Une technologie innovante permet d’identifier un kangourou comme la plus ancienne oeuvre d’art pariétal australienne

La plus ancienne oeuvre d’art pariétal australienne est un kangourou, peint il y a plus de 17.000 ans par des aborigènes et daté grâce à l’analyse de nids de guêpe aussi anciens, selon une étude parue lundi.

L’oeuvre, peinte dans un style réaliste reproduisant l’animal dans ses dimensions véritables, a été trouvée avec des représentations d’autres animaux sur le plafond d’un abri rocheux de la région de Kimberley (nord-ouest de l’Australie).

Même si les populations aborigènes résident dans la région depuis des temps ancestraux, il est très difficile de dater leurs oeuvres d’art. « Le principal obstacle (…) est qu’ils employaient rarement un pigment permettant une datation avec les techniques actuelles », a expliqué à l’AFP Damien Finch, géochronologue à l’Université de Melbourne et auteur de l’étude parue dans Nature Human Behaviour. Avec ses collègues, il a contourné la difficulté à l’aide de restes de nids de guêpe, constitués de boue pouvant être datée, et qui ont été trouvés sous et au dessus des peintures. Ils ont ainsi déterminé que la peinture du kangourou était vieille de 17.100 à 17.500 ans. La datation de ces plus anciennes peintures intactes « a une grande importance pour le (…)

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Nigeria: libération de 42 personnes enlevées, 317 fillettes toujours otages

Lagos (AFP) – Les 42 personnes, dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école du centre-ouest du Nigeria, ont été libérées, au lendemain d’un nouveau kidnapping de masse vendredi où 317 fillettes ont également été kidnappées par des groupes criminels. 

« Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local », a annoncé sur twitter Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l’Etat nigérian du Niger, l’une des régions minées par les groupes criminels appelés « bandits ». 

A la mi-février, des hommes armés avaient attaqué ce pensionnat public d’enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel. 

Les « bandits », comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, pillent les villages et volent le bétail depuis plusieurs années, notamment dans le nord-ouest et le centre-ouest du Nigeria. 

Mais dernièrement, ils multiplient également les enlèvements d’enfants dans des écoles.

Vendredi, 317 jeunes filles scolarisées à Jangebe, dans l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest ont été  enlevées dans leurs dortoirs.Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois.

Vendredi après-midi, les parents en colère des élèves enlevés avaient attaqué le convoi officiel qui voulait se rendre sur les lieux, blessant grièvement un journaliste local à la tête. 

Samedi matin, la situation était plus apaisée, selon des témoignages récoltés par l’AFP, et quelques parents attendaient dans le calme et la résignation des nouvelles de leurs filles. 

– « Chantage » –

Début décembre, 344 jeunes garçons avaient été enlevés dans un pensionnat de Kankara, dans l’Etat voisin de Katsina, avant d’être relâchés une semaine plus tard.

Les autorités nient payer quelconque rançon aux criminels, mais cela ne fait pas grand doute pour les experts en sécurité, qui craignent que cette pratique ne s’étende et se multiplie dans ces régions minées par l’extrême pauvreté et peu ou pas du tout sécurisées. 

Les autorités avaient amnistié l’un des responsables du rapt, Awwalun Daudawa, lançant un mauvais message aux criminels, et se « tirant une balle dans le pied », selon Yan Saint-Pierre, qui dirige le centre d’analyse en sécurité Modern Security Consulting Group.

Face à ce nouveau kidnapping de masse, le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, d’où il est originaire, a assuré vendredi soir qu’il ne « cèderait pas au chantage » des bandits. 

– Violences, extrême pauvreté et descolarisation –

Leur nombre est incertain, mais ces groupes armés attirent de plus en plus de jeunes désoeuvrés dans ces régions, qui enregistrent plus de 80% d’extrême pauvreté au sein de leur population. 

« On ne peut pas savoir exactement combien ils sont », explique à l’AFP Nnamdi Obasi, analyste Nigeria pour International Crisis Group (ICG). »Ils se divisent, se regroupent, forment des alliances en eux…Et dans le seul Etat de Zamfara, on estime qu’il y a environ 40 camps » où ils vivent et se cachent, poursuit l’expert. 

Certains de ces groupes comptent des centaines de combattants, d’autres, seulement quelques dizaines, certains ayant tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est, d’autres non. 

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport d’ICG publié en mai 2020.

L’autre inquiétude face à cette nouvelle tendance est que ces kidnappings participent encore plus à la déscolarisation des enfants, et particulièrement des filles, dans cette région qui compte déjà le plus grand nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école au monde, selon l’ICG. 

