Les cinq points de friction du projet de loi pour une "école de la confiance"

Le ministre de l #39; Eacute;ducation nationale, Jean-Michel Blanquer, lors d #39;une session de questions au gouvernement, le 6 f eacute;vrier 2019,  agrave; l #39;Assembl eacute;e nationale. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
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Ce texte est examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale mais certaines de ses dispositions froissent les syndicats.

Instruction obligatoire dès 3 ans, refonte de l'évaluation, rôle étoffé des surveillants... L'Assemblée examine le premier grand texte sur l'école du quinquennat Macron, à partir de lundi 11 février, qui crispe les syndicats et nourrit les critiques de l'opposition. Ce projet de loi "pour une école de la confiance", porté par Jean-Michel Blanquer, entend répondre à deux enjeux : "élever le niveau général des élèves" et promouvoir "la justice sociale".

Le projet suscite une forme de défiance chez plusieurs syndicats du corps enseignant, déjà mobilisés pour des hausses de salaires, l'arrêt des suppressions de postes, et encore le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup.

Une instruction obligatoire dès l'âge de 3 ans

Le projet de loi veut une instruction obligatoire pour les enfants dès l'âge de 3 ans, contre 6 actuellement. "Nous serons le pays [de l'UE] qui positionne l'âge de l'instruction obligatoire le plus tôt dans la vie", se félicite ainsi le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. Dans les faits, cette mesure ne concernera que 26 000 nouveaux enfants à la rentrée prochaine, selon une étude d'impact du ministère, car 98,9 % de cette classe d'âge font déjà l'objet d'une instruction.

Cette obligation impose par ailleurs aux collectivités (...)

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