LEP à 2,2% : avez-vous droit à ce super livret sans le savoir ?

Le 1er février, le taux du LEP va faire un grand bond en avant, passant de 1% à 2,20% net. Pourtant, sur les 15 millions de foyers français éligibles, seuls 7 millions en détiennent un. Voici comment savoir si vous y avez aussi droit.

Jusqu’ici, c’était simple : le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était calé sur celui du Livret A augmenté de 0,5 point. Un bonus de rendement lié à une caractéristique de ce livret réglementé : le LEP n’est pas universel, mais accessible sous conditions de ressources et donc fléché vers les ménages à revenus moyens ou modestes.

Pourtant, pour la première fois à partir du 1er février, le LEP va prendre ses distances avec le Livret A. Alors que la rémunération de ce dernier devrait augmenter de 0,30 point, passant de 0,50 à 0,80%, celle du LEP devrait plus que doubler, passant de 1% à 2,20%. Une rémunération hors norme pour un produit qui dispose des mêmes atouts que le Livret A : disponibilité permanente des fonds, garantie du capital par l’Etat et intérêts défiscalisés.

Livret A, LEP, PEL… Quel est le meilleur produit d’épargne réglementée pour vous ?

La raison en est simple. Depuis juin 2018 et une réforme du mode de fixation des taux de l’épargne réglementée, l’exécutif a décidé de confier au LEP le rôle de rempart contre la hausse des prix autrefois dévolu au Livret A. En clair, son taux ne peut plus être fixé, au moment de sa révision, à un niveau inférieur à la moyenne de l’inflation hors tabac sur les 6 derniers mois. Soit, précisément, 2,20% pour le second semestre 2022.

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Impôts, retraite, Smic, loyers… Les gagnants et les perdants de l’inflation à quasi 3%

En un an, de décembre 2020 à décembre 2021, les prix ont augmenté de 2,8% selon l’Insee. Au plus haut depuis septembre 2008 ! L’inflation pèse par définition sur le pouvoir d’achat… Mais cet indicateur a aussi de nombreuses conséquences automatiques ou indirectes. Tour d’horizon.

Un cercle infernal. Les prix augmentent… poussant de fait l’indice des prix à la consommation (IPC) à un niveau inédit depuis 2008, à 2,8% en décembre comme en novembre 2021… hausse qui provoque d’autres mauvaises surprises.

Les propriétaires. La sentence était connue dès la mi-décembre : depuis 2018, la valeur locative cadastrale, c’est-à-dire le loyer théorique que pourrait appliquer un propriétaire s’il mettait en location son logement, et qui sert de base au calcul de la taxe foncière est revalorisée chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) du mois de novembre. L’an passé, cette base a ainsi été quasi inchangée, avec un IPCH de 0,2%. Mais la donne change cette année : l’IPCH de novembre 2021 est de 3,4% ! Sollicitée par MoneyVox, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) confirme que « le taux de revalorisation est bien de 3,4% pour 2022 ». Autrement dit : sauf improbable baisse décidée au niveau local, la taxe foncière risque de grimper de minimum de 3,4%, puisque la base de la formule de calcul augmente de 3,4%. Une hausse à laquelle peut s’ajouter une augmentation communale ou départementale, même si cette hausse annoncée pourrait freiner les ardeurs de communes tentées d’augmenter encore plus fortement cet impôt local. A noter : d’autres impôts locaux – tels que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères – sont calculés sur cette même base et subiront donc une même augmentation de 3,4% minimum.

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Essence : le prix des carburants atteint des sommets (et ce n’est pas fini)

Les prix records constatés à la pompe au mois d’octobre ont été dépassés début janvier. En fin d’année, le gouvernement avait accordé une prime de 100 euros aux ménages les plus modestes pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie.

Selon un dernier pointage du ministère de la Transition écologique, le litre de diesel coûte en moyenne 1,59 euro, le sans-plomb 95-E10 1,66 euro et le sans-plomb 98 1,75 euro. Des montants en hausse qui plombent le pouvoir d’achat des Français et que la prime inflation de 100 euros octroyée à 38 millions de particuliers depuis décembre 2021 ne couvrira pas longtemps. Des prix à la pompe qui atteignent désormais des niveaux de prix supérieurs à ceux enregistrés en octobres dernier.

