Prime carburant : les prix à la pompe augmentent, avez-vous pensé à demander cette aide de 100 euros ?

Les prix des carburants ont augmenté en France ces derniers jours pour se rapprocher de la barre des 2 euros le litre. Dans le même temps, seuls 3 millions de personnes sur les 10 millions éligibles ont réclamé la prime carburant proposée par le gouvernement.

Le gouvernement bat le rappel des troupes alors que les prix à la pompe remontent. « Seulement » 3 millions de personnes sur 10 millions potentiels ont réclamé la prime carburant de 100 euros mise en place par le gouvernement au 1er janvier 2023 », a indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur Europe 1. « Sept millions peuvent encore la demander, a insisté le numéro 2 du gouvernement. Le système est extrêmement simple, je n’ai eu aucun retour négatif de ceux qui sont allés s’inscrire sur le site de la Direction générale des finances publiques mais il y a des personnes qui ne viennent pas solliciter cette aide, je leur dis d’aller le faire, c’est un soutien au pouvoir d’achat. »

Comment demander l’aide de 100 euros ?

Pour demander cette aide qui a remplacé la réduction directe à la pompe, il faut remplir un formulaire mis en ligne sur le site impots.gouv.fr.

Pour la réclamer, vous aurez besoin de votre numéro fiscal et du numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule conduit. Il faudra ensuite remplir une « déclaration sur l’honneur » indiquant avoir besoin de votre voiture pour aller au travail.

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Carrière longue : qui est concerné par la retraite à 63 ans promise par Borne ?

Simple job d’été ou véritable début de carrière ? L’annonce de la Première ministre Elisabeth Borne d’un possible départ à 63 ans pour ceux qui ont travaillé « entre 20 et 21 ans », dans le JDD dimanche 5 février, brouille les cartes des carrières longues. Etes-vous concerné par ce potentiel départ anticipé à 63 ans (si la réforme est adoptée) ?

A ce rythme, le film Mammuth de Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec un Gérard Depardieu partant en quête de ses « papelards », bulletins de salaire perdus ou mal déclarés, afin de valider ses trimestres, va vite trouver une seconde jeunesse. Car l’annonce faite par la Première ministre va inciter tous ceux qui ont travaillé régulièrement avant leurs 21 ans à faire un décompte précis de leurs trimestres cotisés. Mais, si la réforme est adoptée avec cette nouvelle adapation, qui serait concerné par ce départ anticipé dès 63 ans, soit un an avant l’âge légal prévu dans cette réforme ?

Ce que Elisabeth Borne a annoncé

« Nous allons bouger en étendant ce dispositif de carrières longues à ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans. Ils pourront ainsi partir à 63 ans, conformément aux règles prévues par le dispositif », déclare la Première ministre dimanche 5 février dans le JDD. Elisabeth Borne explique ainsi entendre la « demande » du groupe Les Républicains (LR), groupe dont le soutien apparaît stratégique pour la majorité présidentielle afin de faire voter la réforme des retraites. Une mesure visant les Français ayant commencé à travailler avant 21 ans a effectivement été demandée par le groupe LR.

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Livret à 6,1% : ce nouveau message des impôts qui peut vous rapporter de l’argent

Le taux du LEP, le Livret d’épargne populaire, est passé à 6,1% depuis le 1er février. Pour inciter les ménages éligibles à en profiter, le fisc envoie actuellement un mail aux personnes concernées. Pensez bien à l’ouvrir car il pourrait vous rapporter gros.

Non, il ne s’agit pas d’un spam. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) envoie actuellement un mail aux personnes éligibles au Livret d’épargne populaire (LEP) pour les inciter à en profiter.

Ce produit d’épargne accessible sous conditions de revenus offre un taux imbattable de 6,1% depuis le 1er février, contre 3% pour le Livret A. Concrètement, pour 1 000 euros déposés, le LEP va vous rapporter 61 euros d’intérêts sur un an si sa rémunération reste à 6,1%, contre 30 euros pour le Livret A avec un taux constant à 3%. Une différence de 31 euros non négligeable alors que la hausse des prix rogne votre pouvoir d’achat.

Près de 20 millions de Français éligibles

Le LEP est le seul placement réglementé à pouvoir vous protéger de l’inflation qui a atteint un pic à 6% en janvier sur un an. En revanche, le plafond de versements est limité à 7 700 euros sur le LEP, contre 22 950 euros pour le Livret A.

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Livret d’épargne : comment profiter de la guerre des taux

Il n’y a pas que le rendement du Livret A qui augmente. Celui des livrets bancaires aussi avec des taux qui grimpent jusqu’à 3%. Mais comment s’y retrouver parmi toutes ces offres ? Elements de réponse.

C’est une hausse vertigineuse. Depuis le 1er février, la rémunération du Livret A est passée à 3%, son plus haut niveau depuis 2009. En un an, elle a été multipliée par six. Plus que jamais, c’est le placement phare détenu par 55 millions de Français. C’est aussi un mètre étalon qui pousse les autres produits d’épargne similaires à s’ajuster à son évolution.

A l’image des livrets bancaires dont le taux est fixé librement par chacune des banques. Selon les chiffres dévoilés par la Banque de France ce vendredi, leur rémunération moyenne a grimpé de 400% en 12 mois pour atteindre 0,33% en décembre dernier. Mais il ne s’agit que d’une moyenne. En effet, certaines enseignes proposent des taux boostés pour attirer de nouveaux clients qui peuvent atteindre 3%.

Une solution utile après avoir rempli ses livrets réglementés

Les livrets bancaires redeviennent donc une option intéressante pour les épargnants qui ont déjà atteint le plafond de versement des livrets réglementés : 22 950 euros pour le Livret A et 12 000 euros pour son faux jumeau, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) par exemple. Selon l’Insee, en 2018, le taux de détention au sein de la population française des livrets bancaires était de 6% contre 80% pour le Livret A.

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Pourquoi le système de retraite par capitalisation ne séduit pas en France

Alors que le débat sur la réforme des retraites semble se durcir, personne ne parle d’un régime pourtant largement développé à l’étranger: la retraite par capitalisation.

Tout le monde reconnaît la situation. Le déficit du système des retraites serait compris entre 0,5 et 0,8 point du PIB d’ici à 2032, selon le Conseil d’orientation des retraites. Tout le monde accepte l’idée de réformer, selon différentes modalités à chaque fois: de l’allongement de l’âge légal de départ à la retraite, à la hausse des impôts et celle des cotisations. Mais personne ne propose une révolution de paradigme: la retraite par capitalisation.

Rares sont les défenseurs de la retraite par capitalisation

Seul le maire Les Républicains (LR) de Cannes, David Lisnard, en a soumis l’idée, dans une tribune récente parue dans Le Figaro. Dedans, il appelle à sortir d’une forme «de sado-réformisme des retraites», d’une incapacité à maintenir durablement un système par répartition, dont «la dégradation financière [sera] inéluctable» et pousse à se tourner rapidement vers une capitalisation des retraites.

Selon lui, l’actuel fonctionnement, basé sur la répartition, est assimilable à une pyramide de Ponzi, où les dépôts des uns font les rémunérations des autres, où le système n’est pas capable d’assurer un …

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