Comment Emmanuel Macron souhaite faire travailler plus les Français pour faire baisser les impôts

Le président de la République exclut de modifier à l'âge légal de départ à la retraite, tout en incitant les salariés à quitter leur emploi après 62 ans.

Travailler plus pour payer moins. Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 25 avril lors d'une conférence de presse, une baisse de l'impôt sur le revenu d'environ 5 milliards d'euros dont les premières bénéficiaires devraient être les "classes moyennes".

Cette mesure favorable au pouvoir d'achat, principale revendication du mouvement des "gilets jaunes", nécessite toutefois d'être financée. Pour cela, le président a indiqué que "la Cour des comptes devra évaluer les sommes qui échappent à l’impôt". En clair, il souhaite mieux lutter contre l’évasion fiscale. L’évaluation des sommes qui échappent au fisc est un exercice complexe, mais celles-ci sont chiffrées, selon les sources cités par Le Parisien, entre 20 et… 100 milliards d’euros. Et si le chef de l'Etat a déjà annoncé que la suppression de "certaines niches fiscales" pour les entreprises et la baisse de la dépense publique permettront de combler une partie du manque à gagner, les Français devraient également être mis à contribution via l'augmentation du temps de travail. Franceinfo vous explique comment.

L'âge légal de départ à la retraite inchangé, mais...

Plusieurs idées pour faire travailler davantage les Français circulaient ces derniers jours au sein de la majorité. (...)

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Y aura-t-il une liste « gilets jaunes » pour les élections européennes ?

Entre les annonces et les défections de certains, les listes qui se réclament des "gilets jaunes" pour les européennes se comptent sur les doigts de la main. A six jours du dépôt des candidatures, la plupart laissent planer le doute sur un possible rapprochement.

Combien de "gilets jaunes" seront candidats aux européennes ? A six jours de la clôture du dépôt des candidatures, plusieurs membres des "gilets jaunes" disent avoir réussi à réunir les 79 candidats nécessaires pour déposer leur liste. La plupart ne souhaitent pas fusionner leurs listes, mais d'autres laissent entendre que des ralliements pourraient être effectués jusqu'à la date butoir, afin d'éviter la dispersion.

Une chose est sûre : aucune liste ne risque de faire l'unanimité. A la fin janvier, Eric Drouet et Maxime Nicolle, deux principaux relais des "gilets jaunes" avaient désapprouvé la liste du Rassemblement d'initiative citoyenne (RIC) lancée par Ingrid Levavasseur tandis que, le 7 avril, l'"Assemblée des Assemblée" des "gilets jaunes" réunie à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avait condamné "toutes les tentatives de constitution de liste politique au nom des 'gilets jaunes'" et avait rejeté toute consigne commune pour les élections.

Des fusions encore possibles

Face à ce problème de légimité, certains candidats se disent encore ouverts à un rapprochement avec d'autres listes. C'est le cas de la liste RIC dirigée par Frédéric (...)

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Le procès de Carlos Ghosn pourrait être reporté à l’an prochain

Tokyo (AFP) - Le procès de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, qui devait s'ouvrir en septembre, sera repoussé et pourrait ne pas se tenir avant 2020, ont affirmé samedi des médias japonais.

Le magnat de l'automobile déchu, âgé de 65 ans, a été libéré sous caution cette semaine.Sous le coup de quatre inculpations - deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé - il prépare sa défense. 

Lors de rencontres préliminaires entre le parquet et les avocats de la défense, le tribunal du district de Tokyo a proposé que le procès de l'industriel franco-libano-brésilien s'ouvre en septembre, selon des médias, citant des sources non identifiées.

Le tribunal a indiqué vendredi aux avocats de la défense et à l'accusation qu'il revenait sur cette décision sans pour autant proposer de nouveau calendrier, selon l'agence de presse japonaise Kyodo News. 

Selon elle, ce changement signifierait que le procès ne s'ouvrira pas cette année.

Le tribunal a également décidé de ne pas séparer le procès de M. Ghosn, de son bras droit Greg Kelly et de Nissan, tous accusés d'avoir omis de déclarer une grande partie de leurs revenus, entre 2010 et 2018.

Les avocats de M. Ghosn souhaitent que leur client soit jugé séparément de Nissan, inculpé dans l'affaire mais virulent pourfendeur de son ancien patron.Ils estiment que cela irait à l'encontre d'un procès équitable.

Le quotidien Sankei Shimbun a pour sa part affirmé que les procureurs ont renoncé à interjeter appel devant la Cour suprême contre la libération sous caution de l'ex-PDG. 

