A l’imprimerie nationale, le numérique transforme les méthodes

Flers-en-Escrebieux (France) (AFP) - Hautes-technologies, sans contact, dématérialisation...A l'heure du numérique, l'Imprimerie nationale a transformé ses méthodes pour s'adapter à la digitalisation des données, tout en gardant leur confidentialité comme priorité.

Avant d'y pénétrer, les portiques de sécurité sont légion et les normes drastiques: bienvenue à Flers-en-Escrebieux, près de Douai (Nord), l'un des quatre sites en France de l'Imprimerie nationale, société publique de droit privé devenue IN Groupe en 2018.

Sur 90.000 m², plus de 500 salariés en blouse s'affairent derrière des machines rotatives, des rayons laser, des lignes de façonnage ou des ordinateurs.Parmi de multiples documents d'identité (cartes nationales, permis de conduire, ...), c'est ici qu'ont été fabriqués 35 millions de passeports biométriques actuellement en circulation dans le monde, dont la totalité des passeports français.

Si l'origine de ces activités remonte à 1538, sous François 1er, "le numérique a entraîné une transformation qui a irrigué tout le groupe depuis plus de 10 ans", explique à l'AFP Romain Galesne-Fontaine, directeur de la communication.

Après l'intégration des puces électroniques en 2006 et des données biométriques en 2008, cette évolution s'accentue avec le rachat en 2017 des technologies identité et biométrie du groupe Thalès.

Aujourd'hui, on constate "une accélération du mouvement de digitalisation, et le site lui-même (créé en 1973, ndlr) a beaucoup évolué ces deux dernières années", souligne M. Galesne-Fontaine, et les effectifs sont en augmentation après une décennie 2000 marquée par des restructurations et la disparition de centaines d'emploi au sein du groupe.

- Polycarbonate et QR code -

Ce mouvement s'illustre notamment "sur des plate-formes numériques que nous avons développées pour le compte de l'Etat, comme la plate-forme de commande des vignettes Crit'Air", affirme-t-il.

Parallèlement, "pour la première fois en 2018, le nombre de cartes bancaires sans contact produites a dépassé le nombre de cartes bancaires classiques", relève aussi Michaël Zafrany, directeur industriel IN Groupe qui fournit également des composants et technologies pour les acteurs bancaires.

Parmi les tendances, on trouve aussi le développement du polycarbonate, récemment étendu au permis de conduire français.

Il "offre de nombreux avantages", énumère M. Zafrany: "longévité car il est extrêmement résistant, sécurité car il nécessite des processus complexes de fabrication et lutte contre la fraude car les informations personnalisées sont gravées à l’aide d’un laser au cœur de la carte et non pas en surface comme avec les technologies classiques".

Dans un atelier-laboratoire aux airs de start-up, des ingénieurs développent une application mobile permettant de digitaliser un titre d'identité physique à l'aide du sans contact.Le but: gagner du temps pour créer un compte, s'authentifier mais aussi "protéger votre identité au moment où elle devient encore plus précieuse dans le cadre de l'économie numérique", note M. Galesne Fontaine.

Une personne pourrait ainsi prouver son âge en présentant un QR code sur son smartphone, sans avoir à dévoiler son adresse.

- Nouveaux risques?-

Si elles ouvrent de nouvelles voies, ces techniques impliquent aussi une vigilance accrue quant à la confidentialité des données, ainsi que de nouveaux risques, selon certains experts.

"Même si le système de base est pensé correctement, et que le fournisseur officiel sécurise parfaitement les données, on ignore comment les prestataires vont les stocker ou les utiliser", prévient Baptiste Robert, chercheur en sécurité.

"Beaucoup de gens, et notamment des géants comme Google, louchent sur les données dématérialisées et vont tout faire pour les obtenir", explique-t-il à l'AFP.

Interrogé sur les moyens de garantir la confidentialité, IN Groupe insiste sur le savoir-faire et la formation de ses collaborateurs, sans plus de précisions.

Face à des technologies en perpétuelle évolution, le groupe s'intéresse aussi aux techniques les plus récentes telles que la reconnaissance vocale, la cryptographie ou l'intelligence artificielle."Nous éprouvons aussi la viabilité et la robustesse de technologies comme la blockchain qui pourraient apporter des compléments utiles dans le domaine de l'identité", confie M. Zafrany.

Sommet du G7 : à quoi joue la France dans le dossier du nucléaire iranien ?

Emmanuel Macron a convié le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, en marge du G7, dimanche. Une invitation très stratégique alors que les pays membres du sommet tentent de convaincre Washington d'assouplir ses sanctions contre Téhéran afin de préserver l'accord de 2015 contre ses ambitions nucléaires. 

Le dossier iranien a fait une entrée fracassante au programme du sommet du G7. Dimanche 25 août, le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a fait une apparition surprise à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où il a rencontré Emmanuel Macron ainsi que son homologue français, Jean-Yves Le Drian.

Sa présence en marge du sommet, qui réunissait autour du chef d'Etat français l'Américain Donald Trump, le Britannique Boris Johnson, l'Allemande Angela Merkel, le Canadien Justin Trudeau, le Japonais Shinzo Abe et l'Italien Giuseppe Conte (entre autres invités), a confirmé les ambitions d'Emmanuel Macron, qui se voit en médiateur entre Washington et Téhéran. Les relations entre les deux pays sont au plus mal depuis le retrait américain, en mai 2018, de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Voici ce qu'il faut savoir pour y voir plus clair dans les rebondissements diplomatiques du week-end.

Que se passe-t-il entre les Etats-Unis et l'Iran ?

En mai 2018, Donald Trump est sorti avec fracas de l'accord de Vienne, dont la signature – par les Etats-Unis, la (...)

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L’absentéisme au travail continue de grimper, les 30-49 ans les plus touchés

MAL-ÊTRE - D’après le rapport annuel de Gras Savoye Willis Towers Watson, le taux d’absentéisme dans les entreprises françaises a continué de progresser en 2018. Cette hausse se caractérise par des arrêts plus longs et une plus grande proportion de salariés concernés.

La progression inquiète. D’après le rapport annuel publié par Gras Savoye Willis Towers Watson (conseil en RH), le taux d’absentéisme ne cesse d’augmenter en France, comme le prouvent les chiffres de 2018. Le document se penche sur les arrêts observés dans 546 entreprises françaises, soit 256.054 salariés. Le constat est clair : le taux d’absentéisme a cru en 2018 de 3,6% par rapport à 2017. "Depuis 2014, la dérive s’élève à +16%", rappelle le texte. 

Cette évolution s’explique par l’augmentation simultanée de la durée des arrêts et du nombre de salariés concernés. "Ainsi, la part des salariés ayant posé au moins un arrêt en 2018 a progressé de 8% en 5 ans. De même, la durée moyenne des arrêts a, elle aussi, augmenté de 8%."
En seulement 5 ans, la progression est donc sensible. "La durée d’un arrêt est souvent associée à sa gravité, un allongement peut donc être le signe de difficultés plus lourdes pour (...)

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Coiffeur, insultes, reforestation… Les trois brouilles de la France avec le Brésil

Depuis quelques semaines, le climat entre la France et le Brésil s’est tendu en raison d’une succession d’événements. Cela a commencé par l’annulation d’un rendez-vous entre Jean-Yves Le Drian et le président brésilien Jair Bolsonaro car ce dernier avait un rendez-vous… chez le coiffeur. Cela s’est poursuivi avec une passe d’armes autour de la reforestation puis avec des insultes et une attaque envers Brigitte Macron.

Entre la France et le Brésil, le torchon brûle. Ces dernières semaines, plusieurs points de friction sont venus tendre les relations entre les deux pays, distants de plusieurs milliers de kilomètres. Et cela a pris une dimension internationale, ces derniers jours, alors que de terribles feux touchent actuellement l’Amazonie.

La première rencontre entre les deux présidents, Emmanuel Macron et Jaïr Bolsonaro, n’est pourtant pas vieille puisqu’elle remonte au 28 juin dernier lors du G20 à Osaka. Mais l’été a particulièrement été chaud dans leurs relations. Le chef de l’État français a d’ailleurs estimé ce lundi 26 août qu’il y avait « sans doute eu trois malentendus » avec le dirigeant brésilien. Retour sur ces différends entre les deux pays.

Lundi 29 juillet : Jaïr Bols...

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Episode 2 – Les impôts – tâchons d’y voir clair

Tout comprendre à l’éco en 10 minutes.
Epargne, retraites, fiscalité, dette, pouvoir d’achat, monde des affaires, stratégie d’entreprise… Et si vous compreniez enfin ces sujets qui impactent votre vie de tous les jours ?
Pascal Perri, économiste et éditorialiste sur LCI vous propose chaque semaine de rendre compréhensible ce qui vous semble si compliqué dans le monde de l’économie, et qui concerne pourtant VOTRE quotidien, VOTRE travail, VOTRE argent, et bien sûr VOTRE entreprise.

Prenons 10 minutes pour bien comprendre un sujet qui impacte toutes et tous, de manière certes différentes selon les cas : les impôts. Tant d'idées reçues, tant de résistance. Mais voyons nous bien clair sur ce sujet ? Pour bien saisir les enjeux économiques et politique autour de la fiscalité, nous allons faire un petit détour par la grande histoire. Et vous verrez que le sujet ne date pas d'hier...

Quant à aujourd'hui, notre fiscalité répond-elle vraiment aux 3 I qu'on lui prête ? (Illisible, Inéquitable et Imprévisible) ? Comment passer aux 3 S (Simplicité, stimulation et Simplicité ?).

De fait, la fiscalité, c'est d'abord de la politique. C'est ce que nous allons démontrer.
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