VIDÉO. Coupe du monde 2022 : pour la première fois, les cinq équipes africaines engagées dans la compétition ont toutes des entraîneurs africains

C’est une évolution très récente, il y a quatre ans, en Russie, la majorité des équipes africaines étaient coachées par des entraîneurs étrangers. Dans le monde est foot, Jean-Marc Four donne un coup de projecteur sur les liens entre politique et ballon rond.

C’est sans précédent et, en un sens, c’est la fin d’une forme de colonialisme. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, toutes les équipes africaines présentes au Qatar sont guidées par un entraîneur africain.

DIRECT >> Coupe du monde 2022 : résultats, infos, réactions… Suivez toute l’actualité du Mondial au Qatar

Le plus emblématique de ces entraîneurs, c’est le sénégalais Aliou Cissé, un ancien joueur du PSG et de Montpellier. Il entraîne le Sénégal depuis maintenant sept ans et au début de cette année 2022, il a conduit son équipe à son premier titre de champion d’Afrique lors de la Coupe d’Afrique des nations. Aliou Cissé a 40 ans, il a été formé dans les clubs européens, mais il est revenu au pays et sa stabilité à la tête de l’équipe a vraiment valeur de symbole. L’entraîneur du Maroc, Walid Regragui, représente un autre symbole. Il a pris la tête de la sélection marocaine en août dernier seulement. C’est un symbole parce qu’il a pris la succession d’un entraîneur européen bien connu en France, Vahid Halilhodzic, ex-entraîneur de Nantes et du (…)

Lire la suite

Quelle est l’histoire du drapeau européen ?

Le drapeau européen est le symbole de l’Union européenne et, plus largement, de l’identité et de l’unité de l’Europe. Bleu avec un cercle d’étoiles dorées, il flotte dans toute l’Europe et au côté du drapeau tricolore en France. Décryptage.

Quelle est l’histoire du drapeau européen ?

Dès sa création en 1949, le Conseil de l’Europe est conscient de la nécessité de donner à l’Europe un symbole auquel les peuples puissent s’identifier. Créée en 1957 par six pays fondateurs sous le nom à l’époque de Communauté économique européenne, l’UE s’est peu à peu agrandie à travers plusieurs élargissements successifs (et retrait), et compte aujourd’hui 27 membres. L’histoire du drapeau remonte à 1955, lorsque le Conseil de l’Europe, institution qui défend les droits de l’homme et promeut la culture européenne, en fait son emblème. En 1983, ce même drapeau devient aussi celui du Conseil de l’Europe. En 1985, les chefs d’État et de gouvernement des États membres font du drapeau l’emblème officiel des Communautés européennes, qui deviendront l’Union européenne.

⋙ Découvrez nos quiz drapeaux

Que signifient les 12 étoiles sur le drapeau de l’Union européenne ?

Le drapeau européen est constitué d’un cercle (…)

Lire la suite

Le naturisme en Allemagne doit beaucoup aux nazis

D’abord considérée d’un mauvais œil car assimilée aux associations marxistes, la nudité devient pour Hitler un moyen de promouvoir la virilité et la supériorité physique de la race aryenne.

Que l’on longe la rivière Isar arrosant le cœur de Munich, que l’on fréquente le parc Tiergarten de Berlin, que l’on s’aventure dans certains sentiers pédestres des Alpes bavaroises ou dans l’un des 3.000 saunas –mixtes– d’outre-Rhin, on s’assurera au moins d’une chose: apercevoir un Allemand en tenue d’Adam.

Le touriste non renseigné pourrait s’en offusquer. Couvrir immédiatement ses yeux d’une main chaste. Au mieux, il jugera la culture locale rafraîchissante; au pire, dépravée. Mais ce qu’il ignore, tandis qu’il revient sur ses pas en tentant d’oublier l’emplacement de certaines rides, c’est que cette éthique du corps libre n’est pas une fantaisie. Bien au contraire: c’est le produit d’une longue histoire qui combine contestation juvénile, vieux folklore païen et Troisième Reich.

Nu comme un vert

Vers le milieu du XIXe siècle, l’Empire allemand est travaillé par un mouvement de contestation sociale issu des franges jeunes de la population. Les militants de la Lebensreform entendent libérer la population des contraintes de l’industrialisation, de l’urbanisme et du conformisme matériel en misant sur un …

Lire la suite

Chine: la BBC dénonce l’arrestation d’un de ses journalistes en Chine

Londres (AFP) – Le groupe de médias britannique BBC a indiqué dimanche qu’un de ses journalistes en Chine, qui couvrait à Shanghai les manifestations contre la politique draconienne « zéro Covid » du régime, avait été arrêté et « frappé par la police ».

« La BBC est très inquiète de la manière dont a été traité notre journaliste Ed Lawrence qui a été arrêté et menotté pendant qu’il couvrait les manifestations à Shanghai », a indiqué un porte-parole du groupe dans une déclaration transmise à l’AFP.

Selon lui, « il a été battu et frappé par la police », alors qu’il travaillait en tant que journaliste accrédité dans le pays. 

Des centaines de personnes ont manifesté ce week-end en Chine dans plusieurs grandes villes, dont Shanghai et Pékin, pour protester contre les confinements et les restrictions imposées par les autorités pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Le ministre britannique des Entreprises, Grant Shapps, a jugé « inacceptables » et « préoccupantes » les violences dénoncées par la BBC.

« Quoi qu’il arrive, la liberté de la presse doit être sacro-sainte », a déclaré le ministre sur la radio privée LBC.

