Coupe du monde 2022 : au Brésil, le maillot de la Seleção accaparé par les pro-Bolsonaro

Le pays est loin d’avoir pansé les plaies d’une élection présidentielle particulièrement virulente. Le maillot de la sélection nationale n’a pas échappé à la polarisation.

Dans les rues de Rio de Janeiro, des marchands de rue vendent l’uniforme jaune et vert de la Seleção, l’équipe du Brésil qui joue son premier match jeudi 23 novembre au Qatar la Coupe du monde 2022 contre la Serbie. Mais depuis que le camp de Jair Bolsonaro s’est accaparé la tunique de la sélection nationale à des fins politiques, il est difficile de porter le maillot pour ceux qui rejettent le président défait lors de la dernière élection présidentielle.

VIDÉO >> Brésil : des partisans de Jair Bolsonaro demandent aux extraterrestres de « sauver » leur pays

Impossible pour Diane d’encourager son pays avec ce maillot : « Ça devient compliqué de se rendre à un événement où le match du Brésil est retransmis. On ne peut pas savoir si la personne à ses côtés est là en vert et jaune pour simplement supporter le pays ou si c’est un soutien de Bolsonaro radicalisé. »

« J’avais un maillot avant, mais ça fait bien longtemps que je m’en suis débarrassée. »

Diane, Brésilienne

à franceinfo

La bataille autour de cet emblème est prise très au sérieux, même Lula a appelé ses partisans à revêtir le vert et jaune lors des matchs à venir. De son côté, Thais vend des maillots aux couleurs de la Seleção mais y imprime des messages (…)

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Venise rame pour imposer son idée d’entrée payante

La mairie de la cité des Doges peine à mettre en place son projet de taxe d’entrée pour les touristes. Encore repoussé de six mois, elle ne permettrait de toute manière pas de réellement lutter contre les conséquences du tourisme dans la ville.

À Venise (Italie).

«Venise n’est pas un musée!» «Non au ticket!» Ce samedi 19 novembre, sur le Campo Santa Margherita, les manifestants se massent derrière une banderole sans étiquette. Ils sont près de mille à s’être réunis pour s’opposer au projet de la municipalité, qui souhaite rendre l’accès à la cité lagunaire payant.

Annoncé pour juin 2022, puis pour janvier 2023 avant d’être finalement reporté à l’été 2023, ce projet de taxe d’entrée dans la ville est encore bien flou. Lorsqu’il a été proposé en 2017 par le maire Luigi Brugnaro (du parti de centre droit Coraggio Italia, Courage l’Italie), ce ticket devait permettre à un nombre limité de personnes d’accéder à certains quartiers.

Ensuite, l’idée a été étendue à l’ensemble de la cité des Doges et le numerus clausus a été abandonné. Enfin, il a été question d’installer des portiques et de fixer un prix d’entrée, variant entre 3 et 10 euros par personne selon la saison. D’après les derniers articles parus dans la presse locale, l’entrée pourrait toutefois …

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En Chine, police et censure au lendemain de manifestations historiques

Shanghai (AFP) – Dans les rues, une présence policière soutenue.En ligne, la censure: les autorités chinoises tentaient lundi de freiner le mouvement de colère d’une ampleur historique observée ce week-end contre les restrictions sanitaires et pour plus de libertés.

Dimanche, une foule de manifestants, répondant à des appels sur les réseaux sociaux, est descendue dans la rue notamment à Pékin, Shanghai et Wuhan, prenant les forces de l’ordre au dépourvu.

Parmi les slogans scandés à l’unisson: « Pas de tests Covid, on a faim! », « Xi Jinping, démissionne ! PCC (Parti communiste chinois, ndlr), retire-toi ! » ou « Non aux confinements, nous voulons la liberté ».

Par son étendue sur le territoire, la mobilisation semble la plus importante depuis les émeutes pro-démocratie de 1989.

