Avec la pandémie, les scooters envahissent New York

New York (AFP) – Le boom des livraisons de nourriture et la crainte des transports publics ont enflammé le marché des scooters à New York avec la pandémie, même si la suspension du service de partage Revel, pour des raisons de sécurité, a jeté un froid.

La demande a triplé par rapport à juillet 2019 chez Unik Moto, à Long Island City, assure le directeur général Chris Benson, qui écoule certaines semaines quelque 20 scooters.

Après un coup d’arrêt initial lié au confinement, le magasin, qui vend essentiellement des modèles des Taïwanais SYM et Kymco, ne désemplit plus, au point que le stock est à peine suffisant.

A Brooklyn, le concessionnaire officiel Vespa est à peu près sur le même rythme et a vendu plus de 200 engins ces trois derniers mois, assure Andrew Hadjimas, son président.

La première vague est venue des employés de la restauration, explique Chris Benson, en premier lieu les livreurs, très demandés pour faire face à l’afflux des commandes à distance.

Avec les beaux jours est arrivée la seconde, celle des « gens qui voient ça comme un moyen de s’échapper, tout en restant seul », coronavirus oblige, dit celui qui a lancé l’affaire il y a trois ans avec des amis.

« J’ai décidé de me mettre au scooter il y a quelques mois pendant cette période de folie », se souvient Alan Taledia, qui a acheté une Vespa 150 cc.

Conduire un scooter à New York, ville encore archi-dominée par la voiture, « c’est chaud, mais si tu es New-Yorkais, tu t’y fais », dit cet employé d’une société d’assurance. »Je préfère être sur un scooter que dans un bus avec un paquet de gens. »

« Une partie importante de la flambée est liée à la pandémie », estime Chris Benson, dont quelques clients lui ont confié que leur appréhension des transports en commun leur avait fait franchir le pas.

– « Une occasion manquée » –

Le mouvement va au-delà de New York, affirme Andrew Hadjimas, « et l’activité accélère partout, particulièrement dans les grandes villes ».

« Vous allez en Europe, en Asie, tout le monde conduit ça », souligne-t-il. »Je pense que cette culture pourrait se transmettre aux métropoles américaines, juste parce que c’est vraiment pratique. »

Populariser un nouveau mode de transport, c’était l’idée de Revel, réseau de scooters électriques en partage lancé à Brooklyn en 2018 par deux entrepreneurs américains.

Sa flotte, qui atteint désormais 3.000 deux-roues bleu clair, a été largement mise à contribution par les New-Yorkais depuis la réouverture progressive de la ville.

D’un peu plus de 4.000 trajets quotidiens juste avant le confinement, Revel est passé à près de 18.000 durant les deux dernières semaines de juin.

Mais des voix se sont élevées récemment pour s’inquiéter des libertés que prenaient nombre d’utilisateurs avec le code de la route et les règles de sécurité, même s’il faut avoir son permis voiture pour louer un engin.

Revel a réagi en suspendant plus de 2.000 utilisateurs, sur les près de 300.000 que compte à New York le service, qui fonctionne également à Washington, Austin et Oakland, en attendant le rétablissement à Miami (suspendu pour cause de pandémie) et le lancement à San Francisco.

Mais deux accidents mortels en dix jours l’ont poussé, sous la pression de la mairie de New York, à suspendre son activité dans la ville jusqu’à nouvel ordre.

Revel dit préparer de nouvelles mesures pour « inciter à la prudence », notamment la confirmation du port du casque ou examen de sécurité intégré à l’application sur smartphone, a indiqué un porte-parole.

« J’ai vu des gens nous faire une sale réputation, rouler sans casque, sur le trottoir », explique Emma Rogers, humoriste et fidèle de Revel depuis les débuts. »C’est quand même dommage qu’il y ait toujours des gens pour ruiner le truc pour tout le monde. »

« Revel offre une solution à beaucoup de gens », s’agace Dan Miller, utilisateur qui regrette « le fait de le bannir sans offrir d’alternative » et y voit « une occasion manquée ».

« Peut-être qu’il faut quelque chose de plus petit, plus léger, comme des Citi Bikes électriques », dit-il en évoquant le réseau de vélos en partage de New York, « mais la ville pourrait faire tellement plus et sous (le maire Bill) De Blasio, elle a choisi de ne pas bouger. »

L’orque qui avait poussé son bébé mort pendant 17 jours est de nouveau enceinte

Son histoire avait beaucoup ému la toile. Deux ans après avoir perdu son petit, une femelle orque est de nouveau gestante.

Ces images avaient fait le tour du monde. En 2018, Tahlequah, une femelle orque perdait son petit. Mais elle avait refusé de l’abandonner, le poussant et le maintenant à la surface pendant 17 jours, sur près de 1 600 km, le long des côtes du nord des Etats-Unis et du Canada. Les scientifiques expliquaient qu’il est probable que les orques traversent une période de deuil, mais la durée pendant laquelle Tahlequah avait pleuré son petit disparu était exceptionnelle.

Deux ans plus tard, grâce à l’utilisation de drones, les scientifiques peuvent affirmer que Tahlequah (aussi appelée J35 en raison de son appartenance au groupe J) est de nouveau enceinte. Tout comme d’autres femelles appartenant aux groupes K et L, les deux autres groupes d’orques présents dans la région. Cette annonce est une bonne nouvelle pour l’espèce, les orques résidents du Sud dans le Pacifique n’étant plus que 73 individus.

Cette population est en danger à cause du manque de nourriture – et du stress qui résulte de cette pénurie -, de la pollution et du bruit émis par les bateaux, qui les perturbe (…)

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Inauguration du nouveau pont de Gênes : « On oublie un peu qu’il est construit sur les ruines d’une catastrophe », estime une mère d’une victime

Parmi les 43 victimes lors de l’effondrement, il y avait 4 Français. La mère d’une des victimes se sent aujourd’hui « très seule » et ne souhaite pas participer aux festivités liées à l’inauguration du nouveau viaduc.  

L’Italie inaugure lundi 3 août un nouveau viaduc à Gênes, deux ans après l’effondrement du pont Morandi qui a fait 43 morts le 14 août 2018. Le chef du gouvernement Giuseppe Conte prononcera un discours et la patrouille acrobatique de l’armée de l’Air survolera la ville vers 18h30, l’heure officielle de l’inauguration. « J’ai l’impression qu’on oublie un peu que le pont est construit sur les ruines d’une catastrophe », a réagi sur franceinfo Véronique Pouzadoux, qui a perdu son fils William, âgé de 22 ans.

« La plaie reste ouverte »

Cette inauguration « c’est un peu trop, mais je m’y attendais un peu. L’Italie a tendance à faire de cette façon, estime Véronique Pouzadoux à franceinfo. C’est très festif, en grande pompe et j’ai l’impression qu’on oublie un peu que le pont est construit sur les ruines d’une catastrophe. » Deux ans après, « la plaie reste ouverte. Je fais des cauchemars tout le temps », rajoute-t-elle. Ce nouveau pont est très bien pour les « Gênois, mais pour nous ce sera toujours le symbole du fait que ce pont a été construit grâce à nos enfants. »

Les familles de victimes « se sont senties très seules et pour (…)

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Etats-Unis : Joe Biden, l’anti Donald-Trump

Candidat démocrate pour la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, Joe Biden présente un profil totalement différent de son adversaire, l’actuel président Donald Trump.

Difficile de trouver deux personnes plus opposées que Donald Trump et Joe Biden. Ce dernier est devenu le candidat démocrate pour la prochaine élection présidentielle aux États-Unis. La constitution de son équipe s’avère fondamentale. Âgé de 77 ans, il annonce qu’il ne fera qu’un seul mandat. L’identité de sa vice-présidente est très attendue. La journaliste Sofia Dollé liste les trois candidates à ce poste : Kamala Harris, Susan Rice et Tammy Baldwin.

Deux visions opposées sur la crise sanitaire

Très rapidement, face à l’épidémie de coronavirus qui touchait le pays, Joe Biden s’est affiché avec un masque et a limité pendant un temps ses déplacements et autres discours publics. « Une façon pour lui aussi de montrer qu’il comprend l’ampleur de l’épidémie qui sévit aux États-Unis contrairement à Donald Trump qui a fait l’exact opposé. Il a voulu continuer sa campagne comme si de rien n’était, il a voulu multiplier les meetings, ça lui a beaucoup été reproché d’ailleurs. Et surtout, Donald Trump, pendant longtemps, pendant très longtemps, il a refusé de porter un masque », explique Sofia Dollé.

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Energy Observer, l’odyssée zéro CO2 d’un catamaran changé en laboratoire flottant

Depuis plusieurs mois, Energy Observer, un ancien voilier de course vogue à travers l’Atlantique. Un nouveau périple pour le catamaran dont l’objectif est de sillonner les mers sans émettre de gaz à effet de serre ni de particules fines et de dépendre uniquement d’énergies renouvelables.

Avec ses deux ailes rigides dressées vers le ciel à la manière d’une antenne, ses parois recouvertes de panneaux solaires semblables à ceux d’un satellite et sa ligne fine comme une navette spatiale, on croirait un vaisseau futuriste en préparation pour une course interstellaire. Et pourtant, il s’agit d’un prototype qui a déjà parcouru 33.000 kilomètres sur les mers européennes.

En ce 22 novembre 2019, le majestueux catamaran de 30 m de long repose à l’abri des regards, sous une immense tente à l’extrémité du bassin Dugay-Trouin de Saint-Malo. Posé sur une structure faite de palettes de bois, il est entouré d’échafaudages, d’échelles, de bennes, de pots de peintures et de produits en tout genre. A proximité du flotteur bâbord, un ouvrier s’apprête à utiliser une meuleuse pour faire un trou dans la coque. En face, dans une pièce vitrée, deux ingénieurs annotent des croquis, deux informaticiens vérifient (…)

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