement

Selon le jugement, le laboratoire a reconnu dès 2003 qu’il avait connaissance des risques en particulier neuro-développementaux. Il avait donc dès lors le devoir d’informer les patients (…)

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Cinéma : « il faut qu’on réinvente l’expérience de la salle », selon Michèle Halberstad

Michèle Halberstad, productrice et distributrice ARP, est invitée sur le plateau du 19/20 de France 3 samedi 21 mai. Elle analyse les raisons qui poussent la population à moins se rendre au cinéma et pourquoi les salles obscures tentent de se réinventer. 

Depuis l’épidémie de Covid-19, si les salles de cinéma ont peu à peu rouvert, elles n’attirent plus autant qu’avant le début de la crise sanitaire. Sur le plateau du 19/20 de France 3 samedi 21 mai, Michèle Halberstad, productrice et distributrice ARP, estime que « la crise a accéléré une tendance qui était le rôle des séries et le fait que c’est les séries qui monopolisent la conversation maintenant, c’est plus les films ». Elle évoque aussi le prix pour aller voir un film au cinéma. « Maintenant, c’est pour une séance quasiment ce que vous payez un mois pour être abonné à une plateforme donc le film, il a intérêt à être bon », indique la productrice.

Réinventer l’expérience de la salle

Pour tenter de redonner envie au public de se rendre dans les salles obscures, Michèle Halberstad souligne que « le problème aussi, c’est qu’il faut qu’on réinvente l’expérience de la salle pour que les gens aient de nouveau envie d’y aller ». « On voit bien que les séances qui marchent le mieux, c’est celles où les fauteuils bougent, c’est celles où il y a des débats, c’est celles où vous avez un plus par rapport à la maison », ajoute-t-elle.

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Variole du singe : on vous explique pourquoi la vaccination n’est pas la solution la plus évidente face à cette maladie

S’il existe des vaccins efficaces contre la maladie, il n’est pour l’instant pas question d’y recourir massivement, le nombre de formes graves restant relativement faible.

Une évolution qui interpelle les autorités sanitaires. Les cas d’infection à la variole du singe risquent de s’accélérer sur le Vieux Continent, a prévenu le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Europe vendredi 20 mai. « A ce jour, au moins huit pays le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Suède – ont signalé des cas », a relevé Hans Kluge dans un communiqué*, tout en précisant que la plupart des infections étaient légères.

Face à l’accélération des contaminations, faut-il prévoir une campagne de vaccination pour prévenir une évolution vers une épidémie ? « Si des vaccins contre la variole sont disponibles dans le pays, la vaccination des contacts étroits à haut risque doit être envisagée après une évaluation du rapport bénéfice/risque », a déclaré le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans un communiqué.

Franceinfo répond à cinq questions qui se posent sur une éventuelle vaccination contre la variole du singe.

Comment la maladie se transmet-elle ?

La variole du singe, ou l’orthopoxvirose simienne, est une zoonose virale, qui se transmet de l’animal à l’humain, et réciproquement. Des (…)

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Variole du singe : un premier cas détecté en France

Après l’Espagne et le Portugal, un premier cas de variole du singe a été détecté en France, vendredi 20 mai. La maladie se traduit par de violentes éruptions sur la peau et de la fièvre, mais on guérit sans traitement au bout d’une vingtaine de jours.

Des laboratoires sont en alerte en Europe. En quelques jours, le virus à l’origine de la variole du singe a été identifié dans huit pays du continent, y compris en France chez un homme de 29 ans. Même si elle peut être impressionnante, la maladie est le plus souvent sans gravité. « Cela commence par une fièvre et un état grippal. Au bout de deux ou trois jours apparaissent des éruptions cutanées qui prédominent au niveau du visage et des membres. Elles deviennent ensuite des croûtes et les gens guérissent », explique Pierre Tattevin, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine).

En cas de symptômes, appeler le 15 et s’isoler

Habituellement, la maladie est transmise à l’Homme par des primates et surtout des rongeurs, essentiellement en Afrique. Elle se transmet aussi d’homme à homme via le sang, les liquides corporels et les lésions cutanées. En cas d’apparition de symptômes, les autorités recommandent d’appeler le 15 et de s’isoler.

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Hôpital : l’agence régionale de santé d’Ile-de-France se prépare à un été « tendu », notamment dans les maternités

L’ARS appréhende plus particulièrement « des tensions en Seine-Saint-Denis », département notoirement démuni, et dans les maternités.

Les premières remontées du terrain ont un air de déjà-vu. L’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France anticipe un été aussi « tendu » que l’an dernier dans les hôpitaux franciliens. « On pense que la situation va être tendue à très tendue », s’inquiète la directrice de l’ARS, Amélie Verdier, dans un entretien à l’AFP. Tout en assurant « s’organiser pour y faire face », elle dit tabler sur une « capacité d’offre de soins comparable à l’été dernier, c’est-à-dire difficile, mais pas pire », à deux exceptions près.

D’une part, elle « appréhende des tensions en Seine-Saint-Denis », département notoirement démuni. De l’autre, elle a « des questions plus fortes sur les maternités » « on voit a priori qu’il y un peu plus de difficultés en général ». Pour ces dernières, l’ARS « a déjà enclenché des actions avec des sages-femmes libérales pour voir comment elles peuvent venir de manière renforcée dans les établissements ».

Globalement, « le sujet, c’est les postes vacants et comment on s’organise pour y faire face », explique-t-elle. Cela vaut également pour les urgences« les tensions concernent toute l’offre, y compris des cliniques privées qui ont des difficultés récurrentes ». Dans ce secteur, l’ARS mise à la fois sur le « renfort de (…)

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