Covid-19 : un début de déconfinement apprécié de tous

Sur le front de la pandémie de Covid-19, la limite de déplacement au-delà de 10 km a sauté lundi 3 mai et les collégiens et les lycéens sont retournés en classe. 

Lundi 3 mai, jour de la levée des restrictions de déplacement, il flottait comme un air de liberté en France. Les voyageurs ont fait leur retour dans les gares. Trois jeunes filles interrogées par France Télévisions sont parties lundi matin pour une randonnée de deux semaines dans les Cévennes : elles se sont réjouies de cette aventure et de se sentir « libres« . La SNCF devrait ajouter de plus en plus d’offres de trains petit à petit, jusqu’à une capacité maximum atteinte pour les ponts de mai. C’est aussi une renaissance pour les Français qui vivent près de la mer, et qui peuvent de nouveau en profiter sans attestation.

Prochaine étape du déconfinement le 19 mai

Lundi matin, c’était aussi la rentrée pour les collégiens et lycéens. Ces derniers, qui préparent le baccalauréat, sont soulagés de retrouver leurs professeurs, même en demi-jauge. « C’est vrai que des fois, à la maison, on n’a pas forcément la motivation, ni même l’envie, c’est beaucoup plus compliqué« , explique un élève d’Obernai (Bas-Rhin). La prochaine étape du déconfinement interviendra le 19 mai, avec l’ouverture des terrasses et le couvre-feu repoussé à 21 heures.

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Impôts : des dispositifs de défiscalisation sans intérêt ?

Girardin ou encore Pinel outre-mer, ces dispositifs très particuliers sont réservés à des ménages aisés. Mais leur efficacité interroge. Deuxième épisode de notre série sur les niches fiscales qui posent question.

Après l’abattement spécial de 7 650 euros sur les revenus des journalistes, voici un focus sur des niches bien spécifiques dédiées à l’investissement outre-mer. Prenons le cas du Girardin. Ce dispositif créé par une loi de juillet 2003 vise à soutenir le développement économique local. L’idée est de faire appel aux particuliers pour financer des projets industriels, des logements sociaux ou des activités agricoles. En contrepartie, ni revenus, ni plus-values mais un avantage purement fiscal. L’investissement réalisé est « one shot » avec une réduction d’impôts supérieure à la mise initiale l’année suivante.

Un outil qu’utilise régulièrement pour ses clients Sylvain Bonnet, conseiller en gestion de patrimoine. Comme pour ce couple qui a investi 16 000 euros avec à la clef une réduction d’impôt de 18 400 euros. L’opération leur a permis d’annuler complètement le montant d’impôt sur le revenu à verser au fisc. Une opération qu’il leur faudra renouveler chaque année.

Selon les données fournies dans les annexes du projet de loi de finances pour 2021, un peu plus de 24 000 ménages devraient bénéficier de ce dispositif de défiscalisation cette année pour un coût de 430 millions d’euros, soit près de 9% des 5 milliards d’euros de dépenses fiscales budgétées en faveur de l’outre-mer. La principale dépense fiscale demeure la TVA minorée (2,1 milliards d’euros).

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Impôts : comment déclarer une prolongation Pinel ou Scellier

Les dispositifs d’investissement locatif permettent au contribuable de défiscaliser sur une durée variable. Parfois, celle-ci peut être prorogée à l’initiative du contribuable. C’est le cas des dispositifs Scellier et Pinel.

C’est devenu un classique. À chaque nouveau ministre du logement, un nouveau dispositif à son nom. Il s’agit d’inciter les contribuables à s’endetter pour construire des logements neufs, qui devront être loués à des personnes modestes à des prix raisonnables. En contrepartie, le contribuable obtient un avantage fiscal. Une manière de lutter contre la crise du logement dans les grandes agglomérations.

Concrètement, le contribuable construit un logement neuf (le plus souvent, il l’achète à un promoteur) et s’engage auprès de l’État à le louer dans les conditions du dispositif d’investissement locatif. Ce dispositif prévoit les plafonds de loyer à respecter, les conditions liées au locataire (revenus, lien de parenté avec le bailleur…) et l’avantage fiscal consenti en contrepartie. Selon les dispositifs, l’engagement court sur une certaine période.

Avec le dispositif Scellier, l’engagement initial de location était de 9 ans. Si la location est consentie dans le secteur intermédiaire (conditions de loyer plus strictes), le contribuable peut demander la prorogation du Scellier pour une ou deux périodes de 3 ans, soit 15 ans de défiscalisation au total. La commercialisation du Scellier ayant pris fin en 2012, la question de la prorogation se pose de plus en plus fréquemment dans les centres d’impôts.

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Investissement locatif : acheter un logement occupé, une bonne affaire ?

Acquérir un logement avec son locataire clé en main, c’est tout bénéfice pour qui cherche à vivre du revenu de ses loyers. Pour y habiter, c’est une autre histoire ! Le locataire en place a droit à la poursuite de son bail.

L’investissement immobilier dans un logement déjà occupé par un locataire présente de multiples atouts. Il comporte aussi des inconvénients en particulier pour les spéculateurs pressés

Une décote élevée

Les raisons d’investir dans un logement locatif occupé par un locataire ne manquent pas, dont la plus importante est la décote sur le prix de vente du logement. Une maison ou un appartement occupé par un locataire est généralement vendu de 5 à 15%, moins cher que s’il était cédé libre de tout occupant. Plus la date d’échéance du bail est éloignée, plus la décote est élevée. La décote sur le prix de vente du logement peut atteindre 30% lorsque le locataire en place tient ses droits statutaires de la loi du 1er septembre 1948, qui lui accorde une protection sous forme de droit au maintien dans les lieux s’il remplit des conditions d’âge et de ressources. Sachant que les logements loi de 1948 sont majoritairement occupés par des personnes très âgées aux ressources très faibles, n’investissez dans un tel logement que si vous avez l’intention de poursuivre la location.

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Féminicide de Mérignac : Chahinez Daoud, cette femme « douce » et « solaire » qui vivait dans la peur

La mission d’inspection des ministères de la Justice et de l’Intérieur doit rendre ce mardi 11 mai ses premières conclusions sur d’éventuels dysfonctionnements dans le suivi judiciaire du mari de Chahinez. Cette femme est morte brûlée vive par son compagnon à Mérignac mardi 4 mai. Les détails des derniers jours de la jeune mère font froid dans le dos.

Une semaine après la mort atroce de Chahinez Daoud, aspergée d’un liquide inflammable par son mari et brûlée vive au cœur du quartier du Burck, à Mérignac, les proches, amis et voisins de la jeune mère de famille ont le sentiment que cette dernière n’a pas été protégée.

Et pourtant, une séparation difficile et les menaces répétées d’un époux tyrannique, condamné le 25 juin dernier à 18 mois de prison pour violences conjugales, auraient dû être prises en compte, même si personne ne pouvait imaginer une issue aussi tragique.

Une vie dans la peur

Discrète, mais souriante, toujours au contact des enfants, la jeune femme de 31 ans vivait pourtant dans la peur et avait à plusieurs reprises affirmé qu’elle était persuadée que son mari allait tenter de la tuer.

Le 15 mars, l’intéressée avait déjà été attaquée par son époux. Ce dernier lui avait…

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