Des pressions ont-elles été exercées sur des entreprises de transport pour empêcher les Gilets jaunes de louer des bus ?

A LA LOUPE - Maxime Nicolle, l'une des figures des Gilets jaunes assure que la ministre des Transports a exercé des pressions sur Keolis, Transdev et la RATP pour leur interdire de louer leurs bus aux Gilets jaunes. Un moyen, selon lui, de déstabiliser le mouvement et d'amoindrir la fréquentation des manifestations. Qu'en est il vraiment ?

Ce mercredi soir, Maxime Nicolle - alias Fly rider - a dénoncé "une atteinte à la liberté de manifestation" de la part du gouvernement. Selon cette figure du mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement exercerait des pressions sur les trois plus grandes entreprises de location de bus pour qu'elles refusent leurs services aux manifestants. Keolis, Transdev et la RATP "ont reçu des injonctions, des consignes de Mme Borne", assure-t-il dans une vidéo diffusée en direct sur le réseau social Facebook. La ministre des transports aurait "interdit à ces sociétés de transporter des Gilets jaunes, sous peine de leur sucrer des marchés publics."

"Forcément si on leur fait sauter ces marchés-là, pour ces grosses sociétés, ça veut dire des licenciements, de la perte d'emploi, etc., explique-t-il. On met une pression financière (… ) on interdit à des sociétés de bus de transporter des Gilets jaunes." De fait, il dénonce une "forme (...)

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Conférence de presse de Macron : le président a-t-il répondu à la colère des Français ?

Sur le plateau de France 2, Jeff Wittenberg estime que la conférence de presse d'Emmanuel Macron n'a pas eu l'effet big-bang que certains prédisaient.

"Plus rien ne sera comme avant", avait lancé Sibeth Ndiaye il y a quelques jours, évoquant les futures annonces d'Emmanuel Macron pour tenter d'enrayer la crise des "gilets jaunes". "Il va y avoir un effet de souffle", promettaient d'autres. "Résultat : Emmanuel Macron a effectivement annoncé du concret (jeudi 25 avril lors de sa conférence de presse, ndlr), mais ça n'est pas le big-bang que certains prédisaient", assure Jeff Wittenberg sur le plateau de France 2, vendredi 26 avril.

Emmanuel Macron a-t-il tiré les conclusions du grand débat ?

Coup de pouce au pouvoir d'achat, réindexation des petites retraites sur l'inflation... Un certain nombre de Français devraient y trouver leur compte, mais ces annonces vont-elles faire redescendre la colère sourde qui s'exprime dans le pays ces derniers mois ? "Une majorité des Français pensait que le grand débat n'avait pas répondu à la crise politique. On va voir si les conclusions que le président a tirées de ce grand débat ont commencé à répondre à cette colère", conclut le journaliste.

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PODCAST. Le Flash : Macron se défend d’avoir fait “fausse route” (le point sur ses annonces), baisse de l’impôt dès janvier 2020, les GJ ne décolèrent pas

Hier soir, Macron a promis une “nouvelle méthode” pour “lever beaucoup de malentendus”, la baisse de l’impôt sur le revenu annoncée par Macron entrera en vigueur en janvier 2020, les Gilets jaunes mécontents des annonces : Témoignages dans notre journal audio...

Les infos

Hier soir, résolu et offensif, Emmanuel Macron s’est défendu d’avoir fait “fausse route” mais a promis une “nouvelle méthode” pour “lever beaucoup de malentendus”, multipliant les annonces fiscales, sociales et institutionnelles jeudi lors d’une grande conférence de presse à l’Élysée. Parmi les annonces faites par le Président de la République figure la retraite minimale à 1 000 euros, la généralisation des maisons de service public, l’objectif plein-emploi à l’horizon 2025, une dose de proportionnelle lors du scrutin des élections législatives, la baisse du nombre de parlementaires, le seuil pour déclencher un référendum d’initiative partagée sera réduit à 1 million de citoyens, la suppression de l’ENA, la retraite à 62 ans, la possibilité de saisir par la CAF les pensions non versées par les ex-conjoints, la réindexation des petites retraites et la lutte contre l’évasion fiscale.

La baisse de l’impôt sur le revenu annoncée par Emmanuel Macron entrera en vigueur en janvier 2020, a indiqué vendredi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin sur RTL, évoquant une réduction d’environ “10%” pour les contribuables concernés. Cette baisse devrait bénéficier à 15 millions de foyers fiscaux, a de son côté précisé le ministre des Finances Bruno Le Maire.

“Mesurettes à la con”, “pipeau”, attitude de “mépris” : à Aubagne (Bouches-du-Rhône) une dizaine de “gilets jaunes” n’a pas manqué une miette du discours d’Emmanuel Macron et son verdict est sans appel. Le président n’a pas répondu “aux attentes du peuple”, s’énervent-ils. Rassemblés dans une salle de sport désaffectée, les “gilets jaunes” sont amers : “Il nous prend pour des cons, c’est du pipeau”, fulmine Jean-Luc, commerçant qui dit en avoir “marre de voir les personnes âgées faire les poubelles” et “que des nantis lui fassent la leçon”. “Commençons par tendre la main aux autres”, poursuit ce célibataire rejoint dans ses propos par Jean-Pierre: “Il n’entend pas ce que le peuple demande: avoir le frigo plein”. “Avant de donner aux étrangers, la priorité est aux Français. Le gasoil est remonté encore plus cher qu’avant le mouvement, il se fout de notre gueule”, fulmine cet homme âgé d’une soixantaine d’années.

