"Une bataille est perdue, mais pas la guerre", estime le groupe tchadien attaqué par les Mirage français

Franceinfo - AA

Le groupe armé tchadien Union des forces de la résistance (UFR) avait été visé par des frappes aériennes françaises, début février 2019 dans le nord-est du Tchad. Plusieurs dizaines de ses combattants, au moins, avaient été capturés.

"Une bataille est perdue, mais pas la guerre", a déclaré à l'AFP Youssouf Hamid, porte-parole de l'Union des forces de la résistance (UFR). "On ne savait pas que la France interviendrait. Normalement, ils font du renseignement, ça on le sait. On ne s'attendait pas à des frappes", a déclaré M. Hamid. "Il n'y a pas eu un seul combat entre (les combattants de l'UFR) et l'armée tchadienne. C'est la France qui a combattu, pas les Tchadiens", a-t-il ajouté.

L'UFR est le groupe armé à l'origine d'une tentative de prise du pouvoir en 2008 stoppée in extremis aux portes du palais présidentiel de N'Djamena grâce à l'appui de l'allié français. Dirigé par Timan Erdimi, neveu du président Idriss Déby Itno, le groupe comptait sur des défections au sein de l'armée pour grossir ses rangs.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1990 avec l'aide de Paris, Idriss Déby, qui avait renversé Hissène Habré, a toujours pu compter sur son allié français. La dernière opération a donc eu lieu entre le 3 et le 6 février lorsque des "Mirage 2000 des forces armées françaises sont intervenus (dans le) nord-est du Tchad, en coordination avec l'armée tchadienne, de façon à (...)

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