Conférence de presse : 6 Français sur 10 n’ont pas été convaincus par Emmanuel Macron

SONDAGE EXCLUSIF - Selon notre enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI, 37% des Français ont été convaincus par les mesures annoncées ce jeudi par Emmanuel Macron contre 63% qui ne l'ont pas été. Et ils sont 80% à penser que le mouvement des Gilets jaunes va se poursuivre dans les semaines qui viennent.

Il était attendu au tournant... et il a globalement déçu. Ce jeudi soir, une enquête exclusive Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI révèle qu'une majorité des personnes interrogées (63%) n'a pas été convaincue par les annonces d'Emmanuel Macron formulées quelques heures plus tôt. En fin de journée, le chef de l'Etat a donné une grande conférence de presse, où plus de deux heure durant, il a égrené des mesures, plus ou moins concrètes, censées conclure le Grand débat national lancé le 15 janvier dernier. Plus fondamentalement, par des mesures institutionnelles, économiques et sociales, le chef de l'Etat espérait éteindre la fronde des Gilets jaunes et sa longue litanie de samedis de manifestations.
Globalement, l'exercice n'a donc pas fonctionné, avec seulement 7% des personnes interrogées estimant avoir trouvé le locataire de l'Elysée "très convaincant" et 30% "plutôt convaincant". Sur le sentiment inspiré (...)

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Paris SG: la Coupe pour éviter la saison noire

Saint-Denis (AFP) - La Coupe de France ne sauvera pas la saison du PSG, qui rêvait plus haut.Mais les Parisiens, qui retrouvent leur trio Mbappé-Cavani-Neymar samedi au Stade de France, doivent battre Rennes pour ne pas boucler l'an I de l'entraîneur Thomas Tuchel sur un échec.

Cette finale de Coupe (21h00), Paris l'avait en tête depuis la catastrophique élimination en huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester United.

"Ce match, c'est très important pour le club et pour moi personnellement: c'était notre objectif d'être champion de France et de gagner des Coupes", admet Tuchel.

Le huitième titre de champion de l'histoire du club ? Il a péniblement été décroché à distance, grâce à un faux-pas de Lille dimanche et après trois tentatives de suite manquées.La Coupe de la Ligue ? Elle avait été abandonnée dès le mois de janvier, contre Guingamp en quart de finale (2-1).

- Des retours -

C'est donc dans la seule optique de ce samedi 27 avril que les Parisiens ont poursuivi une saison sans saveur, rendue moins passionnante par les blessures et à peine embellie par les statistiques folles de Kylian Mbappé.

Neymar, Edinson Cavani, Angel Di Maria, Julian Draxler, Thomas Meunier, Marquinhos, Thiago Silva...Tous ont garni tour à tour les rangs de l'infirmerie pendant plusieurs semaines, plusieurs mois pour les deux premiers.

Les soins et la récupération ont été dosés pour ce dernier objectif: pour la première fois depuis trois mois, Thomas Tuchel arrive avec la possibilité de titulariser les trois membres de son trio offensif. 

Le PSG avec sa "MCN" (Mbappé-Cavani-Neymar), ce n'est pas pareil: la dernière apparition du trident sur la même pelouse, le 19 janvier, avait accouché d'un 9-0 contre Guingamp au Parc des Princes, avec trois buts pour le Français, trois pour l'Uruguayen, et deux pour le Brésilien...Une époque dont les supporters ont du mal à se souvenir, tant elle paraît lointaine.

"Aujourd'hui (vendredi), nous sommes 20 à l'entraînement, ça n'était plus arrivé depuis des semaines", a ironisé l'entraîneur allemand, prêt à "prendre des risques" en alignant plusieurs joueurs de retour de blessure, comme Marco Verratti qui s'est blessé dimanche, "parce que c'est une finale".

Ces retours de blessure, à commencer par celui de Neymar, sont la première ébauche d'éclaircie dans le ciel parisien depuis des semaines.Coup du sort: vendredi, l'UEFA a sanctionné l'attaquant star de trois matches de suspension pour la prochaine Ligue des champions, pour "insultes" envers l'arbitre de PSG-Manchester United...