Elle est le point d’orgue d’une grogne populaire qui n’a cessé de monter ces derniers mois en Chine, l’un des seuls pays au monde à appliquer encore une stricte politique « zéro Covid », avec confinements à répétition et tests PCR quasi-quotidiens de la population.

L’incendie mortel survenu à Urumqi, capitale de la province du Xinjiang (nord-ouest), a catalysé la colère de nombre de Chinois, certains accusant les restrictions sanitaires d’avoir bloqué le travail des secours.

Mais les manifestations de ce week-end ont fait également émerger des demandes pour plus de libertés politiques, voire pour le départ du président Xi Jinping, tout juste reconduit pour un troisième mandat inédit à la tête du pays.

– Présence policière –

Lundi matin, une présence policière était visible à Pékin et à Shanghai, près des lieux de rassemblements de la veille, ont constaté des journalistes de l’AFP.

A Shanghai, deux personnes ont été arrêtées près de la rue Urumqi, à l’endroit même où avait eu lieu une manifestation dimanche.

L’une des deux personnes n’avait « pas obéi à nos dispositions », a expliqué un policier à l’AFP. 

Les agents écartaient également d’autres personnes présentes sur place et leur ordonnaient d’effacer des images de leurs téléphones, selon un journaliste de l’AFP.

La police de Shanghai, interrogée à plusieurs reprises, n’avait toujours pas répondu lundi sur le nombre de détentions durant le week-end.

Une des rues occupées par la foule durant la nuit était désormais entourée de palissades bleues le long des trottoirs pour empêcher tout nouveau rassemblement.

Dimanche, des heurts avaient opposé forces de l’ordre et manifestants, certains portant des fleurs ou des feuilles blanches comme symboles de la censure.Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés.

Près de la rivière Liangma à Pékin, où plus de 400 jeunes Chinois s’étaient réunis dimanche soir pendant plusieurs heures aux cris notamment de « Nous sommes tous des habitants du Xinjiang! », des voitures de police étaient garées et des agents patrouillaient le long du canal.

« Cette manifestation, c’était une bonne chose », confie à l’AFP une femme d’une vingtaine d’années faisant son jogging dans le quartier, disant l’avoir suivie via les réseaux sociaux.

« Cela a envoyé le signal que les gens en ont marre de ces restrictions excessives », ajoute la jeune femme, sous couvert de l’anonymat.

« Je crois que le gouvernement a compris le message et qu’ils vont alléger leur politique, pour pouvoir s’en sortir », estime-t-elle.

« La censure n’a pas pu suivre le rythme », selon elle, quand les manifestations ont éclaté en divers endroits du territoire.

Mais la censure s’est depuis rattrapée: sur les réseaux sociaux chinois, toute information concernant ces manifestations semblait avoir été effacée lundi. 

Sur la plateforme Weibo, sorte de Twitter chinois, les recherches « Rivière Liangma » et « rue Urumqi » ne donnaient aucun résultat lié à la mobilisation.

– « Point d’ébullition » –

Le contrôle strict des autorités chinoises sur l’information et les restrictions sanitaires sur les voyages à l’intérieur du pays compliquent la vérification du nombre total de manifestants durant le week-end.

Mais un soulèvement aussi étendu est rarissime en Chine, compte tenu de la répression contre toute forme d’opposition au gouvernement.

Des manifestations ont également eu lieu à Canton, Chengdu et Hong Kong, mais aussi à Wuhan, ville du centre du pays où avait été détecté le premier cas au monde de Covid-19 il y a bientôt trois ans.

Le Quotidien du peuple a publié lundi un texte mettant en garde contre la « paralysie » et la « lassitude » face à la politique « zéro Covid », sans toutefois appeler à y mettre fin.

« Les gens ont maintenant atteint un point d’ébullition car il n’y a pas de direction claire sur la voie à suivre pour mettre fin à la politique du zéro Covid », explique à l’AFP Alfred Wu Muluan, expert en politique chinoise à l’Université nationale de Singapour.

« Le parti a sous-estimé la colère de la population », ajoute-t-il.

