Effondrement : le regard d'une Marseillaise, Valérie Manteau

Une grue  eacute;vacue, le 6 novembre 2018, les d eacute;combres de deux immeubles qui se sont effondr eacute;s la veille dans la rue d #39;Aubagne, dans le centre de Marseille. (EMIN AKYEL / AFP)
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Prix Renaudot 2018 avec son livre "Le sillon", Valérie Manteau est surtout une habitante du quartier de Noailles à Marseille (Bouches-du-Rhône), où deux immeubles se sont effondrés. Elle revient sur ce drame.

"Il y a toujours beaucoup de tristesse, d'inquiétude et de tension. On a commencé à réfléchir posément, et à faire éventuellement le deuil des personnes qui sont mortes. Les manifestations qui ont eu lieu ont été très durement réprimées (...) oui c'est compliqué ce qui se passe actuellement à Marseille", explique l'écrivaine.
Dans le JDD, Valérie Manteau avait en effet écrit un article pour retranscrire la révolte des Marseillais. "On ne peut être que révoltée déjà quand les immeubles s'effondrent avec les gens dedans. Et aussi très révoltée de la façon dont a été traité le cortège de commémoration de la première manifestation à laquelle moi j'ai participé le 14 novembre, et de cette violence policière, de la répression et l'absence de dialogue de la mairie. La 9e personne qui est morte, c'est une octogénaire morte d'un jet de grenade lacrymogène", tonne Valérie Manteau.

Amour pour la Turquie

Ensuite, Valérie Manteau revient sur son ouvrage, Prix Renaudot, "Le sillon". Une histoire vraie d'un journaliste arménien abattu en 2007. "Au début, je voulais simplement écrire un livre sur Istanbul (Turquie), parler de cette ville que j'adore (...) mais depuis quelques années, elle vit une période très sombre et je (...)

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