Prix de l’énergie : la douche écossaise

Direction les Shetland, en Ecosse, un archipel où on subit déjà de plein fouet la crise de l’énergie : le prix du fuel, de l’électricité et le coût de la vie explosent. A tel point que certains habitants craignent de bientôt devoir choisir entre se chauffer et se nourrir.

C’est la terre la plus au nord du Royaume-Uni, située en Ecosse : les Shetland, un archipel de 23 000 habitants balayé par les vents, où la température dépasse rarement 13 degrés, même en été.

Sur ces îles, on subit déjà de plein fouet la crise de l’énergie : le prix du fuel, du diesel, les factures d’électricité et le coût de la vie explosent. Les prix flambent, les factures aussi, à tel point que certains craignent de bientôt devoir choisir entre se chauffer et se nourrir. Après la reine, le déluge ?

Des ressources exploitées ici, dont les Shetlandais ne profitent pas

Pourtant ici, on ne manque pas de pétrole : avec le complexe pétrolier de Sullom Voe, inauguré en 1981, les Shetland sont le réservoir de brut du Royaume-Uni. Ici transite une grande partie du pétrole extrait de la mer du Nord avant d’être exporté dans toute l’Europe puis de revenir aux Shetland… plus cher qu’ailleurs.

Les autorités britanniques ont également lancé la construction du plus grand et du plus puissant parc éolien du pays, avec 103 éoliennes géantes prévues pour 2024. Mais l’électricité produite ne restera pas aux Shetland, elle partira en Grande-Bretagne pour alimenter un (…)

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Alimentation : la filière agroalimentaire abuse-t-elle du plastique ?

Trois ONG s’attaquent à neuf géants de l’agroalimentaire pour lutter contre la pollution plastique. Selon elles, ces enseignes n’appliquent pas le plan de vigilance obligatoire depuis 2017 ayant pour but de limiter au maximum l’utilisation du plastique.

Pour lutter contre la pollution plastique, il faut frapper fort. C’est la conviction de trois ONG qui s’attaquent à neuf géants de l’agroalimentaire. Elles les accusent de ne pas respecter la loi. Selon elles, ces neuf enseignes de supermarchés, restauration rapide et produits surgelés n’appliquent pas le plan de vigilance obligatoire depuis 2017 qui consiste, entre autres, à limiter au maximum l’utilisation du plastique. Les ONG les mettent donc en demeure de déplastifier drastiquement sous trois mois.

McDonald’s se défend

Du côté des enseignes, McDonald’s France se défend. « Nous avons supprimé et substitué 97% de nos emballages en plastique à usage unique. (… ) Ce travail (…) a permis d’éviter la mise en circulation de plus de 10 000 tonnes de plastique par an », indique la marque dans un communiqué. Si dans trois mois, les industriels mis en cause n’ont pas revu leurs pratiques, les neuf ONG comptent saisir la justice.

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Crise énergétique : TotalEnergies va proposer des remises à ses clients qui consomment moins

TotalEnergies a annoncé qu’elle ferait des remises de 30 ou 120 euros à ses clients qui économisent respectivement 5% ou 20% de leur énergie par rapport à l’année dernière. Certains y voient un coup de pub dans un contexte délicat pour l’entreprise.

Baisser son chauffage ou éteindre la lumière. Être économe pourrait rapporter de l’argent aux Français cet hiver. TotalEnergies va donner des primes à ses clients qui réduiront leur consommation d’électricité. Ce bonus sera progressif. Si les clients baissent leur consommation de 5% par rapport à l’année dernière, ils auront une remise de 30 euros sur leur facture. Pour une réduction de 20%, ils obtiendront une remise de 120 euros. Plus de trois millions de foyers sont concernés.

Dix milliards d’euros de bénéfices au premier semestre

Cette incitation intervient dans un contexte dans lequel TotalEnergies est pointée du doigt pour ses profits record. L’entreprise a engrangé plus de dix milliards d’euros au premier semestre 2022. Elle va reverser des dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Un expert pointe du doigt le coup de pouce opportun accordé par TotalEnergies à ses clients. L’entreprise Engie va également proposer un dispositif de remise.

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Crise énergétique : certains petits commerces redoutent de ne pas pouvoir passer l’hiver

La flambée du prix de l’énergie a des conséquences sur l’activité des petits commerces. Les artisans ont beau limiter leur consommation de gaz et d’électricité, les coûts de fonctionnement ont augmenté ces derniers mois, et certains redoutent de ne pas pouvoir passer l’hiver.

Dans une boucherie du Grand Est, un hiver sous haute tension s’annonce. Pour produire chaque semaine ses cinq tonnes de viande et de charcuterie, Julien Fischer a investi dans du matériel tout électrique. Des équipements très gourmands en énergie, et surtout indispensables, comme des chambres froides qui fonctionnent 24 heures sur 24. Une activité aujourd’hui rattrapée par la flambée des prix de l’électricité. Les factures de l’entreprise ont explosé. Aujourd’hui, l’avenir des 18 salariés est incertain.

Tous les secteurs touchés par la crise

La crise touche tous les secteurs d’activité. Dans l’Eure, chez un meunier, après les hausses des matières premières, la transformation du blé en farine pourrait bien coûter plus cher à cause de machines qui fonctionnent à l’électricité. Le gérant doit souscrire un nouveau contrat d’électricité d’ici à quelques semaines. Le fournisseur lui propose un engagement à 279 000 euros chaque année, soit cinq fois plus qu’il y a un an. Une situation intenable pour le gérant. Pour payer ses factures, le patron réfléchit aussi à souscrire un emprunt auprès de la banque.

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Fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 : la piste du sabotage est privilégiée

L’hypothèse d’un sabotage est privilégiée par les Européens, mercredi 28 septembre, à la suite des fuites survenues en mer Baltique provenant des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Mis en cause, les Russes accusent les Américains.

Mercredi 28 septembre, la mer Baltique est toujours en ébullition après les fuites provenant des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Les autorités suédoises ont lancé une enquête pour sabotage aggravé. La thèse de l’accident est a priori écartée. Un drone ou des drones sous-marins ont-ils été utilisés pour cibler les deux gazoducs ? Ils auraient pu être lancés à partir d’un sous-marin positionné à plusieurs miles nautiques des points visés.

Des gazoducs vulnérables

Selon les experts, des nageurs de combat équipés de bouteilles d’oxygène auraient aussi pu mener cette opération, à 70 m de profondeur. En-tout-cas, cela prouve que les gazoducs sont vulnérables. Coïncidence : un nouveau gazoduc stratégique reliant la Norvège à la Pologne était inauguré mardi 27 septembre. Si l’on peut facilement attaquer Nord Stream 1 et 2, on peut aussi s’en prendre aux autres gazoducs qui alimentent l’Europe. Ces inquiétudes sur la sécurité énergétique ont fait bondir les prix du gaz sur les marchés internationaux. La Russie nie être à l’origine des explosions, et pointe la responsabilité des États-Unis dans ce probable sabotage.

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