Vendredi soir, le gouvernement de l’Etat de Kano, Etat très peuplé du nord et jusque là épargné par les violences des bandits, a ordonné « la fermeture immédiate » de dix pensionnats qui se trouvent en dehors de la capitale. 

Jean-Dominique Giuliani défend l’efficacité de la diplomatie européenne

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert-Schuman, est l’invité du 23h de franceinfo vendredi 26 février. 

Beaucoup pensent que la diplomatie ne sert à rien. “On a tort, en réalité, c’est technique et compliqué. Les sanctions concernent de plus en plus les droits de l’homme, mais aussi la rupture avec l’ordre constitutionnel, les actions d’occupation d’un territoire ou la lutte contre le terrorisme et elles sont beaucoup plus efficaces qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas seulement de geler des avoirs ou d’empêcher de voyager, mais c’est une interdiction d’accès à nos marchés financiers aussi”, explique Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman, sur franceinfo vendredi 26 février.

« La Russie souffre des sanctions européennes, s’en plaint et demande leur suppression », assure ce spécialiste des questions européennes. « Les sanctions les plus importantes ont été édictées pour la Syrie, la Corée du Nord, la Libye, l’Iran et ensuite le Venezuela et la Russie ».

Les sanctions ciblées, mieux que rien

Pour valider définitivement l’accord commercial avec la Chine, « Emmanuel Macron et les dirigeants européens exigent notamment la ratification des conventions contre le travail forcé et le travail des enfants« , précise-t-il.

« Pour les mêmes raisons, il y a encore 100 ans, on se faisait la guerre, il y a 50 ans on rompait les relations diplomatiques, maintenant on a des (…)

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Diplomatie : l’Union européenne veut se montrer plus ferme

Ces dernières années, les 27 ont brandi des menaces envers le Venezuela, la Chine, la Birmanie ou la Russie. Sont-elles efficaces ? Quelle est la force diplomatique de l’Union européenne ? 

L’Union européenne et la Russie ont une relation compliquée depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Depuis, Moscou subit des sanctions sans effet sur sa politique, comme l’illustre l’emprisonnement de l’opposant Alexeï Navalny. Des diplomates européens ont été expulsés de Russie et réciproquement. Des personnalités sont aussi interdites de séjour et des avoirs dans les banques sont gelés. Des sanctions symboliques. “Avec la Russie, on est dans une approche confrontationnelle”, explique Josep Borrell Fontelles, chef de la diplomatie européenne.

Venezuela, Birmanie, Biélorussie…

Le cas russe n’est pas isolé. L’UE envisage de sanctionner aussi les militaires responsables du coup d’État en Birmanie, mais les accords commerciaux restent d’actualité. 55 hauts fonctionnaires vénézuéliens du régime de Nicolas Maduro sont épinglés. L’Union veut durcir le ton sur les questions d’atteinte aux droits de l’homme : la Chine et les Ouïghours, l’Iran et le nucléaire ou la Biélorussie et sa répression. En décembre, elle a décidé de s’inspirer de la loi appliquée aux États-Unis en réagissant plus vite et en sanctionnant les responsables et non un pays afin de préserver les populations.

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Eurozapping : crise politique en Géorgie ; l’impossible retour d’une jihadiste au Royaume-Uni

Petite sélection de l’actualité diffusée par les chaînes européennes de télévision vendredi 26 février. 

En Géorgie, l’opposition est à nouveau dans la rue. Des milliers de manifestants ont défilé vendredi 26 février à Tbilissi pour réclamer le départ du gouvernement et de nouvelles élections. Depuis octobre 2020, ce pays du Caucase est secoué par une crise politique, qui s’est aggravée avec l’arrestation du chef de la principale force d’opposition. Le Parlement a nommé en début de semaine un nouveau chef du gouvernement, Irakli Garibachvili. Ancien ministre de la Défense, il s’est engagé à reformer la Géorgie.

Juan Carlos à la caisse

La justice britannique refuse le retour d’une jeune femme qui avait rejoint Daech. Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni en 2015 à l’âge de 15 ans pour la Syrie et le groupe État islamique. Déchue de sa nationalité britannique, elle veut revenir dans son pays. Mais la Cour suprême n’autorise pas son retour, car elle représenterait un danger. Selon les autorités, il y aurait 40 femmes d’origine britannique détenues dans des camps en Syrie.

En Espagne, Juan Carlos règle une partie de ses dettes. L’ancien monarque a payé au fisc 4,4 millions d’euros. Dans une enquête, la justice lui reprochait l’utilisation abusive de jets privés. D’autres enquêtes menacent encore Juan Carlos, qui a abdiqué en 2014 et vit en exil aux Émirats arabes unis.

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