Jugé pour violences en Suède, le rappeur A$AP Rocky fixé sur son sort mercredi

Stockholm (AFP) - Le parquet a requis six mois de prison, la défense réclame la relaxe: le rappeur américain A$AP Rocky, poursuivi pour violences après une rixe fin juin à Stockholm, va connaître mercredi le verdict de la justice suédoise.

Le jugement est attendu à 14H00 locales (12H00 GMT).Le célèbre rappeur avait été arrêté après une bagarre dans la rue le 30 juin et placé en détention au motif qu'il existait "un risque de fuite" à l'étranger.Libéré le 2 août à l'issue de trois jours de procès et rentré aux Etats-Unis, il ne sera pas présent lors du prononcé.

L'affaire a tendu les relations entre les Etats-Unis et la Suède.Le président Donald Trump a accusé fin juillet Stockholm de mépriser le sort des Noirs américains et a dépêché au procès son envoyé spécial chargé des Affaires liées aux otages, Robert O'Brien.

Si les juges déclarent A$AP Rocky, de son vrai nom Rakim Mayers, coupable de violences, le musicien ne devrait toutefois pas revenir en Suède pour purger sa peine, selon Dennis Martinsson, professeur de droit à l'Université de Stockholm.

Interrogé par l'agence locale TT, il prédit que compte tenu des éléments du procès, l'artiste pourrait soit être condamné à une peine avec sursis et à une amende, soit à "une courte peine de prison ferme" qui couvrirait son mois de détention provisoire.

Théoriquement, A$AP Rocky encourt jusqu'à deux ans de prison et une amende.

- "Légitime défense" -

Une partie du procès a été consacrée à l'analyse des preuves vidéo. Sur un enregistrement amateur d'abord diffusé par le site spécialisé dans les célébrités TMZ et retransmis lors du procès, l'artiste, en visite dans la capitale suédoise pour un concert, met au sol un jeune homme puis lui assène des coups.

A$AP Rocky, jugé aux côtés de deux autres personnes de son entourage, a donné sa version des faits."Nous avons essayé de nous éloigner, quand nous nous sommes éloignés nous avons été suivis", a-t-il calmement assuré à la barre.Il a également dit que le comportement "intrépide" de la victime lui avait fait peur.

La victime, un Afghan de 19 ans, dit lui avoir été "frappé" par quatre personnes."Deux (d'entre elles) ont essayé de me couper avec du verre", a-t-il déclaré.

A$AP Rocky, 30 ans, avait toutefois reconnu avoir "jeté" sa victime à terre avant de lui "donner un coup de pied au bras" - dans le but de venir en aide à son garde du corps, pris à partie par le plaignant et un ami.

La défense a réclamé la relaxe.Le parquet a requis six mois de prison ferme, estimant qu'A$AP Rocky et ses coprévenus ont agressé la victime alors qu'ils avaient pour eux le nombre et la force physique.

- "Expérience effrayante" -

"Merci du fond du coeur à tous mes fans, à mes amis et à tous ceux qui m'ont soutenu ces dernières semaines (...), ce fut une expérience très difficile et humiliante" avait écrit A$AP Rock à sa libération sur son compte Instagram.

Le rappeur avait immédiatement quitté la Suède à bord d'une jet privé en direction de la côte ouest des Etats-Unis.Il a donné dimanche son premier concert depuis son retour dans le cadre Real Street Festival, à Anaheim en Californie. 

L'occasion pour lui d'évoquer sa détention: "vous ne pouvez même pas savoir à quel point je suis heureux d'être ici.C'était une expérience effrayante", a-t-il déclaré au public, cité par la radio américaine KRRL.

"Espérons qu'avec le jugement de Dieu, je ne sois pas déclaré coupable", a-t-il ajouté.

G7 à Biarritz : « Il ne faut pas exagérer l’impact que cela aura sur les activités de la ville », selon le maire

Michel Veunac, maire MoDem de Biarritz, relativise lundi sur franceinfo les éventuelles nuisances causées par la tenue du G7 dans la ville, redoutées par certains habitants. Il dément notamment tout "état de siège" et "camp retranché", alors qu'une partie de la commune sera inaccessible à la population.

Le sommet du G7 se tient à Biarritz du 24 au 26 août. Une partie de la ville sera inaccessible à la population durant le sommet. Cette décision fait grincer des dents beaucoup d'habitants et de commerçants. "Il ne faut pas exagérer l'impact que cela aura sur les activités de la ville", déclare lundi 19 août sur franceinfo Michel Veunac, maire MoDem de Biarritz.

franceinfo : Certains considèrent ce G7 comme un fléau. Qu'en pensez-vous ?