Les manifestations ont inquiété les investisseurs.Et les Bourses asiatiques ont ouvert en nette baisse lundi.

REPORTAGE. Coupe du monde 2022 : au Qatar, on a foulé la piste de running climatisée, « le seul endroit pour faire de l’exercice dehors »

En plein cœur de Doha, vous pouvez faire chauffer vos mollets sur une piste de plus d’un kilomètre. Quand il fait 50°C à l’extérieur, l’air y est stabilisé à 26°C. Le tout au prix d’une énorme facture énergétique.

Entre deux profondes inspirations, Austin, un Anglais taillé comme un deuxième ligne de rugby, remue sa grande carcasse le long du serpentin de bouches de climatisation. Il doit faire plus de 35°C, ce mardi 22 novembre, et il n’est que 11 heures. Alors les 20°C qui sortent du sol du running path (parcours de course) de Umm Al Seneem pour venir chatouiller ses mollets ne sont pas un luxe. « C’est le seul endroit pour faire de l’exercice dehors, raconte le joggeur, qui a déjà avalé plusieurs tours. Même après 21 heures, c’est insupportable dehors ».

On sentirait presque encore la peinture fraîche. Il y a un mois à peine, le gouvernement du Qatar a inauguré à Doha, la capitale du pays, cette piste de running climatisée. C’est la plus longue du monde, avec 1,3 km. Moitié tunnel, moitié charmille ; moitié glacière, moitié passoire thermique. L’infrastructure vise à redonner aux Qatariens le goût de l’effort, qu’ils ont perdu dans leurs 4×4 rutilants et dans leurs malls (d’immenses centres commerciaux), où escalators et ascenseurs font le boulot à la place de leurs jambes. Après avoir instauré une Journée nationale du sport le 2 (…)

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Espagne : près de 280.000 euros d’amende pour les dépenses de campagne de Manuel Valls en 2019

Madrid (AFP) – Frais non déclarés et dépassement du plafond autorisé : La Cour des Comptes espagnole a infligé une amende de 276.698 euros pour irrégularités dans les dépenses de campagne aux municipales de Barcelone de 2019 de l’ancien Premier ministre français Manuel Valls.

Le Tribunal des Comptes (équivalent de la Cour des Comptes en France) a actualisé sa section « Transparence » et a ajouté un document lundi dans lequel elle liste les « procédures avec sanction concernant la comptabilité des élections locales de 2019 ». 

« Barcelona pel Canvi-Ciudadanos » (Barcelone pour le changement), l’ex-groupe politique de Manuel Valls au sein du conseil municipal a écopé d’une amende de 251.698 euros à laquelle s’ajoute une peine de 25.000 euros pour dépassement du plafond de la limite maximale de dépenses en publicité extérieure.

En mai 2019, Manuel Valls était arrivé quatrième aux municipales dans sa ville natale avec le soutien du parti libéral anti-indépendantiste Ciudadanos, après l’échec de ses ambitions présidentielles en 2017 en France.

Le Tribunal des Comptes avait relevé dans un rapport, en mars 2021, des dépenses de campagne non déclarées d’une valeur totale de 189.497 euros.

Ces fonds provenaient, pour leur plus grande partie, de l' »Association Barcelona Capital Europea », la plateforme sur laquelle Manuel Valls avait présenté sa candidature avant de former une coalition avec des indépendants et des membres de Ciudadanos.

Utilisé au profit de la campagne électorale, cet argent aurait dû provenir de la coalition et non de l’association, considérée comme « une tierce personne », soulignait le rapport.

Par ailleurs, le Tribunal des Comptes avait aussi observé un dépassement du plafond limite autorisé de dépenses, avec 126.819 euros de plus que le montant autorisé, soit un excès de 71,15%.

En juin, Manuel Valls, investi par la majorité présidentielle pour représenter les Français de l’étranger notamment en Espagne et au Portugal, avait été éliminé dès le premier tour des législatives, un nouveau fiasco pour l’ex-Premier ministre qui s’est depuis fait discret.