Ainsi, il ne serait plus susceptible de retourner en prison à moins d'être arrêté pour de nouveaux chefs d'accusation.

Ces informations n'ont pas pu être confirmées samedi matin.

M. Ghosn est sorti de prison jeudi soir après avoir payé une deuxième caution, cette fois de 500 millions de yens (quatre millions d'euros).Il lui est également interdit de voir son épouse sans l'autorisation préalable du tribunal.

Il s'était déjà acquitté d'une somme d'un milliard de yens pour obtenir le droit de quitter le 6 mars la prison, où il avait passé 108 jours dans la foulée de son interpellation initiale le 19 novembre dernier pour des malversations financières présumées.

Les manifs de « gilets jaunes » après les annonces de Macron, test de leur mobilisation

Strasbourg (AFP) - Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, perçues par beaucoup d'entre eux comme du "blabla" sans impact sur leur quotidien, les "gilets jaunes" descendent à nouveau dans la rue samedi, un test de leur mobilisation.

Après Toulouse pour l'acte 23 du mouvement, les regards se tournent vers Strasbourg, où un appel a été lancé pour une manifestation "nationale et internationale". 

A un mois des élections européennes, les organisateurs espèrent attirer dans la ville siège du Parlement européen des manifestants allemands et belges. 

Toutefois, aucun "mouvement structuré de l'étranger" n'était annoncé vendredi, selon une source policière. 

La préfecture a pris des précautions en interdisant toute manifestation dans certains secteurs du centre historique de la ville, sur le parvis de la gare ainsi qu'aux abords des institutions européennes - Parlement européen mais aussi Cour européenne des droits de l'homme et Conseil de l'Europe. 

Jusqu'à présent, les manifestations des "gilets jaunes" sont restées d'une ampleur modérée dans la capitale alsacienne. 

Le samedi 20 avril, les "gilets jaunes" étaient 27.900 à battre le pavé dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, 100.000 selon leur propre décompte.

Une mobilisation en baisse, sauf à Paris où le nombre de manifestants avait presque doublé par rapport à la semaine précédente et où un regain de tension avait été enregistré, avec 178 personnes placées en garde à vue. 

Les "gilets jaunes" entendaient alors lancer un "ultimatum" au président Macron, qui n'avait pas encore pris la parole pour tenter de sortir de près de six mois de crise sociale.

Jeudi, lors d'une grande conférence de presse à l'Elysée, le président de la République a promis de déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", de baisser l'impôt sur le revenu, de supprimer l'ENA ou bien encore de réindexer sur l'inflation les pensions de retraites de moins de 2.000 euros.

- "Marche sur les médias" -

  

L'ampleur de la mobilisation pour l'acte 24 permettra de mesurer la réaction des "gilets jaunes".

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déploré  que leurs réactions aux annonces d'Emmanuel Macron aient été "déjà écrites" avant l'intervention du chef de l'Etat."De toutes façons, je ne suis pas sûr que (leurs) revendications, que je ne connais plus, aient attendu une quelconque réponse", a ajouté le ministre, en marge d'un déplacement à Fuveau (Bouches-du-Rhône). 

Opération escargot sur le périphérique lyonnais, "marche sur les médias" à Paris, marche nocturne à Cambrai (Nord), déploiement d'un gilet jaune géant au sommet de la Roche de Solutré (Saône-et-Loire)...Des plus petites aux plus grosses, des manifestations sont annoncées au quatre coins de la France.

A Toulouse, il sera à nouveau interdit de manifester sur la place du Capitole de 10H00 à 21H00 mais un appel des "gilets jaunes au centre" a néanmoins été lancé pour le début d'après-midi.

A Lille, Rennes ou encore Rouen, les manifestations seront également interdites dans le centre. A Paris, le périmètre prohibé comprendra les Champs-Elysées, l'Elysée, les abords de l'Assemblée nationale et de Notre-Dame.

Alors que certains groupes de "gilets jaunes" feront l'impasse sur ce samedi pour se concentrer sur l'organisation de la journée du 1er mai, des convergences entre syndicalistes et "gilets jaunes" sont déjà prévues ce samedi. 

A Paris, une manifestation qui partira du quartier de Montparnasse sous le mot d'ordre de "Riposte générale", à l'appel notamment de la CGT, entend réunir syndicalistes, "gilets jaunes", "gilets roses", blouses blanches, chômeurs ou encore étudiants.

A Nice, "le grand rendez-vous pour tout le monde, c'est au 1er mai", avance Alex, "gilet jaune" et ancien chauffeur en cours de reconversion dans le BTP."(Emmanuel Macron) nous a fait son grand blabla, il va avoir sa réponse", prévient-il. 

