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Pourquoi certains pays du Sud global condamnent-ils les actions d’Israël, mais pas l’agression russe en Ukraine?

Pourquoi certains pays du Sud global condamnent-ils les actions d’Israël, mais pas l’agression russe en Ukraine?
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Luiz Inácio Lula da Silva, plus communément appelé Lula, vient d’être déclaré «persona non grata» en Israël. Les 18 et 23 février, le président brésilien a comparé l’offensive israélienne dans la bande de Gaza à un «génocide» et plus précisément à la Shoah. Le 19 février, Israël Katz, ministre des Affaires étrangères israélien, a tenu à l’informer personnellement de cette nouvelle, déclarant que Lula devrait présenter ses excuses et retirer ses propos rapidement. Benyamin Netanyahou a lui aussi rapidement réagi, en expliquant que ces propos étaient «honteux et graves».

Soutien historique de la Palestine, le président brésilien s’est donc attiré les foudres de la classe politique israélienne. À l’inverse, le Hamas a salué ces propos, dans ce que l’organisation palestinienne perçoit comme une simple description de la réalité des populations dans la bande de Gaza. Une sortie qui place le curseur des positions diplomatiques du Brésil à l’égard d’Israël.

Une notion d’«agresseur» fluctuante selon les intérêts

Parallèlement, le Brésil continue d’entretenir des relations diplomatiques et commerciales avec la Russie de Vladimir Poutine, même s’il déplore l’agression russe sur le sol ukrainien, comme en atteste son vote d’une résolution de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), en faveur d’une «paix durable» en Ukraine, en février 2023.

Mais le Brésil refuse…

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