Leonardo DiCaprio et Brad Pitt réunis dans « Once Upon a Time… in Hollywood », l’ode au cinéma de Quentin Tarantino

Sur les écrans mercredi, le neuvième film de Quentin Tarantino, "Once Upon a Time... in Hollywood" est une lettre d'amour au cinéma. Le film a donné au festival de Cannes la note glamour de l'édition de mai 2019.

Le cinéma lui a tellement donné que Quentin Tarantino lui dédie un conte de plus de deux heures et demie. Il était une fois à Hollywood (Once Upon a Time... in Hollywood) sort mercredi 14 août dans les salles de cinéma en France.

Ce conte puise dans les souvenirs d'enfance du réalisateur en Californie. Un conte, car le cinéma est plus beau que la vie, mais interdit d'en dire plus. Ce qu'il y a de moche à la fin des années 1960, c'est que Rick Dalton, interprété par Leonardo DiCaprio, n'est pas devenu John Wayne. Acteur de western télé, il ne peut compter que sur sa fidèle doublure, Cliff Booth, joué par Brad Pitt. Ces deux-là forment un couple magique, émouvant. Ils ne comprennent rien aux mutations en cours.

Ce qui est encore plus moche, c'est qu'en août 1969, Sharon Tate, actrice, épouse de Roman Polanski, sera assassinée par une bande d'allumés, "gourouisés" par Charles Manson. Comme le disait Bob Dylan, "les temps changent"... ce que confirme Leonardo DiCaprio : "Je suis nostalgique de nature. Une part de moi vit dans les années 1930 et 1940, quand j'écoute de la musique aussi. Et mes films préférés sont anciens."

Les années 1960 ont été non (...)

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« J’ai été tout de suite envahi par cette douceur, cette sorte de notion idéaliste de fraternité hippie » : cinquante ans après, ils racontent Woodstock

Le 15 août 1969, dans un champ près de New York (États-Unis), débutait Woodstock. Cinquante après, ceux qui ont assisté à ce festival mythique racontent.

Ils y étaient. Cinquante après, des festivaliers présents le 15 août 1969 à Woodstock racontent cet événement entré dans la légende. "En arrivant, nous avons appris qu'il y avait beaucoup plus de monde que prévu et que tout était ouvert à présent, qu'il n'y avait plus besoins de billet", se souvient Annette Nanes. 50 000 personnes étaient attendues sur le site, mais il y en aura dix fois plus. Kevin Rheden avait 18 ans en 1969. Il raconte avoir vécu trois jours d'osmose parfaite avec les gens autour de lui. "J'ai été tout de suite envahi par cette douceur, cette sorte de notion idéaliste de fraternité hippie", témoigne de son côté Danny Goldberg, journaliste pour Billboard à l'époque.

"C'était plutôt ennuyeux"

Mais d'autres ne gardent pas un si bon souvenir de Woodstock. "Nous étions assis dans la voiture. C'était plutôt ennuyeux", sourit l'officier de police William Tindale. Au milieu de cette foule unie autour de la musique, certains sont passés à la postérité comme Bobbi et Nick Ercoline. Les tourtereaux ont été immortalisés au réveil par un photographe. L'image deviendra la couverture de l'album de Woodstock. Pour tous les festivaliers, ces trois jours hors du (...)

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Le festival de Confolens fait danser main dans la main toutes les cultures du monde

Le célèbre festival qui rassemble les folklores du monde entier fait battre le coeur de la petite ville de Charente jusqu'au dimanche 18 août. 

Chaque été depuis soixante-deux ans, les rues de Confolens, en Charente, prennent un visage aux couleurs de la planète. Le festival de danses et musiques du monde accueille cette année quatre-cents artistes venus de onze pays différents.

Le Ghana et Gannat réunit sur la même scène

Le festival de Confolens, c'est la vie, c'est la fête, une grande aventure humaine organisée par une bande de bénévoles. Tous s'activent à faire vivre une semaine de spectacles et de beaux moments où la solidarité et la diversité résonnent naturellement. Comme cette rencontre inédite entre des danseurs du Ghana et ceux de la ville de Gannat dans l'Allier.

On a vraiment la danse dans l'ADN, alors c'est facile de s'adapter

Esther Adenyo

Danseuse ghanéenne

L'idée de créer cette chorégraphie commune a émergé en 2006, mais c'est seulement cette année que les danseurs se sont rencontrés. "La musique c'est le moteur, après il y a la danse et puis l'amitié, le respect de l'autre et à ce moment la rencontre est facile", explique Stéphane Billard, chorégraphe de Gannat.

Une première fois marquée par la même envie de partager la joie et la fête. "Au début il y a une forme de timidité parce que nos danses sont différentes mais c'était cool", assure Emmanuel Yawson Tengey, chorégraphe du (...)

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Culture : Le Havre, source d’inspiration pour les artistes

Le bord de mer donne des idées aux artistes. Des peintres du XXe siècle comme Raoul Dufy et des artistes contemporains exposent au musée d'art moderne André Malraux de la ville du Havre (Seine-Maritime) jusqu'au 3 novembre 2019.

Il y a 100 ans, l'immensité des plages du Havre (Seine-Maritime) était le modèle des tableaux de Raoul Dufy. Le peintre du XXe siècle a représenté sa ville natale tout au long de sa vie à la manière des impressionnistes et des fauvistes. Avec la couleur bleue, l'artiste trouve son propre style. Après la Seconde Guerre mondiale, il rend hommage au Havre avec sa série des "cargos noirs".

Une ville dédiée à l'art

"On est en quelque sorte sur une déclaration d'amour auprès de sa ville natale qu'il a quittée pour poursuivre ses études en Beaux-arts. Il est évidemment extrêmement peiné après la destruction de la ville du Havre. Il va essayer de participer aux efforts de reconstruction", déclare Bénédicte Marin, médiatrice au MuMa du Havre. Il réalise une affiche pour collecter des fonds en faveur des sinistrés. Un siècle plus tard, la commune inspire toujours autant les artistes. Une sculpture de six mètres de haut trône près de la plage. Une oeuvre réalisée par l'artiste Fabien Merelle pour sa fille. Des œuvres contemporaines qui révèlent la ville sous un autre jour et donnent une autre teinte au second port maritime français.

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« Rock en Seine aborde une petite mutation » : l’un des programmateurs nous décrypte cette 17e édition

Le festival Rock en Seine, c'est dans une semaine. Comment s'est construit cette 17e édition ? Avec quels désirs et quelles contraintes ? Un programmateur nous répond.

Le festival parisien qui clôt la saison mise cette année sur des exclus alléchantes (The Cure, Jorja Smith, Major Lazer, Aphex Twin...) et tente de garder ses bases tout en s'adaptant aux jeunes oreilles. Explications avec le co-programmateur de Rock en Seine Thierry Langlois.

Comment avez-vous imaginé la programmation de cette 17e édition de Rock en Seine ?
Thierry Langlois : Dans un premier temps nous avons surtout cherché des exclusivités. D’où The Cure en concert unique en France cette année. Major Lazer également, mais aussi Jorja Smith dont ce sera la seule prestation dans un festival français cet été. On est vraiment très contents d'avoir tous ces noms ainsi que le légendaire Aphex Twin, qui n’a pas joué à Paris depuis super longtemps. Nous aurons aussi l’avant-première des Royal Blood qui sortiront leur album à l’automne. Tout ça a amorcé la programmation de cette édition qu'on a voulue alléchante, un peu différente.

L’an dernier vous aviez tenté un pari audacieux : programmer un groupe de rap en tête d’affiche en ouverture, et pas n’importe lequel puisque c’était PNL. Un choix très critiqué notamment de la part des tenants du rock à guitares. Comment avez-vous vécu tout cela et quelles leçons en (...)

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