- "Magie" -

Une défaite samedi en Coupe de France pour ce PSG quadruple tenant du titre noircirait le tableau.Ce serait presque un retour en arrière pour le club passé sous bannière qatarie en 2011, avec moins de trois titres nationaux pour la première fois depuis 2013 (Ligue 1 et Trophée des champions, déjà).Et rendrait encore plus urgente la question du recrutement, sur fond de tensions entre le technicien allemand et son directeur sportif Antero Henrique.

Pour le Stade Rennais, dont le dernier titre majeur est la Coupe de France remportée en 1971, un exploit mettrait fin en grande pompe à une série de trois finales perdues depuis 10 ans (Coupe de France 2009 et 2014 contre Guingamp, Coupe de la Ligue 2013 contre Saint-Etienne). 

Il couronnerait le renouveau indéniable que connaît cette équipe, symbolisé par l'entraîneur Julien Stéphan (38 ans) et le feu follet Hatem Ben Arfa (32 ans), artisans d'une belle aventure européenne conclue en 8e de finale de Ligue Europa contre Arsenal. 

Il offrirait surtout un ticket direct pour la C3 2019-20 et ce qui va avec: des moyens financiers supplémentaires et de solides arguments pour retenir Ismaïla Sarr, Ben Arfa ou Mbaye Niang."Quand tu as joué une Coupe d'Europe, tu as envie d'y regoûter", a confirmé le capitaine Benjamin André.

Enfin, il ferait bouillonner tout un public, réconcilié avec le club rouge et noir et attendu en nombre à Saint-Denis (80 cars et un TGV affrétés).Un élément supplémentaire pour engendrer la "magie de la Coupe de France", sur laquelle compte Julien Stéphan ?

Les manifs de « gilets jaunes » après les annonces de Macron, test de leur mobilisation

Strasbourg (AFP) - Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, perçues par beaucoup d'entre eux comme du "blabla" sans impact sur leur quotidien, les "gilets jaunes" descendent à nouveau dans la rue samedi, un test de leur mobilisation.

Après Toulouse pour l'acte 23 du mouvement, les regards se tournent vers Strasbourg, où un appel a été lancé pour une manifestation "nationale et internationale". 

A un mois des élections européennes, les organisateurs espèrent attirer dans la ville siège du Parlement européen des manifestants allemands et belges. 

Toutefois, aucun "mouvement structuré de l'étranger" n'était annoncé vendredi, selon une source policière. 

La préfecture a pris des précautions en interdisant toute manifestation dans certains secteurs du centre historique de la ville, sur le parvis de la gare ainsi qu'aux abords des institutions européennes - Parlement européen mais aussi Cour européenne des droits de l'homme et Conseil de l'Europe. 

Jusqu'à présent, les manifestations des "gilets jaunes" sont restées d'une ampleur modérée dans la capitale alsacienne. 

Le samedi 20 avril, les "gilets jaunes" étaient 27.900 à battre le pavé dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, 100.000 selon leur propre décompte.

Une mobilisation en baisse, sauf à Paris où le nombre de manifestants avait presque doublé par rapport à la semaine précédente et où un regain de tension avait été enregistré, avec 178 personnes placées en garde à vue. 

Les "gilets jaunes" entendaient alors lancer un "ultimatum" au président Macron, qui n'avait pas encore pris la parole pour tenter de sortir de près de six mois de crise sociale.

Jeudi, lors d'une grande conférence de presse à l'Elysée, le président de la République a promis de déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", de baisser l'impôt sur le revenu, de supprimer l'ENA ou bien encore de réindexer sur l'inflation les pensions de retraites de moins de 2.000 euros.

- "Marche sur les médias" -

  

L'ampleur de la mobilisation pour l'acte 24 permettra de mesurer la réaction des "gilets jaunes".

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déploré  que leurs réactions aux annonces d'Emmanuel Macron aient été "déjà écrites" avant l'intervention du chef de l'Etat."De toutes façons, je ne suis pas sûr que (leurs) revendications, que je ne connais plus, aient attendu une quelconque réponse", a ajouté le ministre, en marge d'un déplacement à Fuveau (Bouches-du-Rhône). 

Opération escargot sur le périphérique lyonnais, "marche sur les médias" à Paris, marche nocturne à Cambrai (Nord), déploiement d'un gilet jaune géant au sommet de la Roche de Solutré (Saône-et-Loire)...Des plus petites aux plus grosses, des manifestations sont annoncées au quatre coins de la France.

A Toulouse, il sera à nouveau interdit de manifester sur la place du Capitole de 10H00 à 21H00 mais un appel des "gilets jaunes au centre" a néanmoins été lancé pour le début d'après-midi.

A Lille, Rennes ou encore Rouen, les manifestations seront également interdites dans le centre. A Paris, le périmètre prohibé comprendra les Champs-Elysées, l'Elysée, les abords de l'Assemblée nationale et de Notre-Dame.

Alors que certains groupes de "gilets jaunes" feront l'impasse sur ce samedi pour se concentrer sur l'organisation de la journée du 1er mai, des convergences entre syndicalistes et "gilets jaunes" sont déjà prévues ce samedi. 

A Paris, une manifestation qui partira du quartier de Montparnasse sous le mot d'ordre de "Riposte générale", à l'appel notamment de la CGT, entend réunir syndicalistes, "gilets jaunes", "gilets roses", blouses blanches, chômeurs ou encore étudiants.

A Nice, "le grand rendez-vous pour tout le monde, c'est au 1er mai", avance Alex, "gilet jaune" et ancien chauffeur en cours de reconversion dans le BTP."(Emmanuel Macron) nous a fait son grand blabla, il va avoir sa réponse", prévient-il. 

Marseille : une députée LREM boycotte un meeting de la majorité pour protester contre le drame de la rue d’Aubagne

Alexandra Louis n'était pas présente, vendredi soir, à la réunion publique de la liste portée par la majorité présidentielle en vue des élections européennes. Sa manière de s'opposer à la présence d'une élue municipale en charge du logement, six mois après le drame de la rue d'Aubagne.

Alexandra Louis ne viendra pas. La députée LREM de Marseille a décidé de boycotter, vendredi 26 avril, le meeting de la liste portée par la majorité présidentielle en vue des Européennes. Sa manière de protester contre la présence d'une élue municipale en charge du logement, dans cette ville marquée par l'effondrement mortel de plusieurs immeubles il y a six mois rue d'Aubagne. "J'ai décidé de ne pas me rendre à la réunion publique de la liste #Renaissance eu égard à la présence d'Arlette Fructus", élue municipale et métropolitaine, ancienne UDI passée chez les radicaux, a-t-elle écrit sur Twitter. LREM à Marseille, c'est toute une génération qui renouvelle la vie politique. De par son mandat et son bilan sur le logement, Mme Fructus n'en fait pas partie."

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Territoires ruraux : des maisons de services au public comme réponse

Les maisons de services au public, qui regroupent différents services comme Pôle Emploi ou La Poste, pourraient être une réponse aux territoires ruraux qui se sentent abandonnés.

Elle trône au cœur du village, la maison du département appelée aussi la maison de services au public. À Plan-du-Var (Alpes-Maritimes), il n'y a que 200 habitants. Ici le bureau de poste a fermé comme beaucoup d'autres commerces et services publics. Désormais, tout est regroupé dans ce lieu unique. Béatrice Bernard est écrivain public, une fois par semaine, dans ce bureau, elle apporte son aide à ceux qui peinent à remplir leurs demandes administratives. "On a vraiment l'impression de rendre un service. Il y a beaucoup de gens qui viennent me voir parce qu'ils sont dépassés par la paperasse", témoigne-t-elle.

1 300 maisons de services au public en France

Une aide précieuse pour cette femme qui s'épargne un long trajet en voiture et beaucoup d'attente. "Ça m'évite d'avoir à faire 25 km aller et 25 km retour pour les prestations que je peux trouver sur place", explique-t-elle. En France, on compte 1 300 maisons de services au public où des agents représentent Pôle Emploi, La Poste, les impôts, l'Assurance maladie et la CAF.

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