Paris SG: la Coupe pour éviter la saison noire

Saint-Denis (AFP) - La Coupe de France ne sauvera pas la saison du PSG, qui rêvait plus haut.Mais les Parisiens, qui retrouvent leur trio Mbappé-Cavani-Neymar samedi au Stade de France, doivent battre Rennes pour ne pas boucler l'an I de l'entraîneur Thomas Tuchel sur un échec.

Cette finale de Coupe (21h00), Paris l'avait en tête depuis la catastrophique élimination en huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester United.

"Ce match, c'est très important pour le club et pour moi personnellement: c'était notre objectif d'être champion de France et de gagner des Coupes", admet Tuchel.

Le huitième titre de champion de l'histoire du club ? Il a péniblement été décroché à distance, grâce à un faux-pas de Lille dimanche et après trois tentatives de suite manquées.La Coupe de la Ligue ? Elle avait été abandonnée dès le mois de janvier, contre Guingamp en quart de finale (2-1).

- Des retours -

C'est donc dans la seule optique de ce samedi 27 avril que les Parisiens ont poursuivi une saison sans saveur, rendue moins passionnante par les blessures et à peine embellie par les statistiques folles de Kylian Mbappé.

Neymar, Edinson Cavani, Angel Di Maria, Julian Draxler, Thomas Meunier, Marquinhos, Thiago Silva...Tous ont garni tour à tour les rangs de l'infirmerie pendant plusieurs semaines, plusieurs mois pour les deux premiers.

Les soins et la récupération ont été dosés pour ce dernier objectif: pour la première fois depuis trois mois, Thomas Tuchel arrive avec la possibilité de titulariser les trois membres de son trio offensif. 

Le PSG avec sa "MCN" (Mbappé-Cavani-Neymar), ce n'est pas pareil: la dernière apparition du trident sur la même pelouse, le 19 janvier, avait accouché d'un 9-0 contre Guingamp au Parc des Princes, avec trois buts pour le Français, trois pour l'Uruguayen, et deux pour le Brésilien...Une époque dont les supporters ont du mal à se souvenir, tant elle paraît lointaine.

"Aujourd'hui (vendredi), nous sommes 20 à l'entraînement, ça n'était plus arrivé depuis des semaines", a ironisé l'entraîneur allemand, prêt à "prendre des risques" en alignant plusieurs joueurs de retour de blessure, comme Marco Verratti qui s'est blessé dimanche, "parce que c'est une finale".

Ces retours de blessure, à commencer par celui de Neymar, sont la première ébauche d'éclaircie dans le ciel parisien depuis des semaines.Coup du sort: vendredi, l'UEFA a sanctionné l'attaquant star de trois matches de suspension pour la prochaine Ligue des champions, pour "insultes" envers l'arbitre de PSG-Manchester United...

- "Magie" -

Une défaite samedi en Coupe de France pour ce PSG quadruple tenant du titre noircirait le tableau.Ce serait presque un retour en arrière pour le club passé sous bannière qatarie en 2011, avec moins de trois titres nationaux pour la première fois depuis 2013 (Ligue 1 et Trophée des champions, déjà).Et rendrait encore plus urgente la question du recrutement, sur fond de tensions entre le technicien allemand et son directeur sportif Antero Henrique.

Pour le Stade Rennais, dont le dernier titre majeur est la Coupe de France remportée en 1971, un exploit mettrait fin en grande pompe à une série de trois finales perdues depuis 10 ans (Coupe de France 2009 et 2014 contre Guingamp, Coupe de la Ligue 2013 contre Saint-Etienne). 

Il couronnerait le renouveau indéniable que connaît cette équipe, symbolisé par l'entraîneur Julien Stéphan (38 ans) et le feu follet Hatem Ben Arfa (32 ans), artisans d'une belle aventure européenne conclue en 8e de finale de Ligue Europa contre Arsenal. 

Il offrirait surtout un ticket direct pour la C3 2019-20 et ce qui va avec: des moyens financiers supplémentaires et de solides arguments pour retenir Ismaïla Sarr, Ben Arfa ou Mbaye Niang."Quand tu as joué une Coupe d'Europe, tu as envie d'y regoûter", a confirmé le capitaine Benjamin André.

Enfin, il ferait bouillonner tout un public, réconcilié avec le club rouge et noir et attendu en nombre à Saint-Denis (80 cars et un TGV affrétés).Un élément supplémentaire pour engendrer la "magie de la Coupe de France", sur laquelle compte Julien Stéphan ?