En Bref

Le mouvement algérien de contestation testera ce vendredi sa capacité à rester mobilisé lors du 10e vendredi consécutif de manifestations à travers le pays, sur fond de limogeages de symboles du régime Bouteflika déchu et de spectaculaires incarcérations dans des affaires de corruption présumée. “Pas de demi-révolution”, titre en une vendredi l’édition week-end du quotidien El Watan, appelant à continuer à manifester jusqu’au départ du “système” dans son entier, tandis que des appels similaires continuent d’être relayés sur les réseaux sociaux.

French Days : le Black Friday français démarre aujourd’hui même s’il est moins connu que le Black Friday, cette période de promotions commence néanmoins à creuser son sillon. Le e-commerce français fait son festival à partir du vendredi 26 avril en tout début de matinée, pour une fin programmée le 1er mai.

Les news Sport

Après le Barça, Adrien Rabiot a vu se refermer une nouvelle porte: le milieu de terrain parisien n’entre pas dans les plans de Zinédine Zidane qui préfère Paul Pogba ou N’Golo Kanté. Le caractère du Parisien semble être également un souci pour le club espagnol.

Sans pitié pour son compatriote David Ferrer (6-3, 6-3), qui disputait son avant-dernier tournoi, Rafael Nadal s’est qualifié pour les quarts de finale à Barcelone. Ferrer, lui, fera ses adieux au circuit dans deux semaines à Madrid. Il n’y a plus de Français à Barcelone puisque hier, Benoît Paire a subi la loi de Guido Pella, vainqueur en deux manches (7-5, 6-3).

Divertissement

Ce soir, l’actrice Uma Thurman sera sur Netflix avec la nouvelle série “Chambers”. La comédienne devenue une star avec ses rôles dans “Pulp Fiction” et “Kill Bill” arrive ce soir sur la plateforme Netflix pour son premier grand rôle dans une série. Une vidéo bande-annonce est à découvrir dans les pages Culture de 24matins.fr.

Conférence de presse de Macron : l’opposition tacle le chef de l’État

Laurent Wauquiez, Olivier Faure, Yannick Jadot... Les principaux leaders de l'opposition n'ont pas été convaincus par la prestation d'Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, jeudi 25 avril.

À l'instar des "gilets jaunes", une bonne partie de la classe politique a critiqué avec véhémences les mesures annoncées par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, jeudi 25 avril. "En deux ans, le président de la République a pris 6 à 8 milliards d'euros sur le dos des retraités et il ne leur rend pas cet argent", a tempêté Laurent Wauquiez. "Ça n'est pas digne", a poursuivi le leader des Républicains.

"Trompe-l’œil"

Sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 26 avril, Olivier Faure a vertement critiqué le référendum d'initiative partagée (RIP). Selon le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), son assouplissement n'est qu'un "trompe-l’œil". "On attendait d'un président qu'il agisse à la hauteur de ce qu'il prétend sur l'urgence climatique. Malheureusement il organise une nouvelle fois le report, la procrastination et l'inaction en matière de climat. C'est terrible parce qu'il y a urgence", martèle quant à lui le député européen Yannick Jadot.

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Strasbourg, Paris, Lyon… À quoi s’attendre pour « l’acte 24 » des Gilets jaunes ce samedi ?

ACTE 24 - Deux jours après la conférence de presse d’Emmanuel Macron pour détailler les mesures prises après le Grand débat, une nouvelle journée d’actions est prévue le samedi 27 avril par les Gilets jaunes. A Paris, la CGT a appelé à la convergence des luttes.

Quelle sera l'ampleur de la mobilisation ce samedi 27 avril pour "l’acte 24" ? Au lendemain de la la conférence de presse d’Emmanuel Macron, alors la déception est grande chez certains Gilets jaunes qui n'y voient que des mesures floues, plusieurs voix appellent à poursuivre les manifestations, à l'image de l'une des figures du mouvement, Priscillia Ludosky, qui a listé dans un tweet les prochaines dates de mobilisations. Celle qui avait lancé la pétition contre la hausse du prix des carburants sera d'ailleurs présente à Paris, dans le cortège de la CGT, qui a appelé à "la convergence des luttes". En région aussi, plusieurs rassemblements sont prévus. On fait le point. 
À Strasbourg, appel national et manif' interdites
Un appel national, et même international, à se rassembler à Strasbourg a été lancé sur Facebook, et plus de 3000 personnes se disaient "intéressées" vendredi. Le choix de cette "capitale européenne" n'est pas anodin, à quelques semaines (...)

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