Birmanie. Les pays du G7 condamnent « fermement » les violences contre les manifestants

Les ministres des Affaires étrangères du G7 et le chef de la diplomatie européenne ont condamné les violences des policiers de Birmanie, appelant au « respect des droits de l’homme ».

Les ministres des Affaires étrangères du G7 et le chef de la diplomatie européenne ont « fermement » condamné mardi 23 février les violences commises par les forces de sécurité birmanes contre les manifestants pro-démocratie pacifiques.

« Nous, les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que la haut représentant de l’Union européenne, condamnons fermement les violences commises par les forces de sécurité birmanes contre les manifestations pacifiques », ont-ils indiqué dans un communiqué, appelant l’armée et la police à « la plus grande retenue » et au « respect des droits de l’Homme ».

L’ONU avait déjà demandé « d’arrêter immédiatement la répression »

La veille, le 22 février, les ministres des affaires étrangères de l’UE s’étaient dits prêts à mettre en place des sanctions. De son côté, l’Organisation des Nations Unies avait demandé au gouvernement birman « d’arrêter immédiatement la répression ».

Mais la j…

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Jean-Dominique Giuliani défend l’efficacité de la diplomatie européenne

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert-Schuman, est l’invité du 23h de franceinfo vendredi 26 février. 

Beaucoup pensent que la diplomatie ne sert à rien. “On a tort, en réalité, c’est technique et compliqué. Les sanctions concernent de plus en plus les droits de l’homme, mais aussi la rupture avec l’ordre constitutionnel, les actions d’occupation d’un territoire ou la lutte contre le terrorisme et elles sont beaucoup plus efficaces qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas seulement de geler des avoirs ou d’empêcher de voyager, mais c’est une interdiction d’accès à nos marchés financiers aussi”, explique Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman, sur franceinfo vendredi 26 février.

« La Russie souffre des sanctions européennes, s’en plaint et demande leur suppression », assure ce spécialiste des questions européennes. « Les sanctions les plus importantes ont été édictées pour la Syrie, la Corée du Nord, la Libye, l’Iran et ensuite le Venezuela et la Russie ».

Les sanctions ciblées, mieux que rien

Pour valider définitivement l’accord commercial avec la Chine, « Emmanuel Macron et les dirigeants européens exigent notamment la ratification des conventions contre le travail forcé et le travail des enfants« , précise-t-il.

« Pour les mêmes raisons, il y a encore 100 ans, on se faisait la guerre, il y a 50 ans on rompait les relations diplomatiques, maintenant on a des (…)

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Diplomatie : l’Union européenne veut se montrer plus ferme

Ces dernières années, les 27 ont brandi des menaces envers le Venezuela, la Chine, la Birmanie ou la Russie. Sont-elles efficaces ? Quelle est la force diplomatique de l’Union européenne ? 

L’Union européenne et la Russie ont une relation compliquée depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Depuis, Moscou subit des sanctions sans effet sur sa politique, comme l’illustre l’emprisonnement de l’opposant Alexeï Navalny. Des diplomates européens ont été expulsés de Russie et réciproquement. Des personnalités sont aussi interdites de séjour et des avoirs dans les banques sont gelés. Des sanctions symboliques. “Avec la Russie, on est dans une approche confrontationnelle”, explique Josep Borrell Fontelles, chef de la diplomatie européenne.

Venezuela, Birmanie, Biélorussie…

Le cas russe n’est pas isolé. L’UE envisage de sanctionner aussi les militaires responsables du coup d’État en Birmanie, mais les accords commerciaux restent d’actualité. 55 hauts fonctionnaires vénézuéliens du régime de Nicolas Maduro sont épinglés. L’Union veut durcir le ton sur les questions d’atteinte aux droits de l’homme : la Chine et les Ouïghours, l’Iran et le nucléaire ou la Biélorussie et sa répression. En décembre, elle a décidé de s’inspirer de la loi appliquée aux États-Unis en réagissant plus vite et en sanctionnant les responsables et non un pays afin de préserver les populations.

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Eurozapping : crise politique en Géorgie ; l’impossible retour d’une jihadiste au Royaume-Uni

Petite sélection de l’actualité diffusée par les chaînes européennes de télévision vendredi 26 février. 

En Géorgie, l’opposition est à nouveau dans la rue. Des milliers de manifestants ont défilé vendredi 26 février à Tbilissi pour réclamer le départ du gouvernement et de nouvelles élections. Depuis octobre 2020, ce pays du Caucase est secoué par une crise politique, qui s’est aggravée avec l’arrestation du chef de la principale force d’opposition. Le Parlement a nommé en début de semaine un nouveau chef du gouvernement, Irakli Garibachvili. Ancien ministre de la Défense, il s’est engagé à reformer la Géorgie.

Juan Carlos à la caisse

La justice britannique refuse le retour d’une jeune femme qui avait rejoint Daech. Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni en 2015 à l’âge de 15 ans pour la Syrie et le groupe État islamique. Déchue de sa nationalité britannique, elle veut revenir dans son pays. Mais la Cour suprême n’autorise pas son retour, car elle représenterait un danger. Selon les autorités, il y aurait 40 femmes d’origine britannique détenues dans des camps en Syrie.

En Espagne, Juan Carlos règle une partie de ses dettes. L’ancien monarque a payé au fisc 4,4 millions d’euros. Dans une enquête, la justice lui reprochait l’utilisation abusive de jets privés. D’autres enquêtes menacent encore Juan Carlos, qui a abdiqué en 2014 et vit en exil aux Émirats arabes unis.

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Haïti: 25 morts dans une évasion de prison jeudi, encore 200 prisonniers recherchés

Port-au-Prince (AFP) – Plus de 200 prisonniers sont encore « activement recherchés » par la police en Haïti, à la suite de leur évasion jeudi, durant laquelle 25 personnes ont été tuées, dont le directeur de la prison située en banlieue de la capitale, ont annoncé vendredi soir les autorités.

« La police travaille d’arrache-pied pour les récupérer.Certains ont des menottes, ils ne pourront pas aller loin », a déclaré vendredi soir Frantz Exantus, secrétaire d’Etat à la communication.

Lors d’une conférence de presse plus tôt dans la journée, M. Exantus avait expliqué que plus de 400 détenus, sur les 1.542 que comptait la prison, s’étaient échappés lors de l’évasion.

« Vingt-cinq personnes sont mortes parmi lesquelles six prisonniers et l’inspecteur divisionnaire Paul Hector Joseph, qui était le responsable de la prison », avait précisé M. Exantus aux médias.

« Parmi les personnes tuées, certaines sont de simples citoyens qui ont été tués par les prisonniers lors de leur évasion », avait-il déploré.

Comptant parmi les détenus morts à la suite de l’évasion, le chef de gang Arnel Joseph a été abattu vendredi lors d’un contrôle de police à 120 km au nord de la prison de Croix-des-Bouquets, dont il s’est évadé la veille.

« Arnel Joseph a été tué alors qu’il attaquait une patrouille de police qui avait arrêté la moto sur laquelle il se trouvait.La police a riposté et Arnel Joseph est mort », a détaillé Frantz Exantus.

Accusé d’être à la tête d’un des principaux réseaux criminels d’Haïti, Arnel Joseph a été arrêté en juillet 2019.

Il avait tenté, sans succès de s’évader une première fois du centre pénitentiaire de Croix-des-Bouquets en juillet 2020, une évasion dont il avait fait la publicité à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux quelques jours avant la tentative.

Alors qu’il purgeait une peine pour meurtre, Arnel Joseph s’était déjà évadé à deux reprises d’une autre prison, à Port-au-Prince, en 2010 puis 2017.

Inaugurée en 2012, la prison de haute sécurité de Croix-des-Bouquets, construite grâce à un financement du Canada, a une capacité maximale de 872 détenus, même si près du double y étaient encore incarcérés jeudi.