Le porte-parole a expliqué que la BBC n’avait eu « aucune explication ou excuse officielle des autorités chinoises, au-delà d’une affirmation des fonctionnaires, qui l’ont ensuite libéré, qu’ils l’avaient arrêté pour son propre bien au cas où il aurait attrapé le Covid (au milieu) de la foule ».

« Nous ne considérons pas cela comme une explication crédible », a-t-il ajouté.

« Au moins un ressortissant (chinois) a été arrêté après avoir tenté d’empêcher la police de me battre », a tweeté lundi M. Lawrence.

Le reporter est par la suite retourné sur les lieux de la manifestations, selon des vidéos publiées sur son compte Twitter.

Pékin a assuré lundi que M. Lawrence ne s’était pas identifié en tant que journaliste.

« D’après ce que nous avons appris des autorités compétentes de Shanghai, il ne s’est pas identifié en tant que journaliste et n’a pas volontairement présenté son accréditation de presse », a assuré Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, demandant aux médias étrangers de « respecter les lois chinoises et les réglementations lors (de leur séjour) en Chine ».

burs-je/mtp/spe/dth

Dans une prison du Portugal, danser rime avec liberté

Alcabideche (Portugal) (AFP) – « Dansez!Avec poésie! », lance Catarina aux six hommes qui évoluent au rythme d’une musique suave sur le plancher de linoléum.Dehors, dans la cour entourée de hauts murs et fils barbelés, une voix métallique s’échappe d’un haut-parleur pour appeler, par leur numéro, d’autres détenus de cette prison portugaise.

Deux fois par semaine, l’ancienne chapelle de l’établissement pénitentiaire du Linho, situé dans la banlieue ouest de Lisbonne, se transforme en studio de danse contemporaine sous l’impulsion de l’artiste et enseignante Catarina Câmara, formée aussi à la psychothérapie.

Cet après-midi d’automne, après l’échauffement de rigueur, l’exercice proposé consiste à danser en duo avec un objet: une écharpe, un ballon de foot, un peigne, un livre, une ampoule ou un tas de sacs en plastique.

Sans hésiter ou presque, les prisonniers se prennent au jeu de l’improvisation, mouvant leurs corps de façon expressive et gracieuse.

« On se laisse aller, pris par le moment et par ce qu’on ressent.On libère des émotions et ça nous fait du bien.Quand on vient ici, c’est comme si on n’était pas en prison », témoigne auprès de l’AFP Manuel Antunes, un détenu de 30 ans surnommé Beto.

Son camarade Fabio Tavares, 28 ans, partage la même sensation: « Je me sens léger quand je suis ici.Parfois on dirait même que je ne suis pas en prison mais dehors, dans un cours de danse normal ».

– « Changement de vie » –

Les deux hommes participent à un projet d’intervention sociale et artistique qui a débuté en avril 2019 dans cette prison de haute sécurité où sont incarcérés quelque 500 jeunes détenus purgeant des peines lourdes, supérieures à 15 ans en moyenne.

Catarina Câmara travaille avec un groupe d’une douzaine de détenus, dont le profil correspond en majorité à « des garçons qui ont grandi dans la rue et qui ont dû se débrouiller tout seuls très tôt ». »Ils ont déconné.Certains ont sérieusement déconné et ils ont vraiment besoin d’être accompagnés », affirme la danseuse de 47 ans.

« Ce serait très naïf de dire que la pratique artistique sauve les gens.(…) Mais l’art, combiné à d’autres facteurs, peut être décisif dans le changement de vie de quelqu’un », poursuit-elle.

C’est le cas de Fabio Tavares qui, pourtant, ne s’était jamais intéressé à la danse contemporaine. »Je pensais que ça ne servirait à rien, mais ça m’a transformé complètement », raconte le jeune homme issu des communautés originaires des anciennes colonies africaines du Portugal, comme la plupart des détenus du Linho.

« La danse et les discussions qu’on a ici m’aident à voir les choses autrement, (…) à me débarrasser de ces émotions qui me font du mal à moi et à ceux qui m’entourent », précise-t-il.

– « Plus tolérants » –

Pour l’établissement pénitentiaire, le bilan est également très positif.Les prisonniers participant au projet se montrent « plus tolérants envers les autres » et le nombre de leurs infractions au règlement de la prison s’est réduit drastiquement, se félicite le directeur Carlos Moreira.

Fabio Tavares a même l’intention de continuer la danse quand il aura terminé de purger sa peine, grâce à une formation qui lui a déjà été offerte par la compagnie de la chorégraphe Olga Roriz, avec laquelle Catarina Câmara travaille régulièrement et qui a signé la mise en scène d’un spectacle présenté par les détenus-danseurs l’été dernier à Lisbonne.

Après cette première expérience sur scène, le groupe s’est lancé dans la création de sa propre chorégraphie pour une prochaine représentation, cette fois à l’intérieur de la prison.

En pleine recherche, Beto et Fabio improvisent à partir d’une situation quotidienne.Le premier, muni d’une brosse à dents et d’un peigne dans lequel il a glissé une lame de rasoir jetable, coupe les cheveux du second.Puis, sur fond de musique classique, leur duo prend vie, donnant l’impression tantôt d’un combat, tantôt d’une étreinte.

« La liberté ce n’est pas une idée ou quelque chose que l’on désire, c’est une expérience.La danse offre cette expérience de liberté, dans le rapport à l’autre et dans le contact », explique Catarina Câmara, qui espère ainsi aider ces hommes à « se préparer pour l’espace de liberté » qu’ils retrouveront à leur sortie de prison.