Michel Veunac : C'est totalement exagéré. J'entends parler d'état de siège, de camp retranché. Jusqu'à vendredi prochain, Biarritz vit normalement. Depuis le 1er août nous avons eu une fréquentation record à Biarritz. Le 15 août au soir, il y avait 120 000 personnes pour la Nuit féérique. Donc Biarritz vit normalement, des fenêtres de mon bureau je vois la ville qui vit normalement. Donc, bienvenue au G7 et cela se passera pendant 4 jours à partir de vendredi. Il ne faut pas exagérer l'impact que cela aura sur les activités de la ville et il faut regarder ce que cela amène, la formidable fenêtre médiatique pour Biarritz et les (...)

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Incendie sur l’île de Grande Canarie : 5 000 personnes évacuées

Les pompiers pourraient avoir besoin de plusieurs jours pour maîtriser le feu qui sévit sur l'île espagnole. 

Un incendie "extrêmement virulent". Quelque 5 000 personnes ont été évacuées d'une zone touristique de l'île espagnole de Grande Canarie, des suites d'un incendie de forêt qui fait rage depuis samedi 17 août. Plus de 3 400 hectares ont été détruits en deux jours, ont annoncé dimanche les autorités. Aucune victime n'est à déplorer pour le moment.

L'incendie n'est pour l'instant "ni circonscrit, ni stabilisé ni sous contrôle", a prévenu dimanche soir le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres. Plus de 600 pompiers et quatorze aéronefs étaient engagés dimanche dans la lutte contre cet incendie, qui a entraîné la fermeture de 20 routes de cette île de l'archipel des Canaries.

L'incendie est d'autant plus difficiles à gérer étant données les conditions climatiques, avec des vents forts et des températures élevées. "Les prochaines heures seront très importantes parce que les prévisions météorologiques pour la nuit ne sont pas bonnes", a ajouté M. Torres. Selon les autorités, plusieurs jours pourraient être nécessaires avant que l'incendie ne puisse être contrôlé. Une semaine plus tôt, un feu dans la même zone avait entraîné l'évacuation de plusieurs centaines de personnes, avant que les pompiers ne parviennent à contenir le feu.

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Hong Kong. Donald Trump met en garde la Chine sur les conséquences commerciales d’une répression violente

Après un week-end de mobilisation où plusieurs centaines de milliers de manifestants ont défilé sous la pluie et dans le calme à Hong Kong, le président américain a mis en garde Pékin sur l'option d'une répression violente pouvant compromettre leurs accords commerciaux.

Le président américain Donald Trump a prévenu dimanche la Chine qu'une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l'écrasement du mouvement de la place Tiananmen compromettrait la conclusion d'un accord commercial sino-américain.

« Je pense qu'il serait très difficile de conclure un accord s'ils exercent de la violence, (...) si c'est une autre place Tiananmen », a déclaré Donald Trump à des journalistes dans le New Jersey (nord-est des Etats-Unis) alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche à Hong Kong.
« Je crois que ce serait très difficile à faire s'il y avait de la violence », a ajouté le président.

Les manifestations se succèdent à Hong Kong depuis plus de deux mois et la Chine a récemment durci le ton, faisant redouter une répression comme celle de juin 1989 à Pékin, lorsque l'armée chinoise avait mis fin au mouvement pro-démocratie mené par de...

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Trump confirme qu’il aimerait racheter le Groenland

BUSINESS - Quelques jours après des informations révélées par le Wall Street Journal, Donald Trump confirme son intérêt pour le Groenland, qui appartient au Danemark. Malgré la fin de non-recevoir des autorités locales et danoises, il considère la possibilité d'acheter l'immense île qui représente un intérêt géopolitique et économique pour les Etats-Unis.

"Une grosse transaction immobilière", c'est le terme utilisé par Donald Trump pour qualifier un éventuel achat de la deuxième plus grande île du monde. Le président américain a confirmé dimanche auprès de journalistes son intérêt pour  le Groenland, suite à un article du Wall Street Journal. 

Le quotidien économique avait révélé jeudi dernier que l'ancien magnat de l'immobilier s'était "montré à plusieurs reprises intéressé par l'achat" de ce territoire et en avait parlé à ses conseillers de la Maison Blanche.
La possibilité d'un échange avec un territoire américain ?
"C'est quelque chose dont nous avons parlé", a déclaré Donald Trump selon l'AFP. "Le concept a surgi et j'ai dit que stratégiquement, c'est certainement intéressant et que nous serions intéressés, mais nous parlerons un peu", a poursuivi le (...)

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