On parlait alors de records et les prix affichés à la pompe étaient les suivants : le sans-plomb 95-E10 coûtait désormais 1,63 euro par litre et le gazole grimpait à 1,57 euro. Le sujet était devenu tellement fort qu’une majorité de Français citait leur prix comme un élement central de la future présidentielle.

Une augmentation qui peut se poursuivre

En un an, le sans plomb 95 E10 a augmenté de 28,2 centimes d’euros et le gazole de 31 centimes, se retrouvant au-dessus des niveaux atteints au moment de la crise des Gilets jaunes de fin 2018. « Le prix du pétrole a joué : vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a un certain nombre de tensions dans le monde, la dernière c’était au Kazakhstan. Le prix du pétrole est passé au-dessus de 80 dollars. Et le prix de l’essence et du gazole est directement corrélé au prix du pétrole, avec le matelas de taxes que nous avons à payer », expliquait récemment à BFMTV Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières.

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Ticket restaurant : que peut-on vraiment payer avec ? (et 10 autres questions)

Plus de 4 millions de salariés français bénéficient de titres restaurant. L’utilisation de ces « tickets resto » fait l’objet de règles fixées par le Code du travail. Peut-on payer avec au supermarché ? Peut-on en donner à ses enfants ? Un restaurateur peut-il refuser de vous rendre la monnaie ? Questions-réponses.

Cela fait 54 ans que le titre restaurant se glisse dans le portefeuille de nombreux salariés de l’Hexagone. La version papier a pris quelques rides et la version « dématérialisée » (qui ressemble à une carte bancaire) lui grignote de la place dans les portefeuilles (1). Le fonctionnement du titre restaurant est identique quel que soit le nom qu’il porte (Ticket restaurant chez Edenred, Chèque déjeuner chez Up, Pass restaurant chez Sodexo, Apetiz chez Natixis…) : il permet aux salariés de financer leur repas lors de la pause déjeuner. Devenu un véritable moyen de paiement auprès des restaurateurs (mais aussi des grandes surfaces), le « ticket resto » fait l’objet de nombreuses questions pratiques. Nos explications.

Puis-je utiliser un titre restaurant un dimanche ou un jour férié ?

En théorie, non. L’article R3262-8 du Code du travail précise bien que « les titres restaurants ne sont pas utilisables les dimanches et jours fériés ». Seule exception possible : si un salarié travaille le dimanche ou un jour férié et que l’employeur décide que ses tickets restaurant seront valables ce jour-là ; dans ce cas, la décision fait l’objet d’une mention très apparente sur le chèque en question.

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Économie : la France premier pays des investisseurs étrangers

Cette année, 4 milliards d’euros vont être répartis un peu partout dans l’Hexagone grâce à des investisseurs venus d’autres pays. Un signal très positif selon le président de la République, malgré les deux ans de crise sanitaire.

La France reste attractive malgré la crise. Un constat que l’on a envie de croire. « Ça semble parti pour avec ces investissements 2022. Les Français sont productifs, qualifiés et les impôts sur les sociétés ont baissé. Ces 21 investissements représentent 4 milliards d’euros cumulés et vont être versés partout en France », explique Maeva Damoy du service économie de franceinfo. Dans les Vosges où 250 millions d’euros sont versés par une entreprise norvégienne, 50 millions dans l’Essonne par le Belge X-Fab et 300 millions d’euros dans le Haut-Rhin. La France est donc la première destination européenne des investissements étrangers.

De nombreux emplois victimes de la crise

« Quand on réinvestit comme on est en train de le faire, c’est le signe avant-coureur de perspectives qui sont extrêmement positives. Depuis 2019, nous recréons enfin de l’emploi industriel. L’an dernier, malgré le Covid, nous avons créé deux fois plus de sites industriels qu’il ne s’en détruisait », s’est félicité Emmanuel Macron. Mais peut-on aller jusqu’à parler d’un eldorado de l’emploi ? « L’Élysée dit que cela va créer 10 000 emplois directs, 16 000 CDI intérimaires, mais avec la crise en deux ans, 30 000 emplois (…)

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