L’immobilier ancien en crise : les ventes au plus bas depuis 2015
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Malgré une apparente reprise du marché du crédit, la crise immobilière perdure, avec un volume de transactions toujours en baisse, selon les Notaires de France. Quel sera l'impact à long terme de cette conjoncture ?
TL;DR
- Ventes immobilières en baisse malgré embellie du crédit.
- Stabilisation prévue de la baisse des prix dans l’immobilier ancien.
- Flux d’activité important prévu en septembre.
Les Notaires de France ont émis de récentes préoccupations sur la continue baisse des ventes de l’immobilier dans le pays. Le regain d’élan offert par le marché du crédit, bien que léger, n’a pas réussi à renverser cette tendance. Dans une note de conjoncture publiée le 30 juillet, ils révèlent que le cumul des transactions pour les douze mois précédant fin mai a atteint 793 000, marquant une réduction considérable de 22,6% depuis novembre 2023.
Le retour à des chiffres inquiétants
Il faut remonter quatre ans en arrière, plus précisément à décembre 2015, pour voir les chiffres du marché immobilier tomber aussi bas d’après les notaires.
« Au rythme de baisse actuel, le volume de transactions pourrait passer sous la barre des 750 000 à la sortie de l’été », prévoient-ils. Ils soulignent également que la rentrée de septembre marquera une période déterminante pour l’activité du marché immobilier.
#Immobilier : à fin mai 2024, le volume de transactions des #logements anciens en cumul sur les 12 derniers mois en France (hors Mayotte) atteint 793 000 transactions. La baisse annuelle se stabilise et atteint désormais -22,6% sur un an.
📊 Analyse du marché de l'ancien au… pic.twitter.com/VCt6tm9g2k
— Notaires de France (@Notaires_CSN) July 26, 2024
Des embellies éphémères
Après deux ans de descente, le marché immobilier semblait finalement approcher son point d’aterissage, boosté par la décision de la Banque centrale européenne de baisser ses taux directeurs en juin dernier.
Un renouveau qui pourrait toutefois être freiné par l’« incertitude politique née de la récente dissolution de l’Assemblée nationale » selon les experts en notariat. Malgré des perspectives incertaines, ils estiment que les Français restent disposés à investir dans le marché immobilier, si les taux le permettent.
Une baisse des prix qui se stabilise
Sujet de réconfort dans cette conjoncture inquiétante, la régression des prix dans l’ancien semble enfin se stabiliser après une baisse marquante du premier trimestre. Par exemple, la capitale, qui a vu les prix de ses appartements chuter de 7,9% sur un an lors du premier trimestre, ne devrait pas connaître de grands chamboulements prochainement. Le prix au mètre carré y resterait quasiment identique, passant de 9 440 euros en avril à 9 450 euros en août.
On note également des baisses sensibles des prix médians dans certaines stations balnéaires. Des disparités notables peuvent cependant être observées entre les différentes